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Updated: December 1st, 2012


Dafoe, J.W. 1935. Canada: An American Nation. New York: Columbia University Press.

Dakhli, L. (2009) “Le multilinguisme est un humanisme.” La Vie des Idées Volume, DOI:

For © purposes, I cannot publish the full paper but click on this link to find the original on La Vie des Idées.

« La langue de l’Europe, a dit Umberto Eco, c’est la traduction ». Dans un essai aux résonances politiques, François Ost prend les armes pour la diversité des langues et leur irréductibilité. La traduction a lieu d’abord à l’intérieur d’une même langue, et doit s’affranchir du mythe de la langue unique.
(…) Mais il ne s’agit pourtant pas d’un traité polémique contre le ‘tout anglais’ qui voudrait prendre la défense des langues minoritaires, comme on en a vu fleurir. C’est une réflexion approfondie sur la (les) langue (s) que notre monde devrait parler pour répondre à notre désir d’universel tout en se nourrissant de nos diversités. Ce paradigme de la traduction a une généalogie que François Ost retrace patiemment, presque pas à pas, de Babel à la question du Droit, des utopies langagières aux exemples d’États multilingues, de la réinvention de l’hébreu à la différence entre langues disparues et langues mortes.
(…) À l’analyse des langues et de leurs vies, il mêle une réflexion sur la norme. Pour sortir de l’alternative entre pluralité chaotique et mythe de l’intercompréhension par l’unicité linguistique, il démontre que la langue une est un appauvrissement, une voie mortelle qu’on la nomme « rectitude linguistique » ou « langue de communication », alors que le chaos multilingue produit des malentendus, voire des impossibilités, euristiques. Il rapproche le rêve de la langue unique de celui du Code unique, de la Loi universelle, tous deux fantasmatiques.
Cette exigence, d’emblée politique, l’éloigne des seules questions linguistiques relatives à la traduction ; elle l’ancre dans une exigence, qu’il applique à nos sociétés modernes et, plus précisément, à l’Europe. Et c’est en cela que l’ouvrage est original. S’il reprend largement des travaux plus ou moins connus sur ces questions, il les remet en perspective de manière méthodique et ordonnée. (…)
(…) En comparant les traductions du mythe de Babel, Ost propose de renoncer à comprendre ce mythe comme une malédiction et d’opter pour une interprétation jubilatoire de la pluralité des langues, sous les auspices de Borges et de Kafka. À la critique de la langue unique se joint celle de la loi unique, les deux utopies étant souvent concomitantes. Le désir d’une langue unique correspond à celui d’un ordre unique, un système juridique de pure logique.
L’objet de Ost n’est pas uniquement la traduction entre les langues, mais la traduction au sein des langues elles-mêmes, leur capacité intrinsèque à dire les choses de mille manières. La traduction devient quant à elle un moyen de connaître sa propre langue, de la sortir de l’univoque, de l’enrichir. (…)
Cette promenade dans les mythes babéliens et post-babéliens incite à postuler le « principe de traduisibilité », en suivant Umberto Eco : croire que « dans n’importe quelle langue les hommes peuvent retrouver l’esprit, le souffle, le parfum, les traces du polylinguisme originel » [1].
La traduction, un art impur
Le cœur de l’ouvrage se centre sur l’opération de traduction, en débutant par un retour sur son sens. L’opération paradoxale de restitution, de translation, de trahison ou de réinvention qu’est la traduction pose moins la question de la fidélité que celle de la responsabilité. « La traduction se trouve en position médiane dans ce spectre des transferts entre la copie servile et la libre adaptation » (p. 129). Ce qui s’y joue, c’est une « échelle des libertés » (…)
La traduction est donc toujours déjà là dans une langue vivante. Et de citer à l’appui de sa démonstration le récent ouvrage de D. Heller-Roazen, pour qui une langue « dure aussi longtemps qu’elle change » [2], mais aussi de célèbres exilés dans leur propre langue comme Franz Kafka, juif sans yiddish, tchèque sans langue tchèque, exilé dans la langue allemande.
(…) Contre le « langage-dictionnaire », Ost choisit avec Eco la « langue-engyclopédie », celle qui ouvre sans cesse sur une pluralité de sens et qui prend le risque du malentendu pour pouvoir s’enrichir.
(…) Ost s’appuie sur le texte de Benjamin (La tâche du traducteur) [4] ; mais il s’en distingue pour refuser la quête de la pureté qu’il considère comme un fantasme « prébabélien ». Il développe alors une séduisante théorie de la traduction comme « érotique », faisant l’éloge des traductions qui « laissent à désirer » (p. 273-274).
(…)La réflexion proprement politique et contemporaine débute alors. « Dans un monde post-babélien, ce ne sont ni les langues ni les savoirs ni les valeurs qui font défaut, mais bien les principes de composition qui puissent les harmoniser et les hiérarchiser. Autrement dit : une capacité généralisée de traduction, si du moins nous nous accordons à rejeter tant l’irréductible dispersion dans une série d’idiomes et cultures mutuellement incommensurables, que l’alignement sur une langue dominante unique qui aurait tôt fait d’étouffer toutes les autres. » (p. 281).(…)L’ensemble de ce qui a été dit sur le métier de traducteur, sur l’opération de traduction, permet de mieux comprendre comment cette éthique peut se poser en « troisième voie entre le langage (et la pensée) unique d’une part et le repli sur les idiomes singuliers de l’autre » (p. 289). Elle implique de reconnaître l’autre en tant qu’autre (et pas alter ego) ; de retrouver l’hospitalité derrière l’hostilité et plutôt que la traditionnelle fidélité attendue du traducteur ; de repenser l’universel (…). Traduire, c’est déjà s’entendre un peu. Cette réflexion morale pousse à son comble l’adage attribué à Umberto Eco : « La langue de l’Europe, c’est la traduction » [5]. Car c’est un adage politique auquel il s’agit de trouver une forme concrète.
Il s’agit alors d’élaborer cette politique. Ost fait une généalogie des rapports entre les États, les langues et la traduction (« la politique de Babel ») : je ne citerai ici que la volonté des révolutionnaires français d’éradiquer les patois (revenant sur leur disposition première qui était plutôt en leur faveur) : « le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton ; l’émigration et la haine de la République parlent allemand ; la contre-révolution parle italien ; et le fanatisme parle basque. » (rapport Barère, 1791). La volonté de rationaliser, de fixer la langue pour fixer la révolution elle-même : corriger les anomalies, rectifier l’orthographe, bannir les exceptions, développer la néologie. Ost s’attarde aussi sur le cas belge, sur la question de la réinvention de l’hébreu et de sa coïncidence avec un projet national, sur le modèle suisse ou celui du Canada… Les développements sur les liens qu’entretiennent la langue et l’identité nationale font réfléchir sur la manière dont on peut lier nation/intégration et langue. L’actualité française est là pour nous rappeler combien les assimilations entre une « identité nationale » et une langue maternelle peuvent devenir des outils de propagande (cf. le projet de débat sur l’identité nationale lancé par Eric Besson ou le Rapport Benisti, plus ancien – 2004, qui faisait le lien entre langue maternelle étrangère et délinquance). Dans la logique de sa conception de la traduction, Ost propose un modèle intégrateur qui se fonde sur la reconnaissance des identités individuelles au sein d’un ensemble national. Il se réfère alors aux travaux de Charles Taylor pour affirmer que si la langue maternelle relève de l’identité individuelle, elle ne peut pas être une simple affaire d’auto-affirmation, mais aussi de reconnaissance extérieure – notamment nationale. Enfin, la réflexion se porte sur l’Europe. Quelle conception de la langue prévaut en Europe ? Si l’on pense la langue comme « un code stratégique de communication », on peut la ramener à un idiome unique, plus simple. C’est rejoindre le combat des révolutionnaires, celui de la clarté, ou, pour être moderne, de la communication. Mais si on pense que la langue ne se réduit pas à communiquer des informations, si l’on pense que la langue même qui sert de médiation s’appauvrit lorsqu’elle devient une langue « de service », alors il faut maintenir vives les langues, c’est-à-dire les maintenir comme langues « de culture ».
La « défense et illustration » de Ost est convaincante. Elle est nourrie d’une réflexion riche sur la langue, sur les territoires, sur les passages entre les langues. Elle est aussi une belle méditation sur l’Europe et son avenir. Elle ouvre enfin sur une réflexion sur la science. Ost aborde en effet la question de la diversité des langues dans la recherche, à laquelle correspond nécessairement la diversité des pensées. (…)  c’est en rendant compte des réflexions de chercheurs anglophones sur l’appauvrissement de leur langue – devenue une « langue de service » – et sur l’homogénéisation de la pensée qui en découle que la démonstration prend toute sa force. Gageons que l’appel ici formulé à une société européenne, mais aussi mondiale, fondée sur la traduction sera entendu et poursuivi.

[1] Umberto Eco, La recherche de la langue parfaite dans la culture européenne, Seuil « Faire l’Europe », 1994
[2] Daniel Heller-Roazen, Echolalies. Essai sur l’oubli des langues, Seuil « Librairie du XXIe siècle », 2007.
[4] Dont il est bon de signaler ici la réédition du commentaire par Antoine Berman sous le titre L’Âge de la traduction. « La tâche du traducteur » de Walter Benjamin, un commentaire, PU Vincennes, 2008.
[5] Un récent ouvrage donne un écho fictionnel à cette formule. Cf. Camille de Toledo, Le Hêtre et le Bouleau. Essai sur la tristesse européenne, Seuil « Librairie du XXIe siècle », 2009. Cf. notamment, p. 171, la dernière partie « L’utopie linguistique ou la pédagogie du vertige ».

Dakhlia, J.(2008. ). Lingua Franca. Histoire d’une langue partagée en Méditerranée, Actes Sud.

ouvrage cité par Dakhli, L. (2009) “Le multilinguisme est un humanisme.” La Vie des Idées Volume, DOI:

Dalby, David. 1969. Patterns of Communication in Africa and the New World: Hans Wolff Memorial Lecture.

Daniel, Dominique. 1996. L’immigration aux Etats-Unis (1965-1995): Le poids de la réunification familiale, Le Monde Nord-Américain. Paris et Montréal: L’Harmattan (Inc,).

Daniel, J.-. (2009). Camus, le sacre. Le Nouvel Obs: 1.

ll est évident que nous allons être de moins en moins nombreux à avoir connu Albert Camus. A l’avoir entendu parler de Sartre et entendu Sartre parler de lui. Comment ne pas accepter d’introduire le dossier que mes amis ont préparé ?

Chaque fois – tous les dix ans depuis 1960 -, j’ai l’impression d’avoir tout dit. Et chaque fois je découvre que j’ai oublié l’essentiel. Aujourd’hui, c’est simple, je crois avoir trouvé chez Camus les vérités dont j’ai besoin en cet automne de ma vie. Le même besoin de révolte contre l’absurde, mais aussi la même aversion pour le désir de révolution. S’y ajoute désormais cette « force de vie » qui, avec la perspective de la fin, conduit à un intense et véritable culte de l’instant. Le sentiment que le corps, chaque fois qu’il est agressé, saura faire naître en lui la convalescence.

AFP
Albert Camus en 1948
Et les souvenirs accourent. Je vois un très beau documentaire sur l’affaire Roman Polanski et j’entends aussitôt la voix de Camus et de Sartre demander à l’écrivain Richard Wright comment on pouvait supporter la justice américaine. Puis ce fut le moment où Sartre entraînait les siens à avoir honte de n’être ni prolétaire ni noir. Où il écrivait que la liberté du colonisé devait passer par l’assassinat du colon. Mais c’était aussi le moment où Camus, qui, lui, était né dans la misère, écrivait :

« A partir du moment où un opprimé prend les armes au nom de la justice, c’est dans l’univers de l’injustice qu’il pénètre. Et c’est là que commence tout le problème.»

Sartre et Camus ! Entre le cinquantenaire de sa mort et le centenaire de sa naissance en 2013, il n’est plus question aujourd’hui que de Camus. Quand ce journal est né, il y a quarante-cinq ans, on doutait que Camus fût un philosophe. Et autour de moi des ricanements ponctuaient mes évocations de l’auteur de « l’Exil et le Royaume » et du « Premier Homme ». On n’a cessé, depuis, de le redécouvrir, et il est devenu un maître à penser avec les études de René Girard et de Paul Ricœur. Lisez plus loin tout ce que nous apprennent André Brink, Zygmunt Bauman et Grégoire Leménager sur son rayonnement mondial. Si j’ouvre un livre de Régis Debray sur la fraternité, c’est un thème camusien que j’y trouve. De même dans le livre d’Alain Finkielkraut « Un cœur intelligent ». Quand Camus dit : « J’ai le sens du sacré mais je ne crois pas en Dieu », il exprime plusieurs générations.

Un mot encore sur ceux qui travaillent sur Sartre et Camus. J’ai trouvé récemment quelque chose qui ressemble à une clé. Vous vous souvenez de la flèche de Sartre dans l’historique conflit sur « l’Homme révolté », quand il écrit : « Eh bien, mon cher Camus, vous nous aurez révélé que Hegel et moi avons quelque chose en commun, c’est le fait que vous ne nous avez lu ni l’un ni l’autre. » Or ce n’était pas vrai. Camus avait lu très attentivement et admiré « l’Etre et le Néant ». Et pour Hegel, s’il n’avait pas tout lu ou même s’il l’avait mal lu, il en avait suffisamment compris le sens profond pour le rejeter. Alors, quand plus tard on lui demande pourquoi il a choisi Kierkegaard, il répond avec force : « Parce que c’est l’anti-Hegel. » C’est une réponse qui mérite qu’on la creuse, qu’on s’y attarde. Parce que pour Hegel, on le sait, « le réel, c’est le rationnel, et l’Histoire, la fille bâtarde de la violence ». Or Kierkegaard, lui, s’indignait que l’on pût emprunter les chemins de la raison pour diviniser l’Histoire, cette « accoucheuse de violence ».

Pour lui comme pour Dostoïevski, la vérité doit être recherchée dans le bonheur, le tourment et la contradiction
Albert Camus, à travers ma fidélité, a accompagné le parcours de ce journal depuis qu’il est né. Deux handicaps, bien sûr : d’abord, il est mort à 47 ans, en 1960, alors que nous ne sommes nés qu’en 1964. Ensuite et surtout, les deux parrains du « Nouvel Observateur » ont été Pierre Mendès France, mais aussi Jean-Paul Sartre. On m’a souvent questionné sur le choix de ce dernier parrainage. Le premier à me poser la question a été Sartre lui-même. Je lui ai répondu qu’il m’avait bouleversé par le texte qu’il avait publié dans « France Observateur » le jour de la mort de Camus. Je lui ai dit qu’à nos yeux il écrasait intellectuellement le siècle. Mais j’ai ajouté que j’étais et que je resterais camusien jusqu’au bout des ongles. Il m’a répondu : « De toute façon, je suis heureux de poursuivre avec vous ce fameux dialogue sur la violence que j’avais avec Camus et que sa mort a interrompu. » Pour moi, j’étais heureux d’être pris pour un héritier.

Après que Sartre avait refusé le prix Nobel, qu’il avait été le glorieux parrain de Mai-68 et qu’on lui avait fait des funérailles qui évoquaient celles de Victor Hugo, on a vu lentement le nom de Camus réapparaître, et d’abord dans nos colonnes, dans les grands débats sur le totalitarisme, sur l’équivalence du nazisme et du communisme, sur les « livres noirs » de toutes les idéologies, sur le débat de Machiavel à propos de la fin et des moyens et, bien sûr, sur la décolonisation, avec l’immense retour du refoulé algérien.

Albert Camus s’est éloigné de «l’Express», où je n’avais pas eu de mal à contribuer à le faire entrer parce qu’il avait compté sur Mendès France et sur lui seul pour résoudre la tragédie algérienne. Le silence qu’il a choisi d’adopter ensuite a pris les aspects d’une rupture, même avec moi. J’en ai souffert. Il a été l’honneur et le soleil de ma jeunesse entre 1947 et 1957. Et quand il a eu le prix Nobel, j’en ai été heureux comme s’il était de ma famille. Je lui ai écrit que mon admiration et mon affection pour lui demeuraient inaltérées et que, chaque fois qu’il avait estimé que j’avais tort, je n’avais plus été tout à fait sûr d’avoir raison. Il est revenu à Paris. J’ai trouvé chez moi un petit mot qui se terminait par cette phrase : « L’important, c’est que vous et moi soyons déchirés. » J’ai eu, depuis, le temps de réfléchir à chacun de ses mots. « L’important », on peut traduire : ce qui est le plus essentiel. « Le déchirement », on peut traduire : le tiraillement entre deux vérités. Cela veut dire que, pour Camus comme pour Dostoïevski, la vérité n’est pas un absolu mais doit être recherchée dans le bonheur, le tourment et la contradiction. En l’occurrence, il concédait que la vérité pouvait ne pas être seulement de son côté. Qu’il la partageait avec moi. Qui peut dire en ce moment, avec ce que vit une Algérie dont tant d’enfants ne songent qu’à rejoindre la France, si la vérité n’était pas à partager entre ses positions et les miennes ?

Daniels, H.A., ed. 1990. Not Only English: Affirming America’s Multilingual Heritage. Urbana, Ilinois: National Council of Teachers of English.

Danley, John (1991), ‘ Liberalism, aboriginal rights and cultural minorities’, ‘Philosophy and Public Affairs, 2 (20), 168-85.

Daoud, Zakya. 1999. Abdelkirm, une épopée d’or et de sang. Paris: Séguier.

cf. dossier et critique dans Cusin, P. (1999). Abd el-Krim, le Mythe du Rebelle. Le Figaro Littéraire. Paris: 3 (17).

Das Gupta, Jyotirindra (1970), Language conflict and national development: group politics and national policy (Bombay: Oxford University Press).

Dasgupta, P. (2012). “La politique linguistique et les langues indiennes moins répandues.” Droit et Cultures 63(S’entendre sur la langue): 127-144.

1993. The Otherness of English: India’s Auntie Tongue Syndrome, Sage Pubns, (17 Feb 1993).

1995. Explorations in Indian Sociolinguistics, Rajendra Singh, Probal Dasgupta, Jayant K. Lele. New Delhi, Sage, 258 p.

Dawkins, J.S. 1988. Challenges and Opportunities: our future in Asia. In Challenges and Opportunities: our future in Asia, edited by E. M. McKay, Asian Studies Association of Australia. Melbourne: Morphett Press.

de Certeau, Michel, Dominique Julia, and Jacques Revel. 2002. Une Politique de la langue: la révolution française et les patois: l’enquête de l’Abbé Grégoire. Paris: Editions Gallimard.

introduction
I- LES CORRESPONDANTS
La diffusion du questionnaire
Sociologie des correspondants
Les Sociétés des Amis de la Constitution
II- LE LIEU DU DISCOURS
L’identité linguistique
Une taxinomie de la distance
“Eux” et “nous”: idiome, patois, etc.
III- UN SAVOIR LINGUISTIQUE
Science et Mythologie
Références érudites
Un corpus littéraire des patois
IV- THEORIE ET FICTION (1760-1780): DE BROSSES ET COURT DE GEBELIN
La généalogie de la production
Le celtique ou l’utopie d’une rationalité
La voix de l’autre
V- LE CYCLE DE LA LANGUE MATERNELLE
Un système de parenté: l’imaginaire familial
Le retour du patois, ou la répétition
Les reliques de l’origine perdue
VI- LE MONDE DE LA VOYELLE
La prononciation
La voyelle, ou la différence
Passions et passivité
VII- DICTIONNAIRES DE LA CAMPAGNE
Un alphabet des choses
Le blasphème et l’obscène
L’agri-culture
VIII- UNE FRANCE SAUVAGE
Le dérapage ethnographique
Une matrice rurale
Tous les hommes sont des hommes
CONCLUSION
Le patois au féminin
Politique et folklore
DOCUMENTS
I- L’ENQUETE GREGOIRE
1- Les réponses à l’enquête
2- Guyenne
3- Dordogne
4- Lyon
5- Bergues
6- Calais
II- COMPLEMENTS ETHNOLOGIQUES ET LINGUISTIQUES
1- Rétif: le patois à Nitry et à Sarcy
2- Un ethnologue dans les Alpes: l’abbé Albert
3- Un précurseur: Oberlin et le patois lorrain
4- Le point de vue fédéraliste
5- Le questionnaire de l’académique celtique (1807)
6- Un repère: l’enquête de Victor Duruy (1864)
III- DOCUMENTS POLITIQUES REVOLUTIONNAIRES
1,2,3. Un dossier alsacien
4. La feuille Villageoise
5- La traduction des décrets: l’entreprise Dugas
IV- Deux rapports révolutionnaires
1- le rapport Barère
2- le rapport Grégoire

de Cortanze, Gérard. 1998. Les Vice-Rois. Arles: Actes Sud.

13: (…) L’Italia farà da se (le prince de Carignan)
30: (…)- Je viens d’adhérer à une société, glissa Manfredo…disons une association…
- pour aider les veuves que tes duels fabriquent chaque semaine?
- Non, non. La Société nationale italienne…Elle est présideée par le marquis Pallavicini et animée par Giuseppe La Farina.
- Alors Cavour n’est pas loin!
- On murmure que Garibaldi pourrait…
- L’exilé sud-américian…Il ne manquait plus que lui!
- La chose est simple: cette société n’a pas créé le sentiment national. Comme tu sais, il existe, toi-même tu…
Ercole Tommaso esquissa un sourire:
-Tu n’as pas écouté ce que je viens de…
Manfredo lui coupa la parole amicalement, et poursuivit son “boniment”:
- Je continue. Notre société, donc, se contente, disons, de l’administrer. Nous n’arriverons à rien sans l e ralliement de la bourgeoisie modérée. Quand je suis entré, tu m’as posé une question:”Quelle nouvelles de Turin?” Et bien, je vais te répondre: Turin s’italianise. Dans les salons littéraires, le toscan commence à remplacer le français, les cours de littérature de Francesco De Sanctis, le Napolitain, sont pleins à craquer…Quant au gouvernement, je sais bien que cela ne te plaît guère, mais les Piémontais y sont en minorité.
Ercole Tommaso releva la tête, dégageant, dans un mouvement de dénégation, son profil soutain hautain et distant:
- Foutaises, mon cher gouverneur! de la poudre aux yeux!
- De la poudre aux yeux? Pourquoi nies-.tu la réalité à ce point, Ercole? Pietro Paleocapa est vénition, Luigi Carlo Farini est bolonais, Gabriel Casati est lombard, Francesco Arese est milanais. Turin n’appartient plus aux Piémontais. Turin est en train de devenir la métropole morale et patriotique de l’Italie de demain.

de Swaan, Abram. 2001. Words of the World, Cambrige, 2001. Cambridge: Polity Press,

L’ouvrage comprend une importante bibliographie dans laquelle sont notamment cités les travaux antérieurs de l’auteur.(cité par Cassen, Bernard. 2005. on peut déjà se comprendre entre locuteurs de langues romanes:Des confins au centre de la galaxie. Le Monde Diplomatique (Janvier 2005):22.)

(2005). Utiliser l’instrument de l’anglais sans se noyer dans sa culture. Le Temps, 13 septembre 2005.

L’Union européenne dispose d’une monnaie unique, mais quid d’une langue unique? Il est d’usage que la langue nationale de chaque pays membre devienne l’une des langues officielles de l’UE. Même le gaélique, qui n’est parlé en Irlande que par une petite minorité, s’est récemment vu octroyer ce statut officiel.

Ce statut égalitaire de toutes les langues de l’UE es tla conséquence directe de l’égalité formelle des Etats membres devant les traités fondaterurs. La rédaction des lois dans la langue de chque pays où elle s’appliquent est aussi une question de principe démocratique.
Mais ce rôle protecteur de la diversité linguistique de l’UE ne peut cacher la ruée vers l’anglais qui est en train de se produire. Plus le nombre de langues augmente, semble-t-il, et plus l’anglais est présent. Pourtant, la Commission européenne encourage encore les jeunes Européens à apprendre autant de langues différentes que possible. Il serait fatal politiquement de reconnaître la réalité de la situation, même si la politique officielle ne fait qu’augmenter les risques que les Européens, après tous ces efforts, ne se comprennent toujours pas les uns les autres.
Une telle issue est assez improbable, mais c’est uniquement parce que le problème linguistique de l’Europe est en bonne voie de se résoudre tout seul. Dans toute l’UE, tout comme dans beaucoup de pays du monde, du sous-continent indien à de grandes parties de l’Afrique, les communications intermationales se font de plus en plus en anglais.
Evidemment, dans les réunions publiques et les cérémonies des institutions de l’UE, l’intermprétation et la traduction doivent être disponibles de façon égale, au moins en principe, de toutes les langues vers toutes les autres. Chaque jour, des centaines d’interprètes sacrifient à ce noble précept et des millions de pages sont traduites chque année afin quele citoyens de l’UE puissent en consulter les lois dans leur propre langue.
L’UE a énormément investi au départ dans le développement de la traduction automatique, mais a pratiquement abandonné ce projet. En conséquence, la traduction et l’interprétation procèdent de plus en plus en deux étapes, d’une langue peu utilisée à une demi-douzaine de langues “relais” et de là à d’autres langues plus rares. Cela économise des ressources, mais implique une perte de sens considérable.
En revanche, lors de réunions moins formelles organisées dans les arrières-salles désormais sans fumée pour des participants moins prestigieux, le nombre de langues parlées est de plus en plus limité.
Lorsque les fonctionnaires de l’UE se rencontrent ou élaborent des documents internes, ils n’utilisent que les “langue de travail”: le français, et, le plus souvent, l’anglais. L’allemand, langue maternelle la plus parlée de l’UE, fait à peine une percée. Les représentants peuvent demander une interprétation dans leur langue maternelle, mais il est fort probable qu’une proposition visant à limiter le budget traduction de chaque pays soit bientôt adoptée.
La prédominance del’anglais est encore plus prononcée dans les communications entre citoyens de l’UE, car c’est la première langue étrangère dans tous les pays de la “vieille Europe”. Parmi les nouveaux membres de l’UE, l’anglais supplante rapidement le russe en tant que langue étrangère la plus utilisée.
En effet, 9 écoliers del’UE sur 10 apprennent l’anglais aujourd’hui. Environ la moitié apprennent le français, un quart l’allemand et un huitièmel’espagnol et ces chirffres sont en baisse malgré tous les efforts de la Commission, car les étudiants ont tendance à choisir la langu étrangère qu’ils estiment être la plu parlée et étudiée par les autres.
Cette démarche peut se comparer à la sélection d’un standard en matériel électronique de consommation courante. Les consommateurs ont tendance à choisir le standard (VHS, Windows, DVD) dont ils pensent qu’il dominera les autres, contribuant ainsi à son succès. L’anglais semble à présent avoir atteint un point de non-retour dans son expansion mondiale accélérée, rivalisant avec les langues nationales dans des domaines aussi variés que la musique populaire, les transports, internet, le secteur bancaire, le cinéma et la télévision, la science et le sport.
Bien que la présence et la pression de l’anglais aient un impact frappant sur le vocabulaire de langues natioanles, la syntaxe, la grammaire et la prononciation restent presque totalement indemnes. A l’inverse des langues indigènes qui ont été évincées par les colonisateurs européens, les langues officielles de l’UE sont “robustes”: elles sont équipées de grammaires, de dictionnaires, d’archives, de bibliothèques et de facultés de langue. Elles disposent de littératures vieilles de plusieurs siècles, et, surtou, elles sont bien gardées par des Etats forts.
En conséquence, langlais ne marginalisera pas si facilement les langues européennes, même après qu’une grande majorité de la population l’aura appris. Mais l’anglais et les langues nationales ne peuvent coexister qu si l’Etat protège la langue indigène et que le citoyens ne laissent pas la langue de Shakespeare accaparer tous les domaines de prestige.
Certes, la diversié de l’Europe est innée, mais son unité reste à faire. L’engagement dans l’intégration européenne nécessite une langue commune: c’est l’anglais. Le défi, pour l’Europe, consiste à l’utiliser comme instrument, tout en évitant de se noyer dans les cultures américaines et britanniques.
© Project Syndicate/ Institute for Human Sciences 2007

De Varennes, F. (1996). Language, Minorities and Human Rights. The Hague, Martinus Nijhoff Publishers.

cité dans Varennes (de), F. (1999). Les droits de l’homme et la protection des minorités linguistiques. Langues et Droit: Langues du droit, droit des langues. H. Guillorel and G. Kouby. Bruxelles, Bruylant: 132 et l’extrait suivant p. 137
248: Where a state provides public education, the prohibition of discrimination also imposes generally a duty to offer instruction in the languages spoken by its population to a leverl that roughly corresponds to the number of speakers of a language. This is the so-called sliding-scale model. Once again, this approach is linked to the advantages derived from being able to use one’s primaray language. Children are clearly disadvantaged, or do no receive the same benefit, if some are not educated in the language with which they are most comortable. It then becomes a matter of determining if a state’s conduct is a reasonable measure when considering the degree of disadvantage, the goals of the state’s policy, the number of individuals adversely affected, etc.
Because of the eed to balance the various rights and interests involved, and because of the ultimate aim of attaining factual as well as legal equality, the prohibition of discrimintation in public education can never be invoked in an attempt to deprive children the benefits of learning the official or majority language of the state in which they live. This means that even though the prohibition of discrimination may call for the use of a non-official or minority language as the exclusive or quali-exclusive medium of instruction in appropriate circumstances, it cannot be used to support an educational policy which would isolate these individuals in “linguistic ghettos” and exclude them completely from other benefits that may only be available in the official or majority language. In other words, all individuals should at least have the opportunity to learn the official or majority language, even if the mdidum of instruction in public schools is different.

____(1999). Les droits de l’homme et la protection des minorités linguistiques. Langues et Droit: Langues du droit, droit des langues. H. Guillorel and G. Kouby. Bruxelles, Bruylant: 129-141.

129 (Introduction): Depuis quelques années, une série de déclarations et de traités contenant des dispositions et des principes au niveau des “droits linguistiques” a fait son apparition sur la scène internationale et européenne afin de répondre au problème des minorités.
(…)ces divers documents semblent unanimes pour dire que les droits des minorités n’impliquent pas des droits collectivs, ou même de “droits spéciaux”. Il s’agit carrément de droits individuels. (qui) sont tout simplement des droits de l’homme traditionnels comme la liberté d’expression, la non-discrimination et le droit à la vie privée.
(Les droits des minorités linguistiques). (Il y a) depuis les années 80 un mouvement vers une plus grande reconnaissance et protection juridique des minorités.
130: FdV dresse la liste des documents récents:Charte européenne des langues régionales ou minoritairesI
130-131: Un consensus semble se dessiner quant au contenu des mesures pour la protection des minorités linguistiques. Aucun traité ne reconnaît un droit à la langue “collectif” dans les rapports entre individus et autorités administratives (…): “il n’existe un droit d’utiliser une langue minoritaire que dans les aires géographiques d’impantation substantielle ou traiditonnelle des personnes appartenant à des minorités nationales “dans la mesure du possible” (Conseil, d. l. E. (1992). Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, parag. 16 (2).)
131 (également repris p. 135 et complété cf. CAPS:(….) reconnaissance que lorsqu’il existe un nombre suffisant de locuteurs dans un terrirtoire donné, l’Etat doit s’assurer que les autorités administratives sont en mesure d’utiliser la langue minoritaire dans leurs rapports avec ces personnes selon le degré d’utilisation de la langue justifié par les circonstances.
La plupart des ces doncuments contiennent donc des dispositions identifiant de manière plus ou moins explicite les droits suivants:
droit de publier ou d’afficher dans une langue minoritaire dans les activités privées; LIBERTE D’EXPRESSION
droit d’utiliser une langue minoritaire dans des écoles privées; ART. 27 DU PACTE INTERNATIONAL DES DROITS CIVILS ET POLITIQUES ET DISPOSITIONS ANALOGUES
droit d’utiliser un alphabet minoritaire (cyrillique, grec, etc) dans les activités privées;LIBERTE D’EXPRESSION
droit de publier ou de diffuser dans une langue minoritaire dans les média privés LIBERTE D’EXPRESSION
droit de choisir un nom et un prénom dans la langue de son choix; DROIT A LA VIE PRIVEE OU FAMILIALE
droit à des écoles publiques où l’enseignement est offert dans une langue minoritaire, en partie ou en totalité, là où le nombre le justifie, avec néanmoins l’bligation de chacun d’apprendre la langue nationale ou officielle de l’Etat; NON-DISCRIMINATION
doit à des services publics ou administratifs dans une langue minoritaire là où une minorité constitue un pourcentage “substanciel” de la population; NON-DISCRIMINATION
132: CHAP. 3: DROITS DE L’HOMME ET MESURES VISANT LA PROTECTION DES MINORITES LINGUISTIQUES
Ces droits ou mesures pour la protection des minorités linguistiques sont donc apparus progressivement en Europe et aux Nations Unie depuis une vingtaine d’année. Il existe d’ailleurs, en plus de ces traités ou documents universels et régionaux, un nombre très élevé de traités bilatéraux ou régionaux conenant des dispotions et des droits fort semblables à ceux qui viennent d’être énumérés (cf.Varennes (de), F. (1996). Language, Minorities and Human Rights. The Hague, Martinus Nijhoff Publishers.)
(…) il faudrait toutefois éviter de donner l’impression que ces droits constituent en quelque sorte une nouvelle génération de droit ou un phénoène qui n’ait iren à voir avec les droits de l’homme dits traiditonnels. Au contraire, les droits des minorités antionales dans le domaine linguistique mettent en cause des droits civils ou politiques tout à fait traditionnels.
134:(Droit d’afficher dans une langue minoritaire: )ce domaine d’utilisation de la langue relève en réalité de la liberté d’expression, comme l’a reconnu d’ailleurs le Comité des droits de l’homme des Nations Unies en 1995 ( Ballantyne, Davidson et McIntyre c. Canada.)
Il en est de même pour ce qui est du droit d’avoir un nom et un prénom dans sa langue minoritaire.
Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a confirmé que ce droit est en réalité une des composantes du droit à la vie privée et familiale, droit individuel reconnu dans le Pacte international des droits civils et politiques (Coeriel et Aurik c. Pays Bas, Comité des droits de l’homme des Nations Unies, communitcation no 453/1991, 31 octobre 1994)
135: Nous sommes donc les témoins en droit international nom pas de l’émergence de nouveaux droits collectifs ou culturels, mais d’une tentative de clarification de la nature et de l’étendue des droits de l’homme traditionnels affectant les minorités.
….divers traités et autres documents portant sur les droits des minorités apportent un peu d’ordre à la panoplie de droits de l’homme ayant un effet au niveau linguistique.
136: (…) l’interdiction de discrimination fondée sur la langue ne signifie pas qu’un état ne peut pas privilégier une langue par rapport à d’autre, comme c’est le cas lorsque l’Etat choisit une seule langue officielle. Un état ne pourrait jamais être tenu de mener la totalité de ses activités dans toutes les langues parlées par les personnes qui vivent sur son territoire.
(…) en utilisant une seule langue dans les écoles pulbiques, les services publics, les activités administratives, ou en prescrivant la langue à utiliser lors des procès un Etat fait une distinction fondée sur la langue.
(…)bien que les inconvénients linguistiques existent réellement pour certaines personnes, l’application correcte de la non-discrimination ne garantit pas la possibilité ou l’objigation d’utilisation de la langue privilégie de chaque individu par les pouvoirs publics.(cf. Varennes (de), F. (1996). Language, Minorities and Human Rights. The Hague, Martinus Nijhoff Publishers.)
137: se cite Varennes (de), F. (1996). Language, Minorities and Human Rights. The Hague, Martinus Nijhoff Publishers. p. 248
138:L’Etat qui ne veille pas à l’application des droits en matière linguistique identifiée ici, peu importe qu’ils soient décrits comme étant de traditionnels droits civils ou politique, ou plutôt comme des droits visant la protection des minorités, risque fort de voir natire un conflit sur son territoire, comme ce fut le cas avec le Sri Lanka, la région de TGransnistrie, ou le Kosova. En d’autres termes, si les droits de l’homme mettant en cause les caractéristiques des membres d’une minorté particulièrement nombreuse sont respectés comme l’exigent les droits del’homme et les divers documents européens et internationaux sur les minorités clarifiant ces droits, il existera un équilibre raisonnable et justifié tenant compte de tous les intérêts en cause qui accroiîtra les chances de coexistence paisible.
139: (…) il est indéniable que là où existe une minorité représentant un pourcentage important de la population nationale, une politique d’unilinguisme aura des effets néfastes au niveau des possibilité d’emploi et du sentiment d’appartenance et d’allégeance chez certains membres de cette minorité
140: cf. Senghaas, D. (1993). Les conflits ethniques ou le retour des nationalismes. Guerre et paix: la prévention des conflits en Europe. Union de l’Europe Occidentale. Paris, Institut d’Etudes de sécurité.

note: for this author check the full references and notes under Bibliography (V) according to French standards;-)

(2010). Closing Keynote. “Language, Law and the Multilingual State” 12th International Conference of the International Academy of Linguistic Law Bloemfontein, Free State University.

(2010). One people, One language? The response of International law to the multilingual state.  . “Language, Law and the Multilingual State” 12th International Conference of the International Academy of Linguistic Law Bloemfontein, Free State University.

(2012). “Langues officielles versus droit linguistiques: L’un exclut-il l’autre?” Droit et Cultures 63(S’entendre sur la langue): 33-50.

De Vries, John. 1985. Some methodological aspects of self report questions on language and ethnicity. Journal of Multilingual and Multicultural Development 6:347-68.

Debray, Régis. 2000. Sus aux Clochers! La nation n’a plus besoin de hussards: Ce n’est pas une raison pour la réduire à une France du chacun pour soi, où les racines prennent le pas sur les valeurs. L’Express, 13 juillet 2000, 58-59.

Decraene, Philippe. 1981. Interview d’Amadou Hampate Ba. In Entretiens avec Le Monde, edited by J. Meunier. Paris: Editions La Découverte/ Le Monde.

179: …il y a une coupure totale entre la population africaine de base et l’administration moderne. Presque toujours, celle-ci est une copie, une parodie, de l’administraiton des colonisateurs ou, plus généralement, des Occidentaux. C’est pourquoi elle ne répond pas aux raélités fondamentales de la masse africiane et ne p eut résoudre ses problèmes.
“Je me prends, parfois, à rêver d’Etats africains o?u les Assem blées nationales modernes, chargées de régler les problèmes globaux, seraient doubées d’une sorte de “conseil des vieux” où siègemeaient les traditionalistes reéprésentant les différentes ethnies, hommes au fait des réalités coutumières locales, possédant l’expérence de la vie et des relations humaine.
180: Je constate surtout un profond décalage entre les mots et la réalité. On chante l’unité sur tous les tons, mais que fait-on pour la réaliser concrèteemnt ? est-il normal que des Africains s’expulsent les uns les autres de leurs territoires respectifs? Est-il normal d’être obligé de montrer passemport et visa pour saller d’un pays à un autre, alors que, jadis, avant et même pendant la colonisation, on pouvait circuler librement, du mins très facilement d’jne région à une autre?

“A la vérité, le concept de “nation” est un concept moderne, d’importation occidentale. L’afrique a connu des Etats, des royaumes, des empires, mais pas de “nation au sens géographique et moderne du mot. Les grands ensemb les dont on se réclamait et auquels on se sentait appartenir étaient les ethn ies. Celles-ci, souvant mouvantes, pouvaient recouvrir de vaste territoires. Un Peul du Macina pouvait partir en Côte d’Ivoire. Il y retrovait d’autres Peuls et se sentait en famille. Un Sénourfo de Côte d’Ivoire venant au Mali y retrouvait les siens.l Chaque grande ville comportait des quartiers consacrés aux différentes ethniqes, de sorte que le voyageur était sur de toujours y retrouver ses fr^reres.

181: L’idéal (…) serait une sorte d’”Etat d’ethnies unies” pù chaque ethnie conserverait ses particularités, ou ses problèmes internes seraient réglés par les lois coutumières, tandis qu’une loi génrale valable pour tous maintiendrait l’harmonieux fonctionnement de l’ensemb le.

182: ..la difficulté est que l’Afrique ne peut pas vivre sa vie sans tenir compte des contingences internaitonales; aucun pays ne le peut plus, d’ailleurs, dans le monde d’aujourd’hui. Nous sommes outs interdépendants., la rpvision du départ, comme la révision de la marche, doit être universelle et non pas réservée à la seule Afrique. C ‘est un problème mondial.
En fin de compte, je me demande si c’est l’Afrique seulement qui est mal partie, ou plutôt si ce n’est pas la modernité toute entière qui est mal partie.

DEET. 1991. Australia’s Language: The Australian Language and Literacy Policy. Canberra: Department of Employment, Education and Training.

Déguinet, Jean-Marie. 1999. Mémoires d’un Paysan Bas-Breton. Translated by Bernez Roux. 14 ed. Ar Releg-Kerhuon: An Here.

Delafenêtre, David G. 1997. Interculturalism, Multiracialism and Transculturalism: Australian and Canadian Experiences with Multiculturalism and Its Alternatives in the 1990s. Nationalism & Ethnic Politics ( 3.1).

The purpose of this journal is to explore the varied political aspects of nationalism and ethnicity in order to develop more
constructive intergroup relations. It contains both case studies and comparative and theoretical analyses. It deals with pluralism,
ethno-nationalism, irredentism, separatism, and related phenomena, and it examines processes and theories of ethnic identity
formation, mobilization, conflict and accommodation in the context of political development and ‘nation-building’. Nationalism
& Ethnic Politics compares and contrasts state and community claims, and deals with such factors as citizenship, race,
religion, economic development, immigration, language, and the international environment.
Nationalism & Ethnic Politics is open to a variety of approaches and its articles reflect a variety of political science
orientations, ranging from ‘grand theory’ to ‘nominalist’ and from ‘primordialist’ to state-centred approaches.

Delbecq, Denis. 1998. UNL, un nouvel Esperanto pour le Web. Le Monde Interactif (Samedi 5 Décembre 1998).

L’ONU a lancé en 1996 un vaste programme de recherche pour la mise au point d’un “langage universel
de réseau”, permettant de traduire un texte en toutes les langues. Les efforts des 17 équipes du monde
entier commencent à porter leurs fruits.

L’Union Européenne opte pour les systèmes “classiques”, les espions préfèrent l’UNL:La commission européenne cherche depuis longtemps à se doter des outils informatiques les plus précis possibles pour accélérer la transcription de ses documents dans les onze langues officielles de l’Union. En matière de directives ou de compte-rendu de débat, la moindre erreur est intolérable.Seuls les systèmes de traduction de langue à langue sont utilisables dans ce type de documents, associés à la compétences d’interprètes professionnels. La commission ne participe donc pas au projet UNL, et a préféré passer un contrat avec la société française Systran, poids lourds de la traduction automatique. “Il suffit parfois d’ajouter 20 mots à un dictionnaire pour modifier en profondeur le résultat d’une traduction”, souligne Mathieu Nicodeme, responsable des ventes chez Systran. “Avec un dictionnaire trop pauvre, Bill Gates sera traduit par facture de portes “. Les chercheurs consacrent donc l’essentiel de leur temps à enrichir les dictionnaires et à préciser le contexte d’utilisation des mots.
En revanche, les professionnels de de la veille économique et de l’espionnage s’intéressent d’abord au sens global qui se dégage des document analysés. Il s’agit pour eux fois de traiter le plus grand nombre de fichiers possibles, afin de repérer ceux qui présentent de l’intérêt. Une fois cette sélection établie, les documents sont confiés à des traducteurs humains, qui vont les traduire
en détail. Aujourd’hui, les militaires et autres oreilles indiscrètes utilisent encore des outils dérivés des programmes de traduction de langue à langue, mais nul doute que l’UNL éveille déjà leur curiosité.

Pour comprendre le langage UNL Universal Network Language est un principe de codage du sens des textes, comme le HTML est utilisé pour leur apparence.Son principal avantage est de
réduire le nombre de dictionnaires à créer à un par langue “parlée”. Les systèmes de traduction automatique du commerce obligent à créer un dictionnaire pour chaque combinaison de langues. Les chercheurs espèrent en faire un HTML du sens et briser enfin les barrières linguistiques sur le réseau.

En savoir plus:

Le GETA-CLIPS
L’université de l’ONU
La traduction automatique sur Altavista

Le site de Systran: Quel internaute ne s’est jamais retrouvé frustré et impuissant devant une page web en russe, en japonais ou en allemand ? Aujourd’hui, malgré la prédominance de l’anglais, les barrières linguistiques entravent de facto la libre navigation sur le Web. En ce qui concerne l’aspect des documents affichés sur le Web, le monde entier s’est mis d’accord sur une codification unique, reposant sur le langage HTML créé au début des années 90 au CERN de Genève. En revanche, rien n’avait été prévu pour la codification du langage. Depuis 1996, l’Organisation des Nations Unies a décidé de s’atteler au problème en lançant un vaste programme de recherches visant à créer un “langage universel de réseau” (UNL, Universal Network Language) capable de coder le sens, et non plus la forme, des documents, tout en respectant la diversité des traditions linguistiques.

De nombreux systèmes de traduction automatique sont déjà disponibles dans le commerce. Certains sont directement accessibles sur Internet, ce qui permet de traduire automatiquement un document trouvé sur le réseau. Mais tous ces outils, qui reposent sur des dictionnaires de traduction ayant demandé des années de travail, permettent de traiter seulement deux langues à la fois. Selon Gilles Serasset, responsable du volet français du projet UNL au groupe d’études pour la traduction automatique (GETA-CLIPS) de l’Institut d’informatique et de mathématiques appliquées (IMAG) de Grenoble, ils soulèvent d’innombrables difficultés. “On dispose aujourd’hui de dictionnaires capables de traduire de l’anglais vers six autres langues, (français, allemand, espagnol, italien, japonais et russe) mais pas par exemple entre l’espagnol et l’allemand. Il faudrait 15 dictionnaires supplémentaires pour couvrir l’ensemble des combinaisons possibles avec 7 langues.
Sachant qu’il a fallu 25 ans pour les 6 premiers dictionnaires, je vous laisse le soin de calculer le temps nécessaire pour y parvenir”. Nikolai Puntikov, qui dirige l’une des deux équipes chargées par l’ONU de la langue russe, a calculé de son côté qu’il faudrait “plus de cinquante mille dictionnaires pour gérer toutes les combinaisons des langues parlées sur la terre “.
Repenser la traduction; Le projet de l’ONU pose le problème d’une manière radicalement différente. L’UNL que dix-sept équipes de chercheurs ont commencé à bâtir, est un “langage-pivot” débarrassé de toutes les ambiguïtés des langues traditionnelles. Il peut ainsi servir d’intermédiaire à toute traduction entre deux langues quelles qu’elles soient. Les scientifiques ont d’abord défini un canevas de “mots universels” empruntés pour l’essentiel à l’anglais, accompagnés de commandes permettant de décrire le contexte et les relations entre ces mots. Les pronoms et articles sont oubliés, pour simplifier au maximum: “plutôt que de représenter la spécificité de chaque langue, on essaie de représenter ce qui est commun aux langues traitées”, explique Gilles Serasset. Ce qui traverse la barrière du multilinguisme, c’est en général le sens de l’énoncé de départ. UNL n’a pas pour vocation de représenter toutes les subtilités d’une langue, mais de véhiculer grossièrement son sens “. Le projet UNL exclut donc par avance les grands textes littéraires, la poésie, mais aussi les traités internationaux, qui ne supporteraient pas une analyse “grossière”.

A présent que l‘UNL existe dans ses grandes lignes, la traduction d’un texte codé vers une “vraie” langue ne pose plus de difficulté majeure. La plupart des équipes disposent aujourd’hui d’outils de démonstration opérationnels. En France, seuls 10% des 300 000 mots universels disposent pour l’instant de leur équivalent en français, ce qui, selon Gilles Serasset “représente l’essentiel du vocabulaire courant”. Son collègue Pushpak Bhattacharya de l’Institut indien de technologie de Mumbai, souligne les difficultés propres à la conversion en hindi: “notre langue est dotée de règles qui gouvernent le choix des prépositions en fonction du nom ou du verbe, et permettent de gérer la complexité morphologique. Nous avons aujourd’hui mis au point plus de 1.500 règles nécessaires à la conversion d’UNL vers l’hindi “.

Passer d’une langue à UNL: pas si simple: En revanche, la procédure inverse, la conversion d’une phrase en UNL, reste un casse-tête pour les chercheurs. Pas question d’appliquer une automatisation brutale, il faut assister la conversion en UNL de manière à supprimer toute ambiguïté. Ainsi, la phrase “Ronaldo a marqué de la tête dans l’angle gauche du but” comporte des termes équivoques, notamment “marqué” et “but”, qui ont plusieurs sens. Pour résoudre cette difficulté, les chercheurs envisagent plusieurs solutions. L’outil d’aide à la conversion peut par exemple entamer un dialogue avec le système de traducteur ” Qui a fait quoi? Ronaldo a marqué. Qu’a-t-il marqué ? Un but. Avec quel instrument? La tête…: “L’auteur doit passer du temps à aider la machine “, reconnaît Gilles Serasset, mais selon lui, le jeu en vaut la chandelle, car”en contrepartie, le texte pourra être diffusé aisément dans de nombreuses langues”. Il n’est pas exclu que l’on parvienne à mettre au point des outils de saisie cachant la complexité du langage UNL, comme les éditeurs de pages web actuels, qui masquent le langage HTML. Gilles Serasset se veut optimiste: “on peut imaginer que nos enfants, qui manient l’outil informatique en virtuoses, sauront communiquer avec des correspondants du monde entier, en utilisant des outils adaptés “. Déjà, la mise au point d’un langage permettant de stocker les textes sous une forme universelle ouvre un champ infini d’applications: “imaginez par exemple que les moteurs de recherche sur Internet comprennent un langage universel. L’utilisateur pourrait définir le véritable sens de sa requête, et le résultat serait plus pertinent qu’avec de simples mot-clés”. Il imagine aussi que les pages Web et les documentations de logiciels soient créées directement en langage UNL, ou que soient mis en place des systèmes de traduction automatique du courrier électronique. Rien à attendre en revanche de l’UNL en matière de communication orale. Le langage n’étant pas linéaire, et il est impossible à un humain de le parler.
L’UNL, langue évolutive, est désormais figé pour un an: une mesure indispensable pour que toutes les équipes progressent en parallèle. La première phase du projet vise la réalisation pour l’an 2000 d’outils de conversion et de dé-conversion en 12 langues: allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, français, hindi, indonésien, italien, japonais, portugais et russe. Viendront ensuite le thai, le swahili, le letton et le mongol. L’ONU espère avoir couvert l’ensemble des langues officielles de ses Etats-membres d’ici à 2005. En Russie, Nikolai Puntikov prévoit l’ouverture de sites Internet de démonstration dès janvier prochain. Ses homologues espagnols espèrent disposer d’un programme de qualité “commerciale” dès l’année prochaine” Nous avons résolu 90% des problèmes grammaticaux liés à la conversion”, affirme Jesus Cardeñosa, de la faculté d’informatique de Madrid. Parallèlement, d’autres chercheurs commencent à réfléchir à la définition d’une grammaire universelle (UG, “universal grammar”) qui viendra compléter l’UNL: “Elle tentera à dégager les points communs des grammaires de chaque langues “, explique Takenori Makino, le responsable du projet basé à l’université de Toho au Japon.

Un projet en danger. Difficile de savoir quand ces projets se concrétiseront sur le Web. Gilles Serasset semble inquiet sur la poursuite des financements: “la contribution française à UNL se résume à six personnes, dont une seule à plein-temps, alors que notre laboratoire pourrait apporter beaucoup plus au projet que la simple mise au point des outils pour la langue française”. Par ailleurs, la part de l’ONU à cet effort de recherche global étant tombée cette année de 50 à 30%, de nouveaux financements sont indispensables. Dans un document rédigé en septembre Christian Boitet, patron du GETA-CLIPS, s’inquiète de la diminution des fonds venant du Japon, dûe la crise qui frappe l’Asie: “Il faudrait partout trois à cinq fois plus de monde, pour avancer assez vite et pour éviter que Microsoft, ou d’autres, ne finissent par tout reprendre et revendre, alors que nous visons une utilisation ouverte, du type de ce qui se fait avec les serveurs et les navigateurs Internet”

Dempsey, Hugh. 1986. The Blackfoot Indians. In Native Peoples: the Canadian Experience, edited by B. Morrison and W. R. Toronto: McClelland & Stewart.

Denutte, Alexandre. 1994. L’enseignement immersif au Canada et ses applications. Dir. M.P. Gautier, Département d’Etudes Anglophones et Nord-Américaines, Paris 4 Sorbonne, Paris.

Dervez, L. (2012). Keynote Address. I. Day. Los Angeles, Benjamin Barber.

It’s time to make the two nations to form one people, to initiate interdependence. Unless we work together, we won’t solve our World problems. Some Charles Dickens quotations could have been written today.
Quotations of Giorgio Napolitano at NYC: “We have to precommit ourselves to the idea that terrorism is here to stay, especially against the US”.
Stay engaged, fix what’s broken and build secure future.
A migration reform is needed.
You have to be Americans if you want to help the Mexicans. We have to recognize our naitonality first, then work on our identity
How can we work to make this place a better place? Unless we have this generosity to give support to the other, we won’t solve the major world issue facing us.

Descola, Philippe. 1996. Commentaires sur l’écriture de l’ouvrage Les lances du Crépuscule.: Troisième cycle Romand de Sociologie.

La question préforme la réponse, donc il vaut mieux s’abstenir de poser des questions.

Détienne, M. (2000). Comparer l’incomparable. Seuil

Cité par Dakhli, L. (2009) “Le multilinguisme est un humanisme.” La Vie des Idées Volume, DOI:

Deumert, A. and Y. Klein (2012). Marginal Diversities and Digital Conormities: the structure of Multilingual performances. Languages in the City. Berlin, 2012.

Individualization: creativity and play
Digital performances.
cf. A linguistics of particularity, Johnstone, 2000
sms language, netwspeak, a new medialect, Teslexe
translocal English-linked normativities are visible numerous websites
Digital arabic in Cape town
Muslems arrived in the 17th century, local mosks and madrassas
Although it’s a highly visited part of CT, it counts for less than 10% of its population
Historically, Africaas was predominant. Today, it’s English
Moslems were historically classivied colored.
Strong identificaiton with Arabic is predominant within the moslem community.
thre option for writing arabic:
Arabic script,
Roman Alphabet,
ascii-ized arabic

indexical field (Eckert 2008)
emblematic, symbolic resource, primary indeixcal field, mobile resources
New diversity only become intelligible i we also understand the board conformity from which they arise
A linguistics of particularity is always also a linguistics of generality.

Deutsch, Martin. 1967. The disadvantaged child. New York: Basic Books.

Devonish, Hubert (2012), ‘Stop Demonising Patois -From A Semi-Lingual To A Bilingual Jamaica’, The Gleaner, 26 Aug.

link provided thanks  to a posting of David Leonardo Garcia Leon, Member of SLonFB, in November 2012

(Guest Columnist)
The minister of education is reported in The Gleaner of August 22, 2012 as lamenting the fact that in the CSEC English A examination, Jamaican students fell woefully short in critically assessing a passage. He suggests that too much emphasis has been placed on memorisation. Correspondingly, he feels, too little attention has been given to the higher forms of intellectual activity, analysis and critical thinking.

When one has difficulty understanding and processing information, one memorises it. In the Jamaican situation, what stands in the way of understanding and processing knowledge and information presented in English is the language barrier. Most Jamaicans, be they adults or children, are native speakers of Jamaican, a Creole language with a grammatical structure which is quite distinct from English.

In recent days, a wide range of voices, from the principal of Campion College to the president of the Jamaica Teachers’ Association, are proclaiming a self-evident fact: that English is not the native language of the vast majority of Jamaicans. They state that Jamaican/Jamaican Creole/Patwa/Dialect is.

A visitor from Mars would think that these proclamations are the result of some new situation that has developed. In fact, this has been the state of affairs from the 17th century. And, for the record, the native speakers of Jamaican were never restricted to the black and oppressed masses. British visitors to the island in the 18th century bemoaned the speech of the white daughters of plantation owners, their drawl and their use of good old Jamaican words such as ‘nyam’ (eat) and ‘bobi’ (breast) at the dinner table.

INCREASING ACCEPTANCE

So, what then is new? There is an increasing acceptance of Jamaican as a language in its own right. In a 2005 National Language Attitude Survey of Jamaica, more than 80 per cent considered Jamaican a language, and roughly 70 per cent wanted to see it used as a language of instruction and literacy in schools alongside English. This same number wanted it recognised as an official language in addition to English.

The ordinary folk are way ahead of the chattering and scribbling classes who so frequently speak in the electronic media and write articles in the press on the language question. These classes have that quaint Anglo-Saxon idea that a human head can hold one language only, and that the choice is either Jamaican or English.

They pay no heed to a case such as Iceland, with a population of approximately 250,000, which operates an education system in the Icelandic language, and which teaches languages like English and German for external communication. The ‘one head, one language’ idea is one of the mental shackles from which they are yet to be emancipated.

It is against this background that we have this new drive in the education system to focus on higher-order intellectual activity, notably analysis and critical thinking. In which language do we think this is carried out by the majority of Jamaicans? In English, a second language for most Jamaicans? Or in Jamaican, their first language, their mother tongue?

The late Dennis Craig, in his work on language education in the Caribbean, consistently stressed the importance of developing critical thinking and analytical skills in the mother tongue, not just in the early stages of education but right throughout. Why? He argued that it was only with the continued development of those skills in the mother tongue that the opportunity presents itself for a transfer of those skills to second and third languages.

Craig was responding to a notion associated with the well-known scholar of language education Jim Cummins. When children are forced to go through education in a second language, while their mother tongue is wholly or largely excluded from the classroom, they grow up to be what he calls ‘semi-lingual’. They do not have the higher-order thinking and language communication skills developed in their native language. They, therefore, are incapable of transferring these to the second language, in the present case, English.

Cummins proposes another option, however. Use the first language, the mother tongue, right through the school system, in all functions, including as a subject of instruction, medium of instruction and as a language in which reading and writing is learnt. This would take place alongside the second language being used also in these same roles. This would be what is called a fully bilingual or dual-language education programme.

Cummins suggests that the outcome is what he calls ‘additive bilingualism’. The students produced by such a system have levels of competence in both languages which are fully developed, as a result of the transfer of skills from the mother tongue to the second language, at every stage in the education system.

The Ministry of Education policy is one of ‘monoliterate, transitional bilingualism’. That means they use the language of the home, Jamaican, as a bridge or transitional language to English, the language of the school. After that, the home language is abandoned, with the children able to provide the pretence of controlling English, while the higher-order skills are being developed neither in English or Jamaican, hence the tale of memorisation.

In the Jamaican situation, a fully bilingual or dual-education programme would involve the use of both Jamaican and English as languages of education, in the same roles, side by side. This is what took place in a Ministry of Education-sanctioned Bilingual Education Project run in a Corporate Area primary school between 2004 and 2008 by the Jamaican Language Unit. Textbooks for mathematics, social studies, science and the language arts were translated into Jamaican. These were made available alongside the textbooks written in English.

The teachers were trained to deliver the same lesson twice, once in Jamaican and then in English. The teachers were taught never to mix the two languages, and to keep them apart. The teachers, as part of their practice, announced to their pupils when the language being used changed from English to Jamaican, or vice versa.

The pupils learnt to read and write in both languages. The teachers’ training manual, the textbooks, the supporting teaching materials, and all of the reports on the project have been in the possession of the Ministry of Education since September 2010.

The path from the existing semi-lingualism to true bilingualism has been cleared already. We just need to summon up the courage to go down that new path.

MORE COMPLEX

Of course, the thought might immediately come to mind, ‘Will Jamaican children be able to cope?’ Why not? These are children who operate a language, Jamaican, which is in several ways much more complex than English. ‘Jamaican more complex than English?’ you are thinking. This must be a typo. It isn’t.

Let us look at the following three English sentences: ‘I am a man’, ‘I am tall’ and ‘I am here’. You will notice that they all take ‘am’, a form of the verb ‘to be’, to link the subject, ‘I’, with what is being said about it. What are the Jamaican equivalents? They are ‘Mi a man’, ‘Mi taal’, and ‘Mi de ya’. In order to get the structure correct in Jamaican, the speaker needs to know if what is being said about the subject, ‘I’, was that it is equal to something else, in which case, ‘a’ is used as the linking word.

If what is being said about the subject is an attribute possessed by ‘I’, there is no linking word. If the sentence tells us what place ‘I’ is located in, the form ‘de’ is used.

In this area, English is a lazy language, failing to distinguish between when the subject is equal to something else, when it uses a form of ‘to be’, when the subject has an attribute, when it uses the same form, and when the subject is located in a place, when a form of ‘to be’ is used again.

And what about that good old English word ‘you’? It is, of course, ambiguous, for whether one is addressing a single individual or several people. In Jamaican, by contrast, there is a distinction between ‘yu’ (you, singular) and ‘unu’ (borrowed from Igbo, a language spoken in modern-day southern Nigeria). The Jamaican personal pronouns make a distinction between ‘you’ (singular) and ‘unu’ (you, plural). Certainly, we see no sign of intellectual laziness on the part of speakers of Jamaican here!

Children who naturally manipulate as complex a language as Jamaican can surely master a language like English, which is, in many respects, much simpler.

Why they have not done so yet? Because they have not been given the chance.

The way forward is clear. To move from the semi-lingualism, which exists to additive bilingualism of the sort which produces the higher-order thinking skills so dear to the heart of the minister of education, we need a fully bilingual approach to education in Jamaica. This should be implemented right throughout the education system. Minister of Education, over to you.

Hubert Devonish is professor of linguistics and coordinator of the Jamaican Language Unit, UWI, Mona. Email feedback to columns@gleanerjm.com and hubert.devonish@uwimona.edu.jm.

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177: Commençons par une salutaire clarification sémantique. Bien que le terme ” multiculturalisme ” soit, à l’évidence, à la mode, il est utilisé dans des acceptions si diverses que son efficacité conceptuelle paraît singulièrement réduite “.
(…)véritable idéologie selon laquelle les identités qu’elles soient sexuelles, ethniques ou religieuses doivent être politiquement mobilisées, l’espace public étant établi sur le dialogue des différences culturelles

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OTHER MEDIA

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POINT 1.9.4. P.60: p.1: les conflits linguistiques peuvent prendre différentes formes, selon qu’ils affectent une langue dite de large-communication, une langue nationale indigène, une langue majoritaireou minoritaire. Ce qui est au coeur de tel conflits sont les notions de construction de construction nationale, intégration socio-culturelle et la volonté d’éviter la rivalité et l’instabilité politique .
Les dynamiques de la langue en tant que source de conflit ont été caractérisées sur la base de 4 traits principaux: la langue en tent que symbole, en tant qu’instrument, en tant que ressource et en tant que pouvoir.

Les trois ou quatre décennies précédentes ont vu l’émergence de conflits linguistiques dans des nations en voie de développement et ont été l’un des principaux arguments dans le développement antional et le changemetn social et il est devenu évident que de tels conflits ont des implications majeures pour une mobilisation politique et la construction nationale d’une part, et pour la plannification de ressources pour un développement linguistique de l’autre.

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Dufour, Christian. 1989. Le Défi Québécois. Montreal: L’Hexagone.

cité par Neil Bissoondath dans le Marché aux Illusions
p. 73-74:
28: On se montre souvent étonné de ce que les Québécois prétentent être encore affeté par un événement survenu il y a plus de 200 ans (…). C’est qu’on oublie alors la différence de nature entre une défaite et une conqu’ete (…). Contrairement au vaincu, le conquis est atteint au cueour même de son identité collective; il devient la chose du conquérant, qui fera de lui ce qu’il voudra. Que le conquérant soit magnanime ne change rien à cette réalité. Cela rend au contraire la conquête plus humiliante, car les conquis doivent être en plus reconnaissants

p. 55:
77: Le multiculturalisme fut adopté pour deux raisons. Il s’agissait de répondre aux attentes des immigrants arrviés en Ontario après la Seconde Guerre mondiale, dont l’assimilation n’était pas complétée. Mais c’était également un moyen déviter de reconnaître le biculturalisme du pays et d’admettre les cconséquences politiques de la spécificité québécoise. Le multiculturalisme réduit en principle le fait québécois à un phénomène ethnique .

Dumont, Fernand. 1997. Raisons communes, Compact. Beauceville: Boréal.

56: Nation et Etat procèdent donc de deux modes différents de cohésion des collectivités. La distinction est de principe; elle est aussi de fait. Entre les deux, il n’y a pas de coïncidence obligée. Il existe des nations sans Etats correspondants; les Etats pluri-nationaux sont en mjaorité dans le monde actuel. Cependant, la nation et l’Etat consitutent tous deux des rassemblements tissés par l’histoire. Certes, la nation privilégie avant tout une identité venue du passé, où la mémoire joue la fonction première, tandis que l’Etat est au premier chef un projet d’organisation collective qui vise à la cosntitution sans cesse reprise d’une société de droit.
57: Le Canada est-il une communauté politique?
Le Québec n’est pas une nation. On doit donc y récuser un projet de souveraineté qui aurait pour objectif d’identifier nation et Etat; il y a ici des anglophones et des autochtones, et la nation francophone ne se limite pas au territoire québécois. Selon les mêmes critères, le projet de fédération canadienne était, en soi, parfaitement justifiable, Mais à deux conditions. La fédération devait garantir la sauvegarde et l’épanouissement des nations qui y ont adhéré; dans notre cas, la nation francophone qui, après une longue histoire où ont alterné les tentatives d’assimilation et la réclusion dans une réserve folklorique, était en droit de trouver dans la Confédération un libre développement qui aurait enrichi la maison commune sans s’y dissoudre. Cette
58: première condition est en étroite relation avec une seconde: la fédération devait former peu à peu une authentique communauté politique.

102: Or la culture dont vivent quotidiennement les société est aussi travail de l’esprit: façons de se nourrir et de se vêtir, rituels de la politesse, coryances qui habitent les indifidus, interprétations qu’ils donnent à leur labeur et qu’ils laissent voir dans leurs loisirs, conception qu’ils professent de la vie et de la mort…Il y a culture parce que les personnes humaines ont la faculté de créer un autre univers que celui de la nécessité. Le langage en est la plus haute incarnation. Nous parlons pour lepasser le déjà-là, pour accéder à une conscience qui transcende le corps comme chose et autrui comme objet.

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Duranti, Alessandro. 1994. From Grammar to Politics: Linguistic Anthropology in a Western Samoan Village. Berkeley: University of California Press.

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___(1983), ‘ In defense of equality’, Social Philosophy and Policy, 1 ( 1), 24-40.

One Response to “Bibliography (D) like De Swaan and Dasgupta”


  1. [...] THESE PAPERS WILL BE INCLUDED IN MY BIBLIOGRAPHY (under D, I AND K respectively). THIS EXPLAINS THE ALPHABETICAL ORDER WHICH IS DIRECTLY DERIVED FROM MY [...]

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