As I’m updating my notes, let me share this advertisement on Esperanto with you…Let me also add that I fully disagree with most of the statements made about language discrimination and disappearing languages. I am however interested by this topic and not altogether opposite to an alternative to International English, as long as it involves people and real languages.

Association Internationale d’Espéranto, (2003). L’égalité des langues: une nécessité pour l’Europe. Le Monde. Paris: 5.

L’inégalité linguistique, avec le privilège dont jouit aujourd’hui une seule de nos langues nationales, met en danger la diversité culturelle qui est une des richesse de l’Europe, et elle aggrave le déséquilibre économique et social de cette Europe. Pour respecter la règle d’une égalité des droits de toutes les langues de l’Union Européenne (UE), celle-ci dépense chaque année 2 milliards d’euros (34% de ses dépenses de fonctionnement) pour l’interprétation et la traduction. Sans qu’il y ait eu de débat public sur le problème, c’est l’anglais qui est le plus fréquemment utilisé au sein des instances européennes. Ceci entraîne des privilèges et des discriminations injustes et inacceptables. Est-ce que l’UE souhaite forcer tous les Européens à parler anglais.

Les Effets économiques et sociaux de l’inégalité des langues
Tous les intellectuels européens doivent apprendre l’anglais s’ils veulent accéder à une certaine reconnaissance de leurs travaux. Ette étude leur coûte beaucoup de temps et d’argent, pour un résultat incertain, tandis que leurs collègues anglais ou américains sont dispensés de ces efforts et peuvent se concentrer à 100% sur leurs travaux. Aulourd’hui, nos spécialistes sont jugés en priorité sur leur connaissance de l’anglais plutôt que sur leur compétence!
La discrimination envers les locuteurs qui n’ont pas l’anglais comme langue maternelle
La discrimination linguistique s’affiche dans les organisations financées par l’UEU et dont les offres d’emploi (plus de 600 recensées par l’Union EUropéenne d’Espéranto) s’adressent aux “Native English Speakers” au mépris de l’égalité linguistique proclamée par l’UE.
Dans la pratique, l’usage de l’anglais nous est de plus en plus imposé. Certains pays, au sein de l’UE, appuient une proposition selon laquelle les locuteurs de toutes les autres langues devront “faire la demande et payer” pour l’interprétation dans leur propre langue.
Or pour 84% des citoyens de l’UE, la langue maternelle n’est pas l’anglais. Ils dépensent actuellement des sommes astronomiques pour apprendre cette langue et pour s’y perfectionner. Nombreux sont, dans ce but, les étudiants inscrits dans des universités anglaises et américaines. Sans que cela leur donne aucune garantie d’emploi, compte tenu de la discrimination ambiante.
Existe-t-il une solution à cette injustice?
Les privilèges linguistiques débordent sur l’économie, la culture et la politique. Imaginez les protestations indignées des anglophones si l’UE devenait un bloc francophone ou germanophone!
Mais pourquoi l’UE devrait accepter la domination de l’anglais?
Dans le fonctionnement des instances de l’UE, on pourrait réaliser des économies énormes et préserver le multilinguisme démocratique des débats et l’objectivité de l’information qu’on se donne, par l’utilisation d’une langue-relais neutre pour la traduction et l’interprétation
Une telle langue existe, facile et précise, c’est l’espéranto.
Les qualités démontrées de propédeutique de cette langue, mises en application dans les systèmes d’enseignement faciliteraient et feraient aimer l’étude des langues étrangères chez les jeunes citoyens européens.
Grâce à la facilité ainsi donnée à la communication internationale et à l’accès aux cultures des autres, les échanges, la compréhension et la solidarité se développeraient plus vite entre les parties riches et pauvres de l’UE.
Qu’est-ce que l’espéranto?
C’est une langue élaborée en 1887 par un jeune médecin polonais, le Docteur Zamenhof. Cette langue n’a pas pour but de remplacer des langues nationales, mais plutôt de servir de langue auxiliaire commune et indépendante. Elle constitue aujourd’hui une langue bien développée, avec des locuteurs répartis dans plus de 110 pays.
“Mi amas la vivon”: en espéranto, c’est ainsi qu’on dit “j’aime la vie”.
L’espéranto a une orthographe phonétique et une grammaire régulière, sans exception. Toutes ses racines sont naturelles, puisées dans les principales langues européennes. Ainsi nous pouvons reconnaître la plus grande partie d’un texte en espéranto, et nous pouvons apprendre la langue 7 à 8 fois plus vite que l’anglais! Nous pouvons l’assimiler très vite et la mettre en pratique de manière active dans la conversation, et pas seulement passive par la lecture.
L’espéranto est enseigné dans des cours privés, des écoles, des universités, sur Internet et par correspondance.
Qui soutient l’espéranto?
Plusieurs Prix Nobel soutiennent l’espéranto, plusieurs linguistes come Ariette Walter, ainsi que 120 eurodéputés, et des hommes politiques comme Jacques Chirac qui a écrit en mai 2002: “Il s’agit d’une cause à laquelle je suis sincèrement favorable (…). J’estime pour ma part que la progression de l’espéranto, dans le respect de la diversité culturelle qui lui est consubstantiel, serait un facteur puissant d’harmonie et de compréhension entre les peuples. Il ne fait aucun doute que, si le sort des urnes m’est favorable, je soumettrai au prochain gouvernement, et au ministère de l’éducation nationale en particulier, la question de son inclusion au baccalauréat (…)”.
Vous avez peut-être remarqué que le pape termine toujours en eséranto ces voeux “urbi et orbi” multilingues. Umberto Eco, quant à lui, écrit dans son livre “La Recherche de la Langues Parfaite” que “l’espéranto pourrait fonctionner comme langue internationale(…)”. Par ailleurs, trois résolution de l’Unesco (1954, 1985, 1993) “invitent les Etats-membres à inciter à l’introduction de programmes d’études sur les problèmes de langues et sur l’espéranto dans leurs écoles et établissements d’enseignement supérieur.
L’espéranto et les médias
Des stations de ratio émettent régulièrement en espéranto, en Australie, au Brésil, en Chine, à Cuba, en Hongrie, en Italie et en Pologne.
Plus d’une centaine de magazines et de journaux sont régulièrement publiés dans cette langue, et un nouveau livre paraît en moyenne chaque jour. Sur Internet, plusieurs centaines de listes de diffusion et de dizaines de milliers de sites existent en espéranto.
Comment apprendre l’espéranto?
Vous pouvez apprendre l’espépranto sur Internet avec http://www.ikurso.net
Notre association nationale est aussi à votre disposition: Espéranto-France 4bis rue de la Cerisaie 75004 Paris.
Téléphone: 01 42 78 68 86
Adresse Internet: info@espéranto-France.org
Site: www.espéranto-france.org
Egalement à votre disposition:
L’Association Mondiale d’Espéranto (UEA). L’UEA compte 20 000 membres dans 117 pays, et un million de personne parlent cette langue à travers le monde. L’UEA bénéficie de relations consultatives avec l’Unesco.
Pour de plus amples renseignements, consultez son site internet:
www.uea.org ou www.esperanto.net
Comment utiliser l’espéranto?
L’Association Mondiale des Jeunes Espérantophones (TEJO) dispose d’un réseau d’accueil chez l’habitant nommé “Pasporta Servo”. (…)
Voulez-vous contribuer à la recherche d’une plus grande justice linguistique?
Les espérantophones peuvent se rencontrer dans les festivals et congrès dont la langue officielle est l’espéranto: à Zagreb en 2001, Fortalieza au Brésil, Göteborg en 2003…Des centaiens d’événements sont organisés chque année. Pour fêter les cent ans de l’espéranto, le congrès de Varsovie a réuni 5946 espérantophones de plus de 70 pays et aucun interprète n’a été requis.
Tous ceux qui recherchent comment surmonter la barrière des langues constatent que l’espéranto est la frmule qui présente le maximum d’avantages pour le maximum de gens. Toutefois, une information objective est nécessaire pour que le grand public prenne conscience du fait que l’espéranto offre la meileure chance de contrecarrer l’évolution actuelle vers la disparition progressive de la plupart des langues du monde.