cosmopolitanism

a blog on English and cultures in a cosmopolitan world

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Fairclough, N. 1985. Language and Power. New York: Longman Publishing.

Quotation in Casey, J.W. 1998. ‘The Ebonics Controversy: Critical Perspectives on African-American Vernacular English’. The Keiai Journal of International Studies 1: 179-214.

Falcoff, Mark. 1996. article. Times Literary Supplement.

“identité aux contours ambigus, celle d’Hispanique. “Contrairement aux Italiens-Américains ou aux Irlandais-Américains, l’Hispanique n’a pas de pays d’origien. Son identité est une cération de l’Anglo-Amérique, qui ne fait pas de distinction entre Cubains et Mexicains, Panaméens et Argentins, Boliviens et Honduriens. (…)L’Hispanique est aussi une cération des Hispaniques professionnels, militants et politiciens, pour la plupart Mexicains-Américains ou Portoricains. “Il souligne d’ailleurs la situation paradoxale de la langue espagnole aux Etats. Unis. En effet, le meilleur espagnol est parlé par la bourgeoisie sud-américaine. Mais ce sont ceux-là mêmes dont les enfants apprennt le plus vite l’anglais et ouvient finanlement l’espagnol. En revanche, les immigrés les plus pauvres, d’Amérique centrale ou du Mexique, résistent davantage à l’assimilation lingusiitque, mais leur espagnol est souvent très pauvre. “A moins d’un changement majeur dans la politque d’immigration, l’espagnol continuera à être la deuxième langue la plus parlée dans le pays. Mais contrairemtn aux pays qui possèdent une culture bilingue plus évoluée, comme le Canada, la Belgique ou la Suisse, les Etats-Unis n’ont pas de classe intellectuelle stable pour maintenir la deuxième langue à un niveau de qualité constant.”

Falk, Richard. 1988. The Rights of Peoples (In Particular Indigenous People). In The Rights of Peoples, edited by J. Crawford. Oxford: Clarendon Press.

18:
Il n’est pas surprenant que les peuples indigènes soient les victimes traditionnelles des prodédures et lois cadres, pour la bonne et simple raison que ceux-ci, dans la mesure où leurs grifs se rapportent à leur identité collective, représentent un nationalisme concurrent à celui de l’Etat à l’intérieur duquel ils s’exercent.
Traditionnellement, les nations indigènes revendiquent des droits souverains et une nationalité fondée sur l’histoire, les traditions et l’auto-identification.
21:
22:L’historien Geoffrey Blainey compare l’histoire humaine de l’Australie à une horloge dont le cadran représenterait sur douze heures le règne des aborigènes et dont seules quelques minutes avant minuit représenteraient celui des non-aborigènes.
“They call her a young country, but they lie”,Hope, A. D. (1972). Australia. The Penguin Book of Australian Verse. H. Heseltine. London, Penguin Books: 190.
23: Le point de vue des ab origènes correspond de façon particulièrement adéquate à une perspective écologique (…). Il est important pour nous tous de préserver ces modèles sociaux de succès écologique et cela nous fournit une raison pragmatique de sauvegarder les peuples aborigènes. Cela revient à dire que la protection du point de vue aborigène n’est pas une entreprise paternaliste, mais la reconnaissance croissante d’une expression éclairée d’auto-intérêt.
24-24: il existe trois versions des droits des Peuples:
des références et déclarations de principes essentiels dans les préambules des documents internationaux tels que la Charte des Nations Unies qui affirme que “tous les peuples ont le droit à l’auto-détermination”
les conflits entre la société civile et les Etats
Régime spécial pour les peuples indigènes.
Le cadre du droit international actuel ne permet pas l’accès des représentants des peuples indigènes aux principales arènes politiques

Farhat, Mokhtar (2011), ‘L’interlangue et les interférences linguistiques: anaylyse d’un corpus de production écrite dans les classes de français en Tunisie’, paper given at Langues en contact: le français à travers le monde, Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg, 16-18 septembre 2011.

notions d’interlangues et d’interférences linguistiques en science du langage

système structurel construt par l’apprenant lors de son apprentissage de la langue cible. Fonde possibilité pour le linguistie d’effectuer recherche.

valeur tant pragmatique qu’heuristique
tunisie: école est le domaine du francais et de l’arabe littéral. la vie à l’exérieur de l’école est dominée par l’arabe dialectal.

cf. boulice et police (force de maintien de l’ordre ou personne)
analyse d’échantillon d’erreurs d’interférence
Exporter et promulguer à cause du mot sadder en arabe dialectal qui a les deux sens
aimer et vouloir
nager
emploi de laisser pour faire
lire pour étudier
confusion ou mauvauis emploi de certains verbe (savoir et connaitre, voir et regarder, emporter et emmener, apporter, amener et ramener)
conflusion entre agé et grand, jeune et petit
confusion sémantique entre les prépositions dans sur à
existe-til un francais tunisien
scaloppe, bortion fruite , stério, club vedero, et quilibrage, cleminite, sterité, gynecclogie, grandes pdiommes, eouf pouller, sissiosson, salon de coiffeur, jaurneaux, byscles, crtricité, rue de travail….

ce français tunisien fait parti du dialectal tunisien

sms et chat: produit d’une recherche d’économie de temps et d’effort, plus court, s’apprend comme les autrese t forme d’identification communautaires.

l’alphabet compte the de nouvelles lettres le 7a, le 5a, le 3a et le 9a. Cet orthographe ressemble à un c ode secret auquel il faudrait s’initier pour pouvoir l’utiliser
utilisent aussi les mêmes codes qu’en français standard

francais a un statut de prestige et réussite.
arabisation
mais récemment, certains média privés ont fait tomber les tabous et faire de l’alternance codique

interlangue nous aide à changer la vision de l’érerur à consider comme un indice du processus interne de l’apprentissage

Faries, E. 1989. Language Education for Native Children in Northern Ontario. In Multicultural Education and Policies: ESL in the 1990s, edited by J. Esling. Toronto: OISE Press.

Farrar, Arihia (2011), ‘He Taonga te repo (title of her poem too)’, paper given at World Conference on the Education of the Indigenous People (WIPCE 2011), Cusco, Peru.

She started the paper by chanting her lovely poem: “we must nurture our teaching and pass our learnings down. Not watched, it gets stomped and burried underground”, Arihia isn’t an academic and her moving presentation was about her battle towards Maori language schools. Although blond and fair skinned she still is a true Maori and when, Maori unilingual at the age of school she got English translation from her Maori teacher, did she discover there was another language . When she had her daughter, she wanted to send her to a unilingual Maori school although she recognize that they also speak English at home. “Rumski” started on the same premises of an English school and Arihia acted as the Secretary of the parents’ committee and became an activist on the cause of revitalizing her native Maori language.
In 2005, they had to leave the school, with no funding and 26 kids to look after. She turned to her community and had an immediate overwhelming response in terms of donations and resources of all kinds. She had to fundraise for teachers’s wages on a weekly basis and the Parents Committee became a Management Group.
In November 2006 after 6 months in an individual house, they finally made it to the “Apakura Campus” and could conduct a ‘normal school’ curriculum with a full time paid teacher and a part time assistant supported by volunteer management with a motto: “language-knowledge-experience”.
In 2009 the school submitted its official application to the Ministry of Education and were told…in 2010…that it would take up to 10 months. This meant working actively more than ever again and they could add one more paid staff and more pupils.
Their application was approved in Ferbruary 2011 and it gave rise to a huge celebration on July 1st 2011 for NZ independence day.
She thinks her example is the living proof that their language needed to be preserved and nurtured. She ended her presentation by a Maori equation:
katoa (unity)=ka toa (strength)
A participant suggested we all check the World Indigenous Languages website at http://www.mushkeg.com.

Fase, Willem, Jaspaert Koen, and Sjaak Kroon, eds. 1992. Maintenance and Loss of Minority Languages. Amsterdam/Philadelphia: John Benjamins Publishing Company.

Fasold, Ralph. 1969. Tense and the form be in Black English. Language (45):763-76.

in Labov’s bibliography ( Labov, W. (1972). Language in the Inner City: Studies in the Black English Vernacular. Philadelphia, PA, University of Pennsylvania Press.)

1972. Tense marking in Black English. Washington, D.C.: Center for Applied Linguistics.

in Baugh’s bibliography Baugh, J. (1999). Out of the Mouths of Slaves: African American Language and Educational Malpractice. Austin, Texas, University of Texas Press.

   1984. The Sociolinguistics of Society. Oxford: Basil Blackwell.

Feher, Michel. 1995. Identités en évolution: individu, famille, communauté aux Etats-Unis. Esprit (Juin 1995):114-131.

Feliciano, Hector, and Dijana Sulic. 1997. Le monde se divise désormais selon les appartenances de civilisations. Le Nouveau Quotidien, 28 février, 16.

Fellows, Donald Keith. 1972. A Mosaic of America’s Ethnic Minorities. New York: Wiley.

Fenet, Alain, Geneviève Koubi, and Isabelle Schulte-Tenckhoff. 2000. Le Droit et les Minorités. 2ème ed, Orgaisation internationale et relations internationales. Bruxelles: Bruylant.

Ferenczi, Aurélien. 2000. Un Indien chez les Cow-boys. Télérama, 27 décembre 2000, 20.

Il y a un an, un cinéaste indo-américain d’à peine 30 ans cassait la baraque à Hollywood avec “Sixième Sens”. Un mélange efficace de suspense et de mysticisme dont Shyamalan semble avoir dores et déjà fait sa marque de fabrique.
Dans les salles de Bombay ou de Calcutta, quand défilait le générique de Sixième Sens, les spectateurs saluaient, paraît-il, d’une bruyante ovation le nom de M. Night Shyamalan. Pensez donc: un natif de Pondichéry aux commandes d’un gros film tiroir-casse ayant rapporté près de 300 millions de dollars (…); un hindou installé au firmament de Hollywood, seul responsable (auteur-réalisateur) d’un des dix plus gros succès de l’histoire du cinéma.
C’est en voyant les Aventuriers de l’Arche Perdue- à l’époque, il n’a qu’une douzaine d’années, que le jeune Manoj Shyamalan, fils de médecins middle classde Philadelphie, trouve sa vocationj. Une passion. Il multiplie les courts métrage en super-8, rédige sept scénarios (“aujourd’hui, j’en connais qui aimeraient les racheter, mais franchement, ils ne valent pas tripette”)-puis il s’inscrit au département cinéma de l’université de New York. En quittant le lycée, à 18 ans, ils a demandé la nationalité américaine: sur le formulaire, il fallait indiquer un middle name, ce deuxième prénom que les Américains signalent d’une initiale. Manoj n’en a pas, et s’en invoente un: Night, comme la nujit, qui deveint peu à peu son prénom usuel. “Finalement, ça correspond assez bien aux films que je fais…” lache-t-il avec le même mélange de naîveté et d’assurance”.
A peine sorti de la fac, en 1992, le voilà reparti en Inde tourner un premier long métrage fauché, qu’il écrit et qu’il interprète, Praying with Anger raconte l’histoire -son histoire- d’un jeune Américain en quête de ses racines indiennes. Petit succès d’estime et contrat chez Miramax: Il réalise Wide Awake d’après un scénario signé de lui. Mauvais souvenir d’un film qu’il juge aujourd’hui “trop ouvertement sentimental” et que les frères Wwinstein, partons de Miramax montent et remontent à loisir sans se soucier de l’ami Night. A l’arrivée, échec commercial total. Le sujet, pourtant, est déjà insolite: un gamin qui vient de perdre son grand-père cherche, en vain, des preuves de l’existence de Dieu. (…)
La clé du succès? “Probablement une intrigue qui tient la route et quelques questions plus profondes, que tout le monde se pose. Pour Sixième Sens, c’était :oû vont les gens après la mort? Et ai-je su dire aux proches que j’ai perdus combien je les aimais? Pour Incassable, ce serait plutôt : qu’est-ce qu’un héros? Et suis-je bien à ma place, dans ma vie et dans mon travail?
Cette façon de ramener des interrogations métaphysiques -philosophie de cuisine et foi du charbonnier- à des expériences individuelles que chacun peut partager, cette esthétique qui branche le fantastique sur le quotidien terre à terre, telle serait donc la marque Shyamalan. “Cela vient-il de ma double culture? Peut-être. Mes parents se sont installés aux Etats-Unis avant ma naissance. Ma mère est revenue en Inde pour accoucher, et nous avons pris l’habitude d’y retourner voir la famille tous les deux ans. A Philadelphie, j’étais le seul élève d’origine étrangère d’une très stricte école catholique; à la maison, maes parents pratiquaient l’hindouisme. D’un côté, la chapelle du collège avec ses religieuses en train de prier, son crucifix qui m’impressionnait; de l’autre, une petite pièce de la maison encombére d’effigies de dieux hindous. Difficile d’échapper à la spiritualité! En plus, dans la culture indienne, la religion fait partie intégrante de la vie de tous les jours….” Un new age indo-américain adapté aux règles du marketing hollywoodien, en quelque sorte….M. Night Shyamalan y voit, et il n’a pas tort, une belle leçon de tolérance: il n’est pas peu fier d’avoir été le premier cinéaste d’origine indienne nommé aux Oscars. “C’est bien de voir que e cinéastes américains ne sont pas tous blancs. Qui sait? Moi avec mon teint mat, je suis peut-être le cinéaste préféré d’un petit gamin de l’Alabama”.

Ferguson, Charles A. 1981. Foreword. In Pergamon Institute of English, edited by B. B. Kachru. Oxford: Pergamon Press.

x: (…)two trends are gaining strength. English is less and less regarded as a European language and its development is less and less determined by the usage of tis native speakers.
(…) In Eastern Africa there are native speakers of Swahili, descendants of native speakers of Swahili, who resent the standard variety taught in schools that is increasingly spoken by others as a second language and by new native speakers not descended from the original native speaking community.
(…)English is widely used on the European continent as an international language. Frequently conferences are conducted in English (and their proceedings published in English) when only a few of the participants are native speakers. At such conferences the English spoken often shows features at variance with the English of England but shared by the other speakers. Continental meanings of eventual and actual, continental suses of tenses, calques on French formulas of conference procedure, various details of pronunciation, and dozens of other features mark the English as an emerging contiental norm. native speakers of English attending the conference may find themselves using some of these  features as the verbal interaction takes place. It is this adaptation which I cite as an exemple of this trend.

– and Heath Shirley Brice, eds. 1981. Language in the USA. 3 ed. Cambridge: Cambridge University Press.

Fesl, Eve. 1991. A Koorie View. In Multicultural Australia: the challenges of change, edited by D. Goodman, D. J. O’Hearn and C. Wallace-Crabbe. Melbourne: Scribe.

Fetzer, Philip L., ed. 1998. The Ethnic Moment: the search for equality in the American Experience. Armonk, N.Y., London, U.K.: M.E. Sharpe.

Preface xi
acknowledgments xvii
Thinking about Equality, Philip L. Felzer 3
PART I: moments
A Season for Justice, Morris Dees 25
The Way we were -1949, Betty Friedan 53
Going South, Howard Zinn 69
A Participant’s Commentary: the Voting Rights Act of 1965,
Julian Bond 81
Growing Up with Gender Discrimination in Sport,
Donna A. Lopiano 97
Equality Requires a Fight for Recognition and Meaning,
Michael Lerner 117
Another “Theme for English B”, Gayle Pemberton 137
PART II: From the Beginning
From Participation to Equality, Henry Gonzalez 153
La Famiglia, La Famiglia, Michael Parenti 175
Granmpa’s Indian Blood, Joseph Bruchac 195
Prejudice is a Curable Disease, William Winter 207
A Dream Deferred, Alice Brooks 223
Index 261

Finkielkraut, Alain (2015), La seule exactitude (Paris: Éditions Stock).
En exergue la phrase d’où est extraite le titre de l’ouvrage: Se mettre en avance, se mettre en retard, quelles inexactitudes. Etre à l’heure, la seule exactitude (Péguy, Charles Note conjointe sur Monsieur Descartes et la philosophie cartésienne.)
10: Tous les contemporains habitent le même présent, mais ceprésentn’a pas partout la même définition
(…)Alors même que la communication abolit les distances etsejoue des frontières, les séparations entre les communautés se creusent et s’enveniment. Il nous faut faire simultanément ces deux constats: l’Humanité est une, le Grand Tout est un leurre.
11: il nous incombe de déchirer (…) les portraits-robots qui nous obnubilent et de regarder en face le visage que nous n’attendions pas.
PARTIE 2013
15-16: Dans les décennies qui ont suivi 1968, la morale hédoniste triomphait et tournait sans relâche l’idéal ascétique en dérision, nul n’entendait céder sur son désir, la transgression avait lacote et non plus la loi, les sexualités minoritaires sortaient de la clandestintié et accédaient fièrement à l’air libre.
16-17:(…) si ce qui prime désormais c’est l’individu et son désir de faire savoir qu’il aime, de prendre la société à témoin, alors on ne peut que se réjouir de voir l’amour homosexuel entrer dans la danse nuptiale.
Cite Renaud Camus “Non, vraiment, c’est trop la honte pour l’homosexualité, cette histoire, et surtout pour l’amour des hommes. Abaisser “tout ce triomphe inou¨”, comme on dit dans Parallèlement, à un imitation kitsch de l’hétérosexualité, ramasser ses restes, en somme, au moment où elles les oublie dans son assiette, ah non! (Camus, Renaud (2012), ‘Même pas contre: Le mariage gay, c’est trop la honte pour l’homosexualité’, Causeur, (53).)
Le mariage pourmoi n’est pas un reste, mais je constate avec Renaud Camus (…) que le “divers décroît”. On invoquait le droit à la différence au nom de la démocratie, et nous voici sur le point de plonger démocratiquement dans l’indifférenciation.
(…)Même si rien n’est naturel et que tout ce que nous sommes, pensons ou faisons témoigne d’une culture, c’est-à-dire d’une compréhension du monde historiquement advenue (…)quelque chose en moi se révolte contre cette éviction de l’altérité dans la filiation.
Une éviction rendue possible par l’émergence de ce montre de la volonté: le droit à l’enfant.
17: Ce qui était, depuis la nuit des temps, l’oeuvre commune d’une homme et d’une femme devient soudain une liberté individuelle.
18: Ce n’est pas, sauf exception détestable, l’homophobie qui inspire la résistance au “mariage pour tous”, c’est le refus de voir la lilberté se retourner contre la finitude.
Je suis un homme ou une femme.Je nais dans un corps sexué. Cette identité, je ne l’ai pas choisie, je l’ai reçue. Il me faut donc en rabattre et abdiquer d’entrée de jeu, toute prétention à représenter l’humanité à moi seul. L’homme n’existe pas, la dualité est irréductible.
20: Cite Alain: “l’école est un lieu admirable. J’aime que les bruits extérieurs n’y rentrent point” Alain (1986), Propos sur l’éducation (Paris: PUF).
21: Le maître n’est plus là pour faire admirer et comprendre les textes classiques, mais pour provoquer et pour animer des débats citoyens (…) car dans un lycée démocratique, on ne s’incline pas, on s’exprime.
23: avec Django Unchained, le bavardage devient message et la violence engagement.
24: Refusantde transiger avecleMal absolu,Tarantino neprésente pasle Sud esclavagiste comme une civilisation, même corrompue, même barbare, mais comme un immense camp de concentration.
25: Dans le noble dessein de dédommager, par la magie du cinéma, les persécutés de tous pays et de toute couleur, il fait du nazi non plus un être historique, mais un un signifiant baladeur, un synonyme de salaud intégral.
(…)la consommation àhaute dose de “cartoons” fait des cerveaux en carton. On me dit aussi que Tarantino est malin, qu’il joue avec les genres, qu’il parodie les films de série B, bref, qu’ilnefaut surtout pas prendre Django Unchained au pied de la lettre. N’est-ce pas précisément cela, l’infantilisme du XXIe siècle? On est à la fois con et snob, binaire et goguenard,
2-27 (chapitre Voyage en France): Eric Dupin, ancien journaliste à Libération, est allé à Tourcoing. Se nant dans le quartier nord de la Bourgogne, il n’a pas ressenti de regards hostiles, mais ila eu “l’impression un peu pesante de parcourir un territoire presque exclusivement arabe. (…) Les commerces sont tous spécialisés. La boulangerie s’appelle :”Pain de Farah”. La boutique d’internet etde jeux: “bled.com”. Lla boucherie est bien évidemment halal. Ici, seulement deux cafés sans aucune enseigne ni devanture. De simples salles de rez-de-chaussée, d’immeubles, où une clientèle excusivement masculine et souvent âgée, tape le carton enbuvant du thé. Tout le monde y parle arabe” (Dupin, Eric (2011), Voyages en France (Paris: Seuil) p. 206.
27: (Dupin cite également à la même page 20) Claude Levasseur, un retraité actif qui s’occupe d’Emmaüs. Cet homme insoupçonnable condamne le racisme de certains membres de sa propre famille: “(…) Je vais souvent au Maroc et j’ai l’impression que ce ne sont pas les mêmes. Là-bas on ressent une chaleur à votre contact, on est chez eux. Ici, dans un quartier d’origine musulmane, on n’est plus chez soi. Une espèce de méfiance s’est créée. Il y a simplement les regards, quand vous passez…”
28: Ceux qui voient à l’oeuvre aujourd’hui la peur de l’autre ont une peur bleue de la réalité et ils ne la comparent aussi éperdument que pour la fuir.
31: (à propos de l’adieu de Benoît XVI et du discours de Ratisbonne): La Bible étant aujourd’hui réduite à un vague message philanghropique, et la aison ayant revêtu depuis Descartes un “habit d’ingénieur”, selon la frapante expression de Peter Sloterdijk, le pape (…) a souhaité la reconstitution d’un “Grand Logos”, où les interrogations proprement humaines -“D’où venons-nous”, “Où allons-nous”- , les questions de la religion et de l’éthique trouveraient à nouveau leur place, au lieu d’être renvoyées comme aujourd’hui au domaine de la subjectivité.
32: l’Europe n’a rien voulu entendre de cette mise en garde. Elle n’est pas près de surmonter son “aversion pour les interrogations fondamentales”(…)
(…)référence au dialogue sur le christianisme et l’islam que l’empereur byzantin Manuel II Paléologue eut avec un érudit persan (…) septième entretien, l’empereur dit :”Montre-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l’inhumain comme ceci, qu’il a prescrit de répandre par l’épée la foi qu’il prêchait”. Cette formulation est(…) “abrupte, dit Benoît XVI, au point d’être inacceptable”. Et son objectif, en rapportant l’anecdote n’était évidemment pas de stigmatiser l’islam. Il s’agissait pour lui de poser la question cruciale du rapport entre religion et violence.
33: Mais qu’importe l’argumentation du pape. Sa citation a mis le feu aux poudres ((…) et pour bien montrer que leur religion prônait la paix, des fidèles ont saccagé ou mitraillé des églises, de la Turquie à la Palestine.
38: (à propos de Stéphane Hessel et son brûlot Engagez-vous (cliquez sur le lien pour mon papier pour mon papier): Vieux-jeune qui s’adresse aux jeunes-jeunes, Stéphane Hessel pressent que ceux-ci peuvent ne pas savoir où donner du coeur devant la surabondance desbarbariesque leur offre le monde. Il les tire donc d’embarras en concluant sa brève exhortation par une longue diatribe contre Israël. Pourquoi cetteélection? Pourquoi choisir ce petit Etat et non le terrrorisme d’Al-Qaïda, la dictature en Erythrée, la lente absorption du Tibet parla Chine? Parce que de l’occupation persistante de la Palestine dérive, à ses yeux, le conflit désormais planétaire entre l’islam et l’Occident. Parce que Israël lui apparaît comme le crime originel, la cause de tous les maux.
39: Rony Brauman, pourtant très sévère, et depuis longtemps, envers la politique israélienne, a dit dans Libération:” il y a bien d’autres lieux où les droits des peuples sont piétinés, et parfois plus violemment encore.Pour moi, cela relevait d’une erreur de méthode qui affaiblissit le discours” (je n’ai pas retrouvé la source, drm)
Sans cette erreur, le petit livre beige aurait-ilconnu un succès planétaire? (…) Elle n’a pas empêché (…)des personnalités européennes aussi éminentes que Michel Rocard, Edgar Morin et Peter Sloterdjik de lancer un appel pour que soit décerné à Stéphane Hessel le prix Nobel de la paix. Le Nobel pour l’indigence vertigineuse de la pensée et la paix pour la désignation de l’Etat juif à la vindicte universelle.
41: La mère de l’un des soldats assassinés àMontauban essaie (…) de nous alerter. Elle raconte à qui veut l’entendre qu’elle est allée à Toulouse au-devant des jeunes du quartier où avait grandi Merah, et que ceux-ci ont dit leur admirationpour ce martyr. Il a fallu qu’elle décline son identité pour qu’ils changent d’attitude. Mais c’était une femme voilée. Que se serait-il passé si la mère d’un enfant de l’école Ozar-Hatorah avait tenu le même discours dans la même cité?
41-42: ( cite Traverso, Enzo (2013), La fin de la modernité juive: histoire d’un tournant conservateur (Paris: La Découverte)., Sand, Shlomo (2013), Comment j’ai cessé d’être juif (Paris: Flammarion). et Butler, Judith (2012), Parting Ways, Jewishness and The Critique of Zionism (New York: Columbia University Press):
(…) selon Traverso, le vrai fléau de notre temps, c’est l’islamophobie, et que les nouveaux Juifs, ce sont les immigrés. Les Juifs qui portent encore ce nom sont des usurpateurs dit(…)Shlomo Sand. Ils ne sont plusjuifs: en se mobilisantenfaveur d’Israël, ils ont sacrifié l’éthique à l’ethnique et, sans état d’âme, ils ont abandonné la défense despersécutés pour le soutien aux oppresseurs. Selon Judith Butler, enfin, Emmanuel Levinas avait déclaré, lors d’un entretien avec moi, que les Palestiniens sont faceless, (…) et qu’il est donc licite de les tuer. C’est le visage d’autrui en effet qui interdit le meurtre. Jamais, bien sûr, Levinas n’a proféré une ineptie aussi atroce. Dans cet entretien qu’animait Shlomo Malka en 1982, après le massacre de Sabra et Chatila, et qui est paru dans Les Nouveaux Cahiers (Levinas, Emmanuel et Finkielkraut, Alain (1983), ‘Israël: éthique et politique’, Les Nouveaux Cahiers. p. 3) , Lévinas disait exacement le contraire. Il affirmait que rien ne pouvait justifier qu'”on se ferme à la voix des hommes où peut résonner la voix de Dieu. Se réclamer de “l’Holocauste” pour dire que Dieu est avec nous en toutes circonstances est aussi odieu que le “Gott Mit Uns” qui figurait sur le ceinturon des bourreaux”.
Ainsi, ce n’est plus la police du tsar qui fabrique des faux, c’est l’université américaine.
45: Le 19 mars a donc eu lieu la célébration del’anniversaire de Philip Roth à Newark. Ce fut un très grand moment. Il y avait quatre orateurs, dont la romancière irlandaise Edna O’Brien. Tous ont fait assaut d’humour, de subtilité et d’élégance. Quand mon tour est venu, j’étais très intimidé. J’avais l’impression de faire ma bar-mitzvah devant un rabin exigeant et une assemblée difficile . Enfin, Philip Roth a pris la parole. Il a été souverain. Il a d’abord défini son art comme l’art dela spécificité. J’ai pensé en l’écoutant, à ces phrases magnifiques de J’ai épousé un communiste (Roth, Philip (2001), J’ai épousé un communiste, trans. Josée Kamoun (Paris: Gallimard) p. 46.)quand l’un des personnages dit: “(…)Quand on généralise la souffrance, on a le communisme. Quand on particularise la souffrance, on a la littérature”. Et cette bataille n’est pas terminée, l’idéologie peut avoir d’autres visages que celui du communisme: sous la guise féministe, elle fait, chaque année de Philip Roth le non-lauréat du prix Nobel de littérature.
Roth a lu ensuite quelques extraits du Théâtre de Sabbath. Et nousavions tous dans la salle le sentiment exaltant d’être les contemporains d’un classique.
52: Les défenseurs du voile et celles qui le portent n’ont pas recours à un argumentaire communautariste ou religieux: ils ne se réclament ni de la tradition ancestrale, ni de la loi divine, mais desdroits subjectifs. Ils partagent l’idéal de la nouvelle génération Internet: I know what I want and I want it now. Le voile, comme l’écrit Hélé Béji, “s’enroule sur les têtes dans un geste ou chacun brandit la bannière qui lui plaît pour exister” (Béji, Hélé (2011), Derrière le voile (Paris: Gallimard). p. 32) . La France est seule ou presque. Cela ne veut pas dire qu’elle sait mieux eque tout le monde ce qu’il en est de la liberté individuelle, mais qu’elle est attachée à une tradition de la mixité, à une “visibilité heureuse du fénimin” comme l’écrit Claude Habib , antérieure même à la Déclaration des droits de l’homme. Ce règlement de la coexistence des sexes n’est pas universalisable. Dont acte. Mais il doit pouvoir rester le fait de notre civilisation.
55: – La ministre de l’Enseignement supérieur estrevenue en catimini sur l’ordonnance de Villers-Cotterêts qui a fait du français la langue officielle du royaume en annonçant que l’on pourrait désormais, en France, faire des cours et écrire les mémoires ou les thèses en anglais. Et allant beaucoup plus loin dans la déculturation que Nicolas Sarkozy quand il s’inquiéter de voire La Princesse de Clèves au programme de certains concours administratifs, elle a déclaré: “si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à ciq à discuter de Proust autour d’une table, même si j’aime Proust”.
56: Albert Londres ne mangeait pas de ce pain-là: il ne se nourrissait pas des déjections de tous les corbeaux de France. Reporter et non mouchard, il tentait de s’approcher, du mieux qu’il pouvait, de la réalité réelle.
57: Chapeau du chapitre sur La Discordance des Temps: Le 19 avirl, la cour d’assises de Versailles a condamné huit jeunes des mureaux à des peines de cinq à vingt ans de prison pour le meurtre de Mohamed Ladouni, automobiliste battu à mort sous les yeux de sa fammille sur l’autoroute A13 la nuit du 26 au 27 juin 2010
58: Le chauffeur de la voiture endommagée veut faire un constat. La conductrice adverse refuse. Le ton monte. Elle passe un coup de fil et, quelques minutes plus tard, un groupe de jeunes de la cité des Mureaux déboule. “vous voulez faire les Français, disent-ils, vous êtes morts, onest chez nous”. Ils massacrent alors Mohamed Laidouni, l’nfortuné chauffeur (…). Ils viennent d’être lourdement condamnés (…) les proches des accusés, venus en nombre au tribunal ont protesté à l’annonce du verdict, ils ont menacé des photographes et des journalistes. Un dispositif de sécurité a été mis en place pour protéger la famille Laidouni et pour exfiltrer les parties civiles. (…) La Barbarie n’est pas née d’hier. Mais, inutile de consulter les archives, celle-ci est sans précédent. Elle ne rappelle rien, elle fait date.
59: En 1997, Hans Magnus Enzensberger écrivait : “Tout comme le pensionnaire d’un asile, l’homme politique est constamment surveillé. Le judas de la cellule est constamment surveillé. Le judas de la cellule ou le système panoptique des pénitenciers est remplacé dans son cas par l’objectif des caméras. Les surveillants, ce sont les journalistes et les procureurs” (Enzensberger, Hans Magnus (1998), Feuilletage, trans. Bernard Lortholary (Paris: Gallimard) p. 121)
61: C’est l’échec de l’espérance libertaire qui nous portait depuis les années soixante du XXe siècle. On se disait: ce qui rend l’homme tout ensemble méchant et malheureux, c’est la répression du désir. Levons la répression, le bonheur viendra. Sous les pavés, la plage.
62: La morale laïque est l’apprentissage de l’autonomie. Etre autonome, ce n’est pas faire ce qui nous plaît, c’est répondre de ce qu’on fait.
63: (à propos du Mur des Cons et des menaces à l’encontre de Clément Weill-Raynal qui l’a révélé) La liberté de pensée et la liberté d’information ne sont pas la règle, mais une fragile et précieuse exception dans l’histoire des communautés humaines et dans le monde tel qu’ilva. La norme, en ce qui concerne la pensée, a longtemps été la persécution, et les philosophes ont dû déployer des trésors d’ingéniosité pour échapper à la censure. Et c’est la vocation même du pouvoir totalitaire que de s’arroger le monopole de l’information: jamais ne doivent parvenir aux oreilles du peuple les nouvelles qui risqueraient de contredire la vérité officielle. (Weill-Raynal, Clément (2013), Le Fusillé du mur des cons (Paris: Plon).)
68: Dans son livre Limonov, Emmanuel Carrère cite le grand historien Martin Malia: “Le socialisme intégral n’est pas une attaque contre les abus spécifiques du capitalisme, mais contre la réalité. C’est une tentative pour abroger le monde réel”. De même l’antiracisme intégral sous lequel nous vivons n’est pas une attque contre les abus spécifiques du racisme, mais contre la réalité. (…) Nous sommes voués à nous battre constamment sur deux ronts, contre l’abrogation antiraciste du monde réel et contre le déchaînement raciste des bas instincts. Et ce n’est pas une pétition de principe: deux qui choisissent la voie de l’intégration, qui font de bonnes études, qui obtiennent un diplôme sont souvent au chômage parce qu’ils paient pour les autres.
p. 69, chapeau du chapitre sur l’urgence des combats d’arrière-garde (et contre lequel je me prononce): Le projet de loi Fioraso sur l’enseigement supérieur adopté à l’Assemblée le 28 mai, autorise les enseinements en anglais dans les universités, comme cela se pratique déjà dans les grandes écoles. Le Monde affirme: “pour les uns, la défense du français est une cause sacrée, tant la langue est l’âme d’un peuple, de son identité, de son histoire, de sa culture. Pour les autres, cette défense intransigeante relève trop souvent du combat d’arrière-garde (et prive le pays des armes nécessaires pour affronter la compétition mondiale à l’oeuvre dans tous les domaines) (…) ils ont évidemment raison”
70: Les défenseurs de l’anglicisation considèrent la langue non comme un monde, mais comme un pur instrument d’information et de communication.(…) soit nous nous rapllions à cette conception véhiculaire, soit nous essayons d’en protéger le français et outes les langues, anglais compris. J’ajoute que demander à des professeurs français, comme à Sciences po, d’esneigner en anglais, c’est les contraindre à sacrfier la nuance et la complexité de leur matière. Ainsi organise-t-on la baisse du niveau pour briller dans le classement de Shanghai!
Il est bon que des professeurs américains ou anglais puissent enseigner en versionorigniale dans nos universités, mais il est d’autant plus urgent de veiller sur notre langue lorsqu’elle se perd en France même.
72: La différence des sexes elle-même relève de la culture, le féminin et le masculin sont des produits entièrement artificiels, des rôles sociaux attribués aux individus par l’éducation, nous disent maintenant les théoriciens du genre.
73: Les post-modernes (disent en substance) Puisque tout est construit (…) tout doit être déconstruit et remodelé selon nos désirs.
(…) On fait donc en sorte que les petites filles découvrent les joies du rugby, que les petits garçons ne préfèrent plus systématiquement les balons aux poupées, et que les uns et les autres jouent au gendarmes et aux voleuses.
(…)on n’étudie plus la littérature ni la peintures: on y chasse les stéréotypes et on y célèbre ce qui permet de brouiller les codes sexués.
74: L’alliance du culturalisme, qui permet la multiplicité de l’être, et du technicisme, qui s’enchante de sa plasticité, doit nous permettre de réduire, jusqu’à l’abolir complètement, lapart non choisie de l’existence.
77: Chapeau du chapitre Au pays du Grand Mensonge: D’après le syndicat Sud de l’académie d’Orléans-Tours, pour les corrections du bac, la consigne a été donnée aux professeurs de français de noter les oraux sur 24, de façon à remonter la moyenne de l’académie, qui plombe la moyenne nationale.
(…) Ce Grand Mensonge national est beaucoup plus grave que la dissimulation par un ministre de son compte bancaire à l’étranger. Mais il n’émeut guère les croisés de la transparence.
79: il cite: “le malheur des hommes ne doit pas être le reste muet de la politique. Il fonde un droit absolu à se lever et à s’adresser à ceux qui détiennent le pouvoir” (Foucault, Michel (1994), Face aux gouvernements, les droits de l’homme, Dits et Ecrits IV (Paris: Gallimard). p. 708)

Finkielkraut, Alain. 2012. L’Identité Malheureuse, Éditions Stock, Paris. 2012.

Quatrième de couverture :les individus cosmopolites que nous étions spontanément fond sous le choc de l’altérité, la découverte de leur être. 

Le changement n’est plus ce qu’il était

9: j’ai grandi dans une France bien ifférente de celle que nous habitons aujourd’hui. (…) Dans cette France d’autrefois, l’histoire devait déjà répondre de ses crimes, mais elle semblait encore porteuse de sens.
10:(…) J’ai pleinement vécu ce moment de grâce cette interruption sabbatique où les gens ne se croiser plus mais c’est coûté et se disputer la parole. (…) Et cela dehors, à ciel ouvert, dans une ville soudain libérer de la tyrannie des transports : les voitures céder le terrain, le verbe emplissait l’espace. Un verbe, il est vrai, très codé : moins qu’il n’est jamais militer, je me suis découvert, comme la plupart de mes interlocuteurs,une surprenante facilité à apprendre et à parler l’idiome révolutionnaire.
11 -12: il y a eu les années gauchistes de la déconstruction des valeurs héritées  (…) sous l’effet du combat mené par les dissidents dans ce qui était alors « l’autre Europe », les contestataires que nous étions se sont réconciliés avec le suffrage universel aussi et avec les droits de l’homme. Nous avons soudain réalisé que ces droits ne servait pas à couvrir un système de domination, comme l’enseigner le marxisme orthodoxe, mais que, là où ils étaient en vigueur, il faut fixer une limite intangible au droit de l’État.
12: en 68, nous nous appelions fièrement « camarades » mais ce n’était pas rien, nous le savions désormais, que d’être citoyens et non sujets comme autre fois ou suspects comme ailleurs.(…) La lecture de L’Archipel du Goulag (…) a guéri une grande partie d’entre nous de l’arrogance intellectuelle. (Citant Goethe)”les idées générales et la grande présomption sont toujours en train de déchaîner d’affreux malheurs”.

13: ce qui nous est (…) Devenu clair, c’est la part de comédie que recèle laisser nos engagements quand nous endossions, sans avoir à en payer  le prix, les défroques du révolutionnaire  ou du résistant.(…)et c’était encore avec l’espoir de deux « changer la vie » que nous avons porté François Mitterrand au pouvoir le 10 mai 1981.
Citant Péguy:”Des graphies, des phonies  et des scopies qui ne seront pas moins télé les unes que les autres”( Charles Péguy,  in œuvres en prose  complètes II, Gallimard, collection « bibliothèque de la plier à deux », 1988 )
Un nouveau type humain a même fait son apparition : bobo.
14 : le bobo veut  jouer sur les deux tableaux : être pleinement adulte et prolonger son adolescence à n’en plus finir. Cet hybride que notre génération a produit témoigne de la libération des mœurs et d’une manière d’habiter le temps différente de celle de nos pères.(…) nous n’avons pas changé  le monde, nous n’avons pas changé  la vie. C’est Business as usual. C’est même, pourrait-on dire, business more than ever. La sphère  non marchande de la vie ne cesse de rétrécir (…) Et la publicité qui était -s’en souvient ont encore ?– la première cible de la contestation, (…) Érigée en culture pub, elle règne, omnipotente est indiscutable, elle dicte sa loi à la radio et à la télévision, elle envahit les écrans d’ordinateur, elle saccage l’entrée des villes, elle s’étale sur les voiles des trimarans, sur les maillots, les combinaisons, les casquettes des sportifs et sur les cahiers de tous les élèves.

17: deuxième grande nouveautés de notre temps : le renoncement à changer le monde ne se traduit ni par la perpétuation du statu quo ni par un retour en arrière

18 : en 1968, nous disions : « cours, camarade, le Vieux Monde est derrière toi ! » Essoufflés , nous avons ralenti le pas, nous nous sommes arrêtés, et nous n’avons plus reconnu le Vieux Monde.

20: mais la société conflictuelle sous laquelle nous évoluions était encore, à son insu, une nation homogène. La déliaison a mis le lien social à l’ordre du jour. Le morcellement et le ressentiment communautaires ont fait la fortune lexical de son antonyme. C’est lorsque, dans toujours plus d’établissement, l’enseignement consiste non à transmettre son savoir mais à savoir « tenir sa classe » (comme il est dit très officiellement) que le vivre-ensemble entre dans la langue. La fréquence du mot traduit le désarroi d’une il société qui vois la disparition de la chose.

21: c’est ainsi que, dans une Europe qui n’a plus les moyens de maîtriser les flux migratoires et qui est devenue  (…) Un « continent d’immigration malgré lui » (Catherine Wihtol de Wenden, la globalisation humaines, PUF, 2009), la France a changé, la vie a changé, le changement lui-même a changé.

23: Laïques contre laïques (histoire du foulard)

Tout commence en octobre 1989 dans un collège de Creil, en banlieue parisienne. 25: Manifeste cosignée avec Élisabeth Badinter, Régis Debray, Elisa bête de Fontenay et Catherine Kinslayer : « le droit à la différence qui vous est si cher né d’une liberté que s’il est assortie du droit d’être différent de sa différence »

28: « la nation n’est pas seulement un ensemble de citoyen détenteurs de droits individuels. Elle est une communauté de destin » (François Bairou 1994)

43: certes les enseignants sont plus que jamais jaloux de leur indépendance, et il démontre par la régularité de leur grève et le nombre de leurs manifestations qu’ils ne sont pas les rouages de l’État ni horresco referens, les représentants  du gouvernement.(…) mais combien sont-ils à se croire encore mandatés  auprès de leur classes par les poètes, les artistes ou les philosophes qui ont fait l’humanité ?

47: je n’ai pas porter la blouse, sinon à l’école primaire, mais j’appartient à l’une de ces dernières générations qui ait bénéficier de cette distinction.

51: Mixité française

57: Contrairement à Hume, nous distinguons soigneusement le sexe (catégorie biologique) et le genre  (catégorie culturelle ) et nous nous désolons de voir nos contemporains les plus rétrogrades continuer de prendre l’un pour l’autre.

58: Human (…) Portant le regard au-delà de son île, il voit avec admiration le magistère des femmes s’exercer dans tous les domaines de la vie de l’esprit: “dans une nation voisine, également réputé pour le bon goût et la galanterie qui y règnent, les dames sont, d’une certaine manière les souveraines du monde de l’érudition comme de celui de la conversation”

59: N’oublions pas non plus ce que les rituels minuscules comme céder le pas, régler les consommations, tenir la porte doivent tous besoin d’expier le privilège de la force par la délicatesse du comportement.(…) mais la galanterie n’est pas seulement égard pour la fragilité. Elle est surtout tribu à la féminité. La galanterie est une atmosphère avant d’être une entreprise, une convention avant d’être une conquête, un jeu gratuit avant d’être un comportement intéressé, un rôle que l’on tient (…) un petit cérémonial auquel on se plie sans projet défini, comme ça, pour le plaisir, pour la forme et parce qu’on ne sait jamais.

79: ce que veut dire ce « chez nous », c’est si l’on en croit Ayaan Hirsi Ali, la femme politique néerlandaise d’origine somalienne aujourd’hui réfugiée  aux États-Unis, qu”entre en matière de sexe, les hommes sont perçus dans la culture musulmane comme des animaux irresponsable qui perdent  tout contrôle lorsqu’ils voient une femme ».

85: le vertige de la désidentification

C’est avec le mot romantisme que le thème de l’identité nationale apparaît pour la première fois sur la scène européenne.

96: À la question : « qu’est-ce qu’il fait le European idée de l’Europe ? », Le sociologue allemand Ulrich Beck réponds aujourd’hui : le cosmopolitisme. Autrement dit le propre de l’Europe et de ne pas avoir de propre. Elle ne se reconnaît pas dans l’histoire dont elle est issue, son origine n’a rien à voir avec ça destination, ça destinations consiste à se démettre de son origine, à rompre avec elle-même.

96-97: « si nous voulons exhumer la conscience originelle du cosmopolitisme au fondement du projet européen, écrit Ulrich Beck, la mémoire collective de l’holocauste en constituent l’archive la plus évidente. » (Ulrich Beck, qu’est-ce que le cosmopolitisme ? Traduit par Aurélie Duthoo, Aubier, 2006.)

97: le Europe et néeavec le logos, c’est-à-dire dans la question « qu’est-ce que… ? » « Qu’est-ce que le courage …?(…) s’est substituée  à l’autorité de la coutume.

99: ne plus construire un collectif sur la destitution et la persécution d’un autre : tel est donc la grande promesse de l’Europe post-hitlérienne.

(à propos des ponts  sur les billets européens : des ponts pour mettre fin au règne funestes de la frontière. Des ponts pour dire que l’Europe n’est pas un lieu mais un lien, un passage, une passerelle et que, loin d’un carnet une civilisation particulière, elle s’élève au-dessus de tous les particularismes.

100: il y a donc les démons de l’identité. Mais il y a aussi les démons de l’universel.

109: (À propos des platanes si… Français de Barrès) Luce Lucien Febvre l’historien sous le titre nous sommes descends mêlée. Manuel d’histoire de la civilisation française : « les platanes, il n’y en avait pas en France avant le XVIe siècle»(…)

 

Finkielkraut, Alain. 2007. Emission Répliques du 24 février 2007: L’héritage de Pierre Mendès France. Paris: France Culture. émission radiophonique.(clink on the link)

cf. Roussel, Eric. 2007. Pierre Mendès France: Gallimard.
cf. Bolkestein, Fritz, and Michel Rocard. 2006. Peut-on réformer la France? Paris: Autrement.

Répliques du 16/1/2016: Penser l’altérité en faisant fi de la différence 

Répliques du 31/10/2015: L’Islam et l’Occident (Daniel Sibony et Tareq Oubrou)

Sibony : de langue maternelle arabe mais ma langue culturelle est celle de la bible française 

” Où étais-tu, bon Jésus ? Où étais-tu? Pourquoi n’as-tu pas été là dès le début, pour m’aider et soigner mes blessures ?”

Gargouilles

le diable aux juifs 

Bibalaka

Répliques: les juifs dans le monde arabe 13 avril 2013

Henri Laurens et Georges Bensousan

Presentisme selon François Hartog
Cf le grand déracinement des juifs du monde arabe.
Majoritaire jusqu’au 14e siècle et disparition en 30 ans. Mini 2000 ans de presence à part Egypte. 1 million réduit à 5000 essentiellement au Maroc
Symbiose: des 30 mais surtout 40 et 50, plus les bienvenus, donc pas lié à Israël
Ethnologisation et folklorisme concernant cette population

 

Laurens: ne pas projeter sur les siècles passes nos andalousies imaginaires
Sur plan linguistique, les juifs en terre d’islam ont participé ou ont été imprégnés par vaste culture au moyen âge. Ex grammaire de l’hébreu a été renouvelée par invention grammaire arabe qui a servi de modèle et notamment pour la vocalisation des textes bibliques parallèlement aux linguistes arabes pour le coran et langues juives
Poussée de l’Islam, pacte d’Omar fut une libération
Thora enseignée en arabe, inconcevable en Pologne (yiddish )
Bernard Lewis, symbiose
Dimitude: hospitalité, protection mais limites et domination
Coran: Abraham était un vrai croyant dont les juifs ont trafiqué le message
2 religions de la loi
Judeo-islamisme : lieu sacré et israeliot dans culture populaire musulmane
Âge d’or n’a jamais existé , simple rapprochement
Notations anti juives dans le Coran mais pas de haine
Albert Memi: 74, mythe de la vie idyllique, juifs diminués dans le monde arabe
Pacte du Calife Omar, code de l’indigenat
Haim kattan originaire d’Irak : Alliance Israëlite universelle et émancipation 

La vie à 2

La passion résiste à tout sauf à son propre triomphe P. Bruckner

Y a-t-il une religion de la Shoah?

Mot de Ben Gourion
Cristallisation de la mémoire 

Cf Tova Reich My Holocaust critique des excès de la religiosité de la Shoah
Le peuple juif célèbre toujours les bénédictions (Alain Besançon)
Devoir de rester juif pour ne pas parachever l’œuvre de Hitler
614eme commandement Rabin de Toronto W/Fag/kenheim la présence de Dieu dans l’histoire
Judaïsme orthopraxie (rester en communauté comme leur enjoint Hillel plutôt que théologie )pratiquement inexistante

Emission Répliques du 29 Septembre 2012: Faut-il déconstruire Israel (2007) (émission radiophonique, France Culture).

Avec Shlomo Sand et Maurice Kriegel
Le grand théologien protestant Karl Bart rapporte l’anecdote suivante: Frederic II à Zimmerman, le médecin.Suisse. Quel preuve de l’existence de Dieu: “Sire, les juifs sans doute parce que ce peuple choisi a persévéré en dépit des menace de péremption et de mort prononcées à son encontre.
Sand, auteur de Comment le Peuple Juif fut inventé. Maintenant comment la Terre Sainte fut inventée. De la terre sainte à la Mer Patrie.
Finkielkraut. Rappelle les paroles de la Tikva.
Sand lui signale que l’auteur de cet hymne a émigré et fini sa vie aux Etats-Unis et il y voit un symbole. Par ailleurs, nulle mention n’est faite de Eretz Israel. Il n’y a pas eu 2000 ans de rappel de la Terre d’Israel. Pas de rêve juif laic de revenir sur cette terre.
Les juifs n’ont pas été exilés de la terre sainte. C’est l’hymne écrit par quelqu’un qui ne vit pas en Israel. Enfin, c’est un espoir qui ne peut pas être
Kriegel: il s’agit d’un espoir messianique vieux de plusieurs millénaires. Dimension religieuse: aspiration à la concorde des coeurs, à la rencontre et à la paix. Et dimension politique: récupération de la souveraineté.
Passé glorieux

Rien de révolutionnaire dans cette émission, presque pas de débat en fin de compte.

(2011), ‘Les yeux ouverts’, in David Chemla (ed.), JCall: les raisons d’un appel (Paris: Liana Levi ), 49-53.

Je ne crois pas que le gel des implantations juives en Cisjordanie, le démantèlement d’une grande partie d’entre elles et la création d’un Etat palestinien apporteront la paix dans le monde ni même au Moyen-Orient. Je ne crois pas que l’islamisme tire sa vitalité du conflit israélo-palestinien. Ce qui le nourrit, et ce qui lui vaut tant d’adeptes prêts à mourir ou plus précisément à tuer en mourant, c’est la corruption, l’incurie, l’autocratie et, plus que tout peut-être, la relégation des femmes, qui sévissent dans le monde arabo-musulman. Le terreau de l’islamisme ce n’est pas la Palestine, c’est la frustration.
J’ai en mémoire aussi les propos de Pierre Mendès-France qui, dans les dernières années de sa vie, a travaillé inlassablement à un rapprochement entre Israéliens et Palestiniens: “C’est vrai que les frontières de 1967 (ou plutôt les lignes de cessez-le-feu de 1948 qui, à l’époque, ont été de part et d’autres considérées comme des limites provisoires et nn comme des frontières politiques), ce ne serait pas très sérieux. A un certain endroit, le territoire israélien avait douze kilomètre de large et c’était indéfendable dans tous les sens du mot. Avant la guerre des six jours, les chauffeurs de taxi s’amusaient à (battre le record de la t raversée d’Israël de bout en bout). Quand ils avaient réussi la traversée en dix minutes, il recevaient un bon pourboire.Réclamer fanatiquement le retour à un pareil découpage, non ce n’est pas sérieux.
Bref, le “Yaka” des indignés me laisse songeur.
(…)
J’ai cependant signé l’Appel à la raison de JCall car je pense que le soutien à Israël va de pair avec le soutien à ceux des Palestiniens qui veulent non pas l’Oumma mais un Etat-nationaux côtés d’Israël.
Aujourd’hui comme hier, je fais mienne cette observation de l’historien J.L. Talmon: “De nos jours le seul moyen d’aboutir à une coexistence entre les peuples est, bien que cela puisse paraître ironique et décevant, de les séparer.
Contrairement à ce que pensent, avec le faucon Moshe Arens, les colombes du métissage et du patriotisme constitutionnel, tout le monde ne peut pas cohabiter avec tout le monde. Il ne faut pas seulement des règles au vivre-ensemble. Il faut aussi une assise. une profondeur de temps, un destin commun, ce que Renan appelle un héritage de glores et de regrets à partager.
(…)quand je vois que le gouvernement israélien, face à la perspective de division interne, en cas de compromis avec les Palestiniens, semble avant tout soucieux de sauver l’unité de la coalition et celle du pays, je me dis, le coeur serré, que la phrase d’Abba Eban sur Arafa – “Il ne manque jamais une occasion de manquer une occasion” risque fort d’être retournée à ce gouvernement pour le malheurs des Palestiniens et des Israéliens.

Finney, Angus. 1996. The State of European Cinema: A New Dose of Reality. London: Cassell.

Fishman, Joshua A. 1967. Bilingualism with and without diglossia: Diglossia with and without Bilingualism. Journal of Social Issues (23):29-38.

165-166: With the adoption of the English Language Amendment in California in November 1986 and with the margin in favor of that adoption being nearly three to one, it is doubtlessly true that, for the first time in American history, a language-policy issue has come to the fore as a prominent internal issue in the United States.Fishman, J. A. (1992). The Displaced Anxieties of Anglo-Americans. Language Loyalties: A source-book on the Official English Controversy. J. Crawford. Chicago, The University of Chicago Press: 165-167.In what has been referred to as the « century of English », at a time when English is the worlds’s most prestigious, most effective and most sought-after vehicle of communication the world over, when political carreers in non-English-mother-tongue counrtries are made or ruined partially on the basis of whether candidates for national office can handle English effectively (in order to negotiate with George Schultz or Ronald Reagan, or appear before the American Congress -few of whose members can handle any language other than English); when English is stzill spreading and gaining uses and users in the entire non-eEnglish-mother-tongue owrld; why should a concern for tis functional protection arounse so much interest int he wealthiest, most prestigious and most powerful English-mother-tongue country of the world, a country in which full 85% of the population is of English mother tongue and anywhere between 94% and 96% of the population is English-Speaking?
168:Instead of rigidly perseverating on the linguistic behavior of recent arrivals who need governmental services in Spanish if their health, education, welfare, and political rights are to be safeguarded, Official English/English Only advocates should be asking themselves: “Why are those second- and third-generation Hispanics–who usually or
only speak English by now–still living in those barrios where previously their parents and grandparents lived and where now the new immigrants concentrate)” But to ask this question would lead to yet another unknown, undesired. or rejected body of data. which shows that mastery of English is almost as inoperative with respect to His
panics’ social mobility as it is with respect to black social mobility.
Twenty-five percent of Hispanics today live at or below the poverty line, a rate that is easily two or even three times as high as the propertion of Hispanics that are not English-speaking. Among the older immigrant groups, English was acquired, their immigrant cultures were destroyed, and social mobility was their payoff for the dislocation ex-
perienced. Among Hispanic, Asian, and Pacific islander immigrants of the last two decades, only the first two steps in this equation have been realized (and these have been due more to the dynamics of urban dislocation and mobility aspirations than to any governmental program whatsoever).

– ed. 1968. Readings in the sociology of language. The Hague: Mouton.

referred to in Labov’s bibliography of Labov, W. (1972). Language in the Inner City: Studies in the Black English Vernacular. Philadelphia, PA, University of Pennsylvania Press.

__1992. The Displaced Anxieties of Anglo-Americans. In Language Loyalties: A source-book on the Official English Controversy, edited by J. Crawford. Chicago: The University of Chicago Press.

165-166: With the adoption of the English Language Amendment in California in November 1986 and with the margin in favor of that adoption being nearly three to one, it is doubtlessly true that, for the first time in American history, a language-policy issue has come to the fore as a prominent internal issue in the United States.Fishman, J. A. (1992). The Displaced Anxieties of Anglo-Americans. Language Loyalties: A source-book on the Official English Controversy. J. Crawford. Chicago, The University of Chicago Press: 165-167. In what has been referred to as the « century of English », at a time when English is the worlds’s most prestigious, most effective and most sought-after vehicle of communication the world over, when political carreers in non-English-mother-tongue counrtries are made or ruined partially on the basis of whether candidates for national office can handle English effectively (in order to negotiate with George Schultz or Ronald Reagan, or appear before the American Congress -few of whose members can handle any language other than English); when English is stzill spreading and gaining uses and users in the entire non-eEnglish-mother-tongue owrld; why should a concern for tis functional protection arounse so much interest int he wealthiest, most prestigious and most powerful English-mother-tongue country of the world, a country in which full 85% of the population is of English mother tongue and anywhere between 94% and 96% of the population is English-Speaking? 168:Instead of rigidly perseverating on the linguistic behavior of recent arrivals who need governmental services in Spanish if their health, education, welfare, and political rights are to be safeguarded, Official English/English Only advocates should be asking themselves: “Why are those second- and third-generation Hispanics–who usually or only speak English by now–still living in those barrios where previously their parents and grandparents lived and where now the new immigrants concentrate)” But to ask this question would lead to yet another unknown, undesired. or rejected body of data. which shows that mastery of English is almost as inoperative with respect to His panics’ social mobility as it is with respect to black social mobility. Twenty-five percent of Hispanics today live at or below the poverty line, a rate that is easily two or even three times as high as the propertion of Hispanics that are not English-speaking. Among the older immigrant groups, English was acquired, their immigrant cultures were destroyed, and social mobility was their payoff for the dislocation ex- perienced. Among Hispanic, Asian, and Pacific islander immigrants of the last two decades, only the first two steps in this equation have been realized (and these have been due more to the dynamics of urban dislocation and mobility aspirations than to any governmental program whatsoever).

____ (2012), ‘Etats du Yiddish: les différents types de reconnaissance gouvernementale ou non gouvernementale (Varieties of Governement and Non-Governement recognition of Yiddish’, Droit et Cultures, 63 (S’entendre sur la langue), 23-32.

___and JL. Dillard. 1975. Perspectives on Black English. The Hague: Mouton.

___Gertner Michal H., Lowy Esther G., and Milan William G. 1985. The Rise and Fall of Ethnic Revival. Vol. 37, Contributions to the Sociology of Language. Berlin, New York et Amsterdam: Mouton.

____, and Vladimir C. Nahirny. 1966. Organization and leadership in language maintenance. In Language Loyalty in the United States, edited by Fishman.

Fitzgerald, Frances. 1980. America Revised. New York: Vintage Books.

FitzGerald, Stephen. 1997. Is Australia an Asian Country ? St Leonards: Allen & Unwin.

Flaysakier, Jean-Daniel. 2002. Télescopage. Libération, 22 avril 2002, 17.

Il y a dans l’actualité des télescopages étonnants. Au moment même où, dans Libération, était publiée une pétition appelant à un moratoire sur les relations culturelles et scientifiques avec Israël, une société de biotechnologie de ce pays allait aider une équipe française à réaliser une première mondiale. C’est grâce à une valve cardiatque révolutionnaire fabriqueée d’urgence pendant le week-end des 13 et 14 avril en Israel et acheminée jusqu’à Rouen, par ses concepteurs, qu’un malade a pu échapper à une mort certaine et annoncée.
Coïncidence, certes, mais qui rend encore plus insupportable l’initiative des responsables de cette partition, de cet appel au boycott déguisé sous le vocable de moratoire.
Lire, par exemple, que les signataires de la “faveur” faite à Israël d’être traité comme tous les Etats membres de l’Union européenne est stupéfiant.
Il est vrai que ce privilège est anormal. Il y a tellement d’autres Etats démocratiques dans la région, avec des élections libres, une opinion publique autorisée à s’exprimer, des médias de service public qui peuvent critiquer le pouvoir, et une Cour suprême qui peut imposer sa décision au politique.
Nul doute que les intellectuels signataires peuvent citer la liste exhaustive de ces nations.
Et pourquoi, en effet, ne pas privilégier le Liban, où les soldats syriens ne sont pas une force d’occupation. Beyrouth accueille maintes conférences internationales, comme récemment celle organisée par des négationnistes et des révisionistes. On pourrait sans aucun doute lier des relations intéressantes entre ces “chercheurs” et les universités françaises, en lieu et place des contrats passés avec les Israéliens.
La Syrie pourrait faire un excellent partenaire de remplacement, également, son ministre de la Défense, le général Moustafa Tlass, ne devait-il pas soutenir une thèse à la Sorbonne?
Bien sûr, il avait par ailleurs commis des écrits relevant aussi du négationnisme, mais est-on franchement à cela près quand il s’agit de rompre avec des collègues israéliens devenus infréquentables?
Ce sont souvent les mêmes qui veulent boycotter le peuple israélien au nom de leur opposition à Ariel Sharon, et qui refusent l’embargo contre l’Irac en raison du fait que le peuple irakien n’a pas à souffrir des actes de Saddam Hussein.
Arrivera-t-on un jour à demander aussi des sanctions contres les laboratoires et les institutions qui travaillent avec des équipes israéliennes, ou qui accueillent des chercheurs de ce pays dans leurs structures?

Fleras, Augie, and Jean Leonard Elliott. 1992. The Nation within: Aboriginal State Relations in Canada, the United States and New Zealand. Toronto: Oxford University Press.

quoted by Kymlicka, Will. Multicultural Citizenship. Edited by David Miller and Alan Ryan, Oxford Political Theory. Oxford: Clarendon Press, 1995.

Foucher, P. (2010). les droits linguistiques et la jurisprudence canadienne. . “Language, Law and the Multilingual State” 12th International Conference of the International Academy of Linguistic Law Bloemfontein, Free State University.

Franklin, Benjamin. 1961. Observations concerning the Increase of Mankind, Peopling of Countries Etc. In Papers, edited by L. W. Labaree. New Haven: Yale University Press.

Cité par Crawford, James. Hold your Tongue. Reading, MA: Addison-Wesley Publishing Company, 1992: “This work would later influence Malthus himself. It analyzued the economic conditions, notably the demand for labor on the frontier, that favored rapid population growth in the New World . What worried Franklin, however, was nto the quantity, but the qualitiy of humankind: “the number of purely white people in the world in proportionably very small…I could wish their numbers were increased”. And his conception of preferred breeding stock was Anglocentric, to say the least. “In Europe, the Spaniards, Italians, French, Russians and Swedes are generally of what we call a swarthy Complexions; as are the Germans also, the Saxons only excepted, who with the English, make up the principal Body of White People on the Face of the Earth”. For immigration Policy, the implication was clear: “why increase the sons of Africa by planting them in America, when we have so fair an opportunity, by excluding all backs and tawnys, if increasingt the lovely red and white”” Regretting his intemperate remarkes, Franklin excised this passage from later editions of his writings.

Egalement cité p, 37 de Crawford, James. Hold your Tongue. Reading, MA: Addison-Wesley Publishing Company, 1992: Why should the Palatine Boors be suffered to swarm into our Settlements, and by herding together, establish their Language and Manners to the Exclusion of ours! Why should Pennsylvania, founded by me English, become a Colony of Aliens, who will shortly be so numerous as to Germanize us instead of our Anglifying them, and will never adopt our Language or Customs, any more than they can acquire our Complexion.?

Fraser, Graham, and Anne McIlroy. 1999. Clinton buoys federal cause. Globe and Mail, October 9, 1999, A1.

Ethnic groups should think lang and hard about separating and many questions must b e answered before independence can be justified, US president Bill Clinton said yesterday in a sweepeing defence of federalism.

He mentioned Quebec only once in his half-hour speech, but his message was as clear as he could make without putting himself at risk of criticism mor meddling in Canada’s domestic affairs.

“I think when a people thinks it should be independent in order to have a meaningful political existence, serious questions should be asked” he told the 600 delegates from 25 countries at the International Conference on Federalism.

“Is there an ab use of human writes? Is there a way people can get along if they come from different heritages? Are minority rights as well as majority rights respected`? What is the long-term economic and security independence of our people`? How are we going to co-operate with our neighbours; is it going to be better or worse if we are independenat or if we have a federalist system?
Federal officials and conference organizers were beaming. They had been furious that the separatists had taken advantage of their conference to deliver their message.
But Mr. Clinton’s speech was the most powerful and subtle arguemnt in favour of the federal idea heard in Quebec for years.

Fraser, N. (2001), ‘‘Recognition Without Ethics’, Theory Culture and Society, (18), 21-42.

quoted by Morris, Lydia (2012 ), ‘Citizenship and Human Rights’, The British Journal of Sociology 2, 63 (1).

Fredrik, Barth. 1995. Les Groupes ethniques et leurs frontières. In Théories de l’Ethnicité, edited by P. Poutignat and J. Streiff-Fenart. Paris: Presses Universitaires de France.

Frideres, James. 1997. Edging into the Mainstream: Immigrant Adult and their Children. In Comparative Perspectives on Interethnic Relations and Social Incorporation in Europe and North America, edited by S. Isajiw. Toronto: Canadian Scholar’s Press.

cité par Kymlicka  dans ma traduction de nov. 2000, le nouveau débat sur les droits des minorités.

Friedman, Thomas L. (2012), ‘Power with Purpose’, Herald Tribune, 24 May 2012.

Thomas L. Friedman is an internationally renowned author, reporter, and columnist—the recipient of three Pulitzer Prizes and the author of six bestselling books, among them From Beirut to Jerusalem and The World Is Flat.

Thomas Loren Friedman was born in Minneapolis, Minnesota, on July 20, 1953, and grew up in the middle-class Minneapolis suburb of St. Louis Park. He is the son of Harold and Margaret Friedman. He has two older sisters, Shelley and Jane.

Harold Friedman was vice president of a ball bearing company, United Bearing, started by a friend. Margaret Friedman, who served in the U.S. Navy in World War II and studied home economics at the University of Wisconsin, was a housewife and a part-time bookkeeper. Harold Friedman died of a heart attack in 1973, when Tom was nineteen years old. Margaret Friedman, who was also a Senior Life Master championship bridge player, died in 2008.

Fun fact: St. Louis Park was immortalized in the 2009 Coen brothers movie, A Serious Man. Friedman, Ethan and Joel Coen, Senator Al Franken, political scientist Norman J. Ornstein, NFL football coach Marc Trestman, and Harvard University philosopher Michael J. Sandel all grew up in or near St. Louis Park in the 1960s—and most of them went to St. Louis Park High School and the local Hebrew school. (The Coen brothers once observed that it reminded them of the small town in Transylvania where all the vampires came from.)

From an early age, Friedman, whose father often brought him to the golf course for a round after work, wanted to be a professional golfer. He was captain of the St. Louis Park High golf team; at the 1970 U.S. Open at Hazeltine National Golf Club, he caddied for Chi Chi Rodriquez, who came in 27th. That, alas, was as close as Friedman would get to professional golf. In high school, however, he developed two other passions that would define his life from then on: the Middle East and journalism. It was a visit to Israel with his parents during Christmas vacation in 1968–69 that stirred his interest in the Middle East, and it was his high school journalism teacher, Hattie Steinberg, who inspired in him a love of reporting and newspapers. On January 9, 2001, after Steinberg’s death, Friedman celebrated her in his New York Times column:

“Hattie was the legendary journalism teacher at St. Louis Park High School, Room 313. I took her intro to journalism course in 10th grade, back in 1969, and have never needed, or taken, another course in journalism since. She was that good. Hattie was a woman who believed that the secret for success in life was getting the fundamentals right. And boy, she pounded the fundamentals of journalism into her students—not simply how to write a lead or accurately transcribe a quote, but, more important, how to comport yourself in a professional way and to always do quality work. To this day, when I forget to wear a tie on assignment, I think of Hattie scolding me . . . Hattie was the toughest teacher I ever had. After you took her journalism course in 10th grade, you tried out for the paper, The Echo, which she supervised. Competition was fierce. In 11th grade, I didn’t quite come up to her writing standards, so she made me business manager, selling ads to the local pizza parlors. That year, though, she let me write one story. It was about an Israeli general who had been a hero in the Six-Day War, who was giving a lecture at the University of Minnesota. I covered his lecture and interviewed him briefly. His name was Ariel Sharon. First story I ever got published. Those of us on the paper, and the yearbook that she also supervised, lived in Hattie’s classroom. We hung out there before and after school. Now, you have to understand, Hattie was a single woman, nearing 60 at the time, and this was the 1960s. She was the polar opposite of ‘cool,’ but we hung around her classroom like it was a malt shop and she was Wolfman Jack. None of us could have articulated it then, but it was because we enjoyed being harangued by her, disciplined by her and taught by her. She was a woman of clarity in an age of uncertainty.”

After graduating from high school in 1971, Friedman attended the University of Minnesota and Brandeis University, and graduated summa cum laude in 1975 with a degree in Mediterranean studies. During his undergraduate years, he spent semesters abroad at the Hebrew University of Jerusalem and the American University in Cairo. Following his graduation from Brandeis, Friedman attended St. Antony’s College, Oxford University, on a Marshall Scholarship. In 1978, he received an M.Phil. degree in modern Middle East studies from Oxford. That summer he joined the London Bureau of United Press International (UPI) on Fleet Street, where he worked as a general assignment reporter.

While in England, Friedman met Ann Bucksbaum of Des Moines, Iowa. Ann, after graduating from Stanford with a B.A. in economics, was attending the London School of Economics. They were married in London on Thanksgiving Day 1978. Ann’s father, Matthew Bucksbaum, along with his two brothers, founded General Growth Properties in Des Moines, and built the company into an international shopping mall REIT.

Friedman spent almost a year reporting and editing in London before UPI dispatched him to Beirut as a correspondent in the spring of 1979. He and Ann lived in Beirut from June 1979 to May 1981 while he covered the civil war there. The Beirut assignment was his introduction to life as a foreign correspondent. “In those days, working for UPI, you had to do everything—file a breaking news story, do a radio spot, file a picture, and duck for cover,” he recalls. “It was a great learning experience. The best journalism school there is, in fact. In my little spare time, I played golf at Beirut Golf and Country Club. It had thirteen holes and the driving range was adjacent to a Palestinian firing range. Being in a ‘bunker’ there was sometimes a relief.”

In May 1981, Friedman was offered a job by the legendary New York Times editor A. M. Rosenthal. He left Beirut and joined the staff of The New York Times in Manhattan. From May 1981 to April 1982, Friedman worked as a general assignment financial reporter for the Times. He specialized in OPEC and oil-related news, which had become an important topic as a result of the Iranian revolution.

In April 1982, he was appointed Beirut Bureau Chief for The New York Times, a post he took up six weeks before the Israeli invasion of Lebanon. For the next two-plus years, he covered the extraordinary events that followed the invasion—the departure of the PLO from Beirut, the massacre of Palestinians in Beirut’s Sabra and Shatila refugee camps, and the suicide bombings of the U.S. embassy in Beirut and the U.S. Marine compound in Beirut. He also covered the aftermath of the Hama massacre in Syria, where the Syrian government leveled part of a town, killing thousands, to put down a Muslim fundamentalist insurrection. For his work, he was awarded the 1983 Pulitzer Prize for international reporting.

In June 1984, Friedman was transferred to Jerusalem, where he served as the Times’s Jerusalem Bureau Chief until February 1988. There, his and Ann’s two daughters were born: Orly in 1985 and Natalie in 1988. It was a relatively quiet time in Israel, but in the West Bank and Gaza the first Palestinian intifada was brewing. Friedman devoted much of his reporting to those two simmering volcanoes, which would erupt right at the end of his tour. As a result of his work, he was awarded a second Pulitzer Prize for international reporting and was granted a Guggenheim Foundation Fellowship to write a book about the Middle East.

The book was From Beirut to Jerusalem. Published by Farrar, Straus and Giroux in June 1989, it was on the New York Times bestseller list for nearly twelve months and won the 1989 National Book Award for nonfiction and the 1989 Overseas Press Club Award for the best book on foreign policy. From Beirut to Jerusalem has been published in more than twenty-five languages, including Japanese and Chinese, and is still used today as a basic textbook on the Middle East in many high schools and universities. Friedman keeps threatening to bring out a new edition with a one-page, one-line introduction: “Nothing has changed.”

In January 1989, Friedman started a new assignment as the Times’s Chief Diplomatic Correspondent, based in Washington, D.C. During the next four years he traveled more than 500,000 miles, covering Secretary of State James A. Baker III and the end of the Cold War. “Journalism involves a lot of luck—being in the right place at the right time and then taking advantage of it,” he once recalled. “I was very lucky to be in Lebanon when it became a dramatic global story, and I was very lucky to be on Jim Baker’s plane to have a front-row seat for the end of the Cold War, the fall of the Berlin Wall, the collapse of the Soviet empire, the first Gulf War, and the aftermath of Tiananmen Square.”

In November 1992, Friedman shifted to domestic politics with his appointment as the Times’s Chief White House Correspondent. In that role he covered the post-election transition and the first year of Bill Clinton’s presidency.

“That was really Mr. Toad’s Wild Ride,” he recalled. “It was a great learning experience to see the world by covering the White House. It was different from the State Department. It involved much more politics. But doing it for a year was quite enough for me. I was not cut out to be a White House correspondent, which is a strange cross between babysitting and reporting.”

In January 1994, Friedman shifted again, this time to economics, and became the Times’s International Economics Correspondent, covering the nexus between foreign policy and trade policy. “Again, I got lucky,” he recalled. “It was the start of the post–Cold War era: the walls were coming down all over the world. The Internet and World Wide Web were being born, and so too was this new phenomenon called ‘globalization.'”

In January 1995, Friedman took over the New York Times Foreign Affairs column. (Click here for his first column.) “It was the job I had always aspired to,” he recalled. “I had loved reading columns and op-ed articles ever since I was in high school, when I used to wait around for the afternoon paper, the Minneapolis Star, to be delivered. It carried Peter Lisagor. He was a favorite columnist of mine. I used to grab the paper from the front step and read it on the living room floor.”

Friedman has been the Times’s Foreign Affairs columnist since 1995, traveling extensively in an effort to anchor his opinions in reporting on the ground. “I am a big believer in the saying ‘If you don’t go, you don’t know.’ I tried to do two things with the column when I took it over. First was to broaden the definition of foreign affairs and explore the impacts on international relations of finance, globalization, environmentalism, biodiversity, and technology, as well as covering conventional issues like conflict, traditional diplomacy, and arms control. Second, I tried to write in a way that would be accessible to the general reader and bring a broader audience into the foreign policy conversation—beyond the usual State Department policy wonks. It was somewhat controversial at the time. So, I eventually decided to write a book that would explain the framework through which I was looking at the world. It was a framework that basically said if you want to understand the world today, you have to see it as a constant tension between what was very old in shaping international relations (the passions of nationalism, ethnicity, religion, geography, and culture) and what was very new (technology, the Internet, and the globalization of markets and finance). If you try to see the world from just one of those angles, it won’t make sense. It is all about the intersection of the two.”

That book, The Lexus and the Olive Tree: Understanding Globalization, published in 1999, won the Overseas Press Club Award for best book on foreign policy in 2000. It has been published in twenty-seven languages.

After the World Trade Center was destroyed, Friedman wrote many columns about war, terrorism, and the clash of democratic Western societies with fundamentalist Muslim ones. For those columns he was awarded a third Pulitzer Prize—the 2001 award for distinguished commentary for “his clarity of vision . . . in commenting on the worldwide impact of the terrorist threat.” In 2002 FSG published a collection of the columns, along with a diary he kept after 9/11, as Longitudes and Attitudes: Exploring the World After September 11.

“Probably the most noteworthy columns I wrote during that period,” Friedman recalled, “were my 2002 interview with Saudi Arabia’s Crown Prince Abdullah bin Abdul Aziz, through which he first proposed his Arab-Israeli peace plan, and my columns that supported President George W. Bush’s decision to invade Iraq. The latter proved particularly controversial with some of my readers, since my support for the war was not based on the belief that Saddam Hussein had any weapons of mass destruction that could threaten us, nor on any affection for President Bush’s other policies. It was based on my conviction that, in the wake of 9/11, we needed to find a way to partner with Arabs and Muslims in the heart of the Arab world to build a different kind of politics and governance there—a more democratic framework that would give Arabs and Muslims a real voice and say in their future. It was the liberal case for the war. In the run-up to the war, I often cited the maxim that ‘In the history of the world no one has ever washed a rented car.’ For centuries Arabs have been renting their countries from foreign powers, kings, and military dictators, and that has been a key reason for the rampant anger, frustration, and economic underdevelopment of their world. I felt it was crucial after 9/11 to see if in one country, in the very heart of the Arab-Muslim world, we could partner with the people to try to build a self-governing society and a consensual government. Without those things, the pathologies that produced 9/11—the witches’ brew of dictatorship, religious obscurantism, unemployment, and humiliation of people who felt voiceless and left behind by modernity—would just keep threatening this region and the world.

“Nothing has pained me more than to see that the costs of that conflict—which I warned would be very high—have been staggering,” Friedman added. “At times the war was grotesquely mismanaged by the Bush administration, which brought too few troops and too little knowledge of Iraqi society to this giant task of nation-building. Only the combination of the Iraqi tribal awakening and the U.S. military surge managed to bring it back from the brink. Iraq’s final chapter has not been written. If Iraqis can produce a self-sustaining democracy in the heart of the Arab world—one based on an unprecedented social contract between Sunnis, Shiites, and Kurds—it could over time have a very positive impact on a region barren of democratic government. If that happens, the Iraqis, Americans, Brits, and other allies, who have paid a huge price for this endeavor, will at least be able to say it produced something decent and better in Iraq. If, however, Iraqis can’t come together and seize this moment, it will all have been for naught—a huge lost opportunity for them and us. I continue to root for Iraqis to succeed, in the hope that real liberty, rule of law, and consensual government will take root in the heart of the Arab-Muslim world.”

After spending a great deal of time in the Middle East in the years after 9/11, Friedman decided to do some reporting elsewhere, particularly India. In April 2005, FSG published his fourth book, The World Is Flat: A Brief History of the Twenty-first Century. The book became a #1 New York Times bestseller and received the inaugural Financial Times/Goldman Sachs Business Book of the Year Award in November 2005. A revised and expanded edition was published in hardcover in 2006 and a Release 3.0 paperback edition in 2007. The World Is Flat has sold more than 4 million copies in thirty-seven languages.

Also in 2007, Friedman wrote the afterword for Classic Shots, a collection of photographs from the United States Golf Association, published by the National Geographic Society.

After 9/11, Friedman began making documentaries for the New York Times–Discovery Channel joint venture. Over the next few years he coproduced, reported, and narrated six documentaries:

“Straddling the Fence” (2003)

“Searching for the Roots of 9/11” (2003)

“The Other Side of Outsourcing” (2004)

“Does Europe Hate Us?” (2005)

“Addicted to Oil” (2006)

“Green: The New, Red, White and Blue” (2007)

In 2008, Friedman published Hot, Flat, and Crowded: Why We Need a Green Revolution—and How It Can Renew America. It became his fifth consecutive New York Times bestseller, and was cited by the White House as a book that President Barack Obama was reading on his 2009 summer vacation. It has been published in more than a dozen foreign languages. A 2.0 version of Hot, Flat, and Crowded was published in paperback in 2009, with three new chapters exploring the parallels between the climate crisis and the global economic crisis. “While on the surface this sounds like a book about energy and environment, it really isn’t. It is really a book about America,” Friedman explains. “It has become painfully obvious that for a variety of reasons our country has lost its groove in recent years—Washington doesn’t work, our public schools and infrastructure badly need rebuilding. This book was my own contribution for how we can get our groove back as a country. It is by taking on the earth’s biggest challenges—many of which flow from a planet getting hot, flat, and crowded—and leading the world with the solutions and technologies that will meet those challenges head-on. As we enter the second decade of the twenty-first century, I find this set of issues—how we take the lead in the clean-tech revolution and use that to refresh, renew, and revive America—is what animates me most. If there is one overarching theme that drives my column today, it is the need for nation-building in America.”

Friedman’s most recent book, published in September 2011, is That Used to Be Us: How America Fell Behind in the World It Invented and How We Can Come Back, co-authored with Johns Hopkins University foreign policy expert Michael Mandelbaum. The book is meant to be both a wake-up call and a pep talk for America. It analyzes the four great challenges America faces—globalization, the revolution in information technology, the nation’s chronic deficits, and our pattern of excessive energy consumption—and spells out what we need to do now to sustain the American dream and preserve American power in the world. Friedman and Mandelbaum argue that the end of the Cold War and the catastrophe of 9/11 blinded the nation to the need to address these challenges seriously. They are confident that America can come back—if it studies, not China, but its own history and the formula for success that made it the richest and most powerful country in the world over the last two centuries. “That used to be us,” they insist—and can be us again. That Used to Be Us was Friedman’s sixth New York Times bestseller.

Friedman has won three Pulitzer Prizes: the 1983 Pulitzer Prize for international reporting (from Lebanon), the 1988 Pulitzer Prize for international reporting (from Israel), and the 2002 Pulitzer Prize for distinguished commentary. In 2004, he was also awarded the Overseas Press Club Award for lifetime achievement and the honorary title Order of the British Empire (OBE) by Queen Elizabeth II. In 2009, he was given the National Press Club’s lifetime achievement award.

Friedman and his wife, Ann, reside in Bethesda, Maryland. Ann, who teaches first-grade reading in the public school system in Montgomery County, Maryland, is also chairman of the board of directors of the SEED Foundation, a nonprofit organization based in Washington, D.C., that developed a college-prep public boarding school model for underserved urban students. Ann is also on the boards of Conservation International, the Aspen Institute, the National Symphony Orchestra, and WETA, the public broadcasting station. Their elder daughter, Orly, a graduate of Teach for America, is also a public school teacher. Their younger daughter, Natalie, is finishing college.

Friedman is a member of the Brandeis University Board of Trustees and, since 2004, of the Pulitzer Prize Board. He was a visiting lecturer at Harvard University in 2000 and 2005. He has been awarded honorary degrees by Brandeis University, Macalester College, Haverford College, the University of Minnesota, Hebrew Union College, Williams College, Washington University in St. Louis, Rensselaer Polytechnic Institute, the Hebrew University of Jerusalem, the Technion, the University of Maryland at Baltimore, Grinnell College, the University of Delaware, and Tulane.

Prime Minister Bibi Netanyahu of Israel (…) avoided early elections by adding a new centrist coalition partner to his right-wing cabinet, giving him control of 97 of the 120 seats in the Parliament.
There are Arab dictators who didn’t have majorities that big after rigged elections. What is unclear is whether Bibi assembled these multitudes to be able to do nothering or be better able to do something (…)
Ami Ayalon, the former commander of Israel’s NAVY AND LATER ITS DOMESTIC INTELLIGENCE SERVICE PUT IT (…) THis WAY: “I imagine a book called ‘Jewish Leaders in Recent History’ (…).What will it say? I imagine the section about the State of Israel will say that Herzl envisaged it, Ben-Gurion built it and Netanyahu secured it as a Jewish democracy”. But (…) another version, added Ayalon, will (…)say of Netanyahu that he was the only Israeli leader who had the political power and he missed his moment in history” and thereby created a situation in which Israel is not a Jewish democracy anymore.
(…)
I’m keeping an open mind, but the temptation for Bibi to do nothing will be enormous. The Palestinians are divided between Hamas in Gaza and the Palestinian Authority in the West Bank and both populations are tired.
(…)
The Israeli peace camp is dead and the Arab awakening has most Arab states enfeebled or preoccupied. So Isreal gets to build settlements, while the Arabs, Americans, Europeans and Palestinians fund and sustain a lot of the occupaton.
No wonder then that for most Isrealis, the West bank could be East Timor. “We see the writing on the wall, but we don’t care” says the columnist Nahum Barnea of the Israeli newspaper Yediot Aharonot (about) the fact that Arabs could soon outnumber Jews in areas under Isreli control.
The exception to all of this is Iran’s nuclear program but Bibi (…) has managed to make stopping Iran’s nuclear program a top U.S. and global priority.
Whenever a nation or leader amasses this much power, with no checks coming from anywhere, the probability of misreading events grows exponentially. (…). Humiliation remains the single most powerful human emotion. (…)Bibi could be assuming that the West Bank Palestinian leadership will always be moderate, secular and pro-Wester. If only….
At the same time, Bibi is prime minister for a reason. He was elected because many Israelis lost faith in the peace process and see chaos all around them.
(…)on April 25, Ayalon and two colleagues argued that Israel should first declare its willingness to return to negotiations anytime and tht it has no claims of sovereignty on any West Bank lands east of that barrier and in Arab neighborhoods of Jerusalem and establish an attractive housing and relocation plan to help the 100,000 Jewish settlers who live east of the barrier to relocate within Israel’s recognized borders. The Israeli Army would remain in the West bBank until the conflict was resolved with a final-status agreement. (…)And Bibi could initiate it tomorrow.
“Heroic peacemaking is over” says Ayalon. It is time for ‘coordinated’ and ‘constructive’ unilateralism. The way is there. Boes Bibi have the will?

Fyfe, Christopher, ed. 1991. Our Children Free and Happy”: Letters from Black Settlers in Africa in the 1790s. Edinburgh: Edinburgh University Press.

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