PAGE Personal Art Gallery Exhibition


I’ve been thinking for a long time about starting my own virtual gallery of paintings of accumulated over the years visiting museums and exhibitions. I guess it started when I was a kid and our parents took my brother and I To the museum which at that time sounded very boring. We were allowed to visit them at the place we wanted as long as we could retail what we had seen in the end. I vividly remember dashing off the Rijksmuseum in Amsterdam and then suddenly coming to a stop at the night watch. That’s how it started and this is history.

Visual arts are an incredibly important part of my life and I already have a page on Opera, Medieval Pleasures, Contemporary Arts and Cinema, this page was prompted to me by a silly FB challenge during the Covid-19 lockdown. It challenged me to provide for 10 days my favourite paintings…this page is its consequence.

First Metsu and Vermeer

AMSTERDAM – This autumn at the Rijksmuseum Amsterdam the work of Gabriel Metsu (1629- 1667), one of the most influential Dutch genre painters of the 17th century, are put back in the spotlight.

Metsu’s paintings beautifully depict everyday life during the Golden Age, with scenes such as a young man writing a love letter, a kitchen maid peeling an apple and an old man raising a glass. Despite his relatively short life, Metsu was one of the most popular painters of his time and his paintings were sold at high prices. In the 18th and 19th centuries, Metsu was more popular than Vermeer, whose paintings were sometimes even attributed to him. The Rijksmuseumhas brought together over 35 of his best paintings from museums across the world and private collections, including works which were recently rediscovered and brought back to the Netherlands, in some cases after more than 250 years. Metsu’s works are on display in the Rijksmuseum from 16 December to 20 March 2011.

Despite his untimely death, Gabriel Metsu produced a number of works which to this day are considered some of the best paintings from the Golden Age, such as The sick child (Rijksmuseum) and Man writing a letter and Woman reading a letter (National Gallery of Ireland). Even during his lifetime, Metsu’s paintings were sold at high prices to collectors in the Netherlands and abroad. In the 18th and 19th centuries, his fame reached great proportions. During this period, paintings by Johannes Vermeer, which today are world famous, were sold as works by Gabriel Metsu. Along with Vermeer, Jan Steen, Gerard ter Borch and Pieter de Hooch, Metsu was one of the leading genre painters of the 17th century. With his unique feel for detail and materials, Metsu’s paintings of everyday scenes offer us a splendid glimpse into the lives of the Dutch, their clothing and activities during the Golden Age.

Born the son of a painter in Leiden, Metsu began his career in his birthplace, where he primarily painted large-scale biblical and farcical scenes. In search of a larger market for his paintings, he moved to Amsterdam shortly after 1650, where he began specializing in depictions of intimate, everyday scenes, inspired by Gerrit Dou and Gerard ter Borch, including street merchants, kitchen maids and people drinking and smoking. In the 1660’s his style became more refined and he began painting more and more scenes of the well-to-do and their pastimes, such as young men and women exchanging love letters, musical groups and people hunting. Metsu died in 1667 at the age of 37.

RIJKSMUSEUM AMSTERDAM REDISCOVERS THE WORK OF GABRIEL METSU IN EXHIBITION

(…)

Parmi les grands noms de la peinture de l’Age d’or néerlandais, les deux premiers qui viennent généralement à l’esprit sont ceux de Rembrandt et de Vermeer. Ils ont parfois tendance à éclipser des peintres qui connurent une remarquable fortune à la même époque, avant de glisser graduellement dans l’oubli ou l’indifférence. Tel fut le cas de Gabriel Metsu, peintre soi-disant mineur (…).

Il y a ce que l’on peut appeler un « paradoxe Metsu » : celui d’un peintre qui apparut très tôt comme le double de Vermeer, tout comme Vermeer passait pour le double de Metsu. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, c’est incontestablement Metsu dont la cote restait la plus haute. Puis, dans le sillage d’une étude du critique d’art Théophile Thoré (1866), un renversement complet se produisit en faveur de Vermeer, encouragé par l’immense admiration que suscitait la célèbre Vue de Delft (aujourd’hui conservée au Mauritshuis, à La Haye) chez les pré-impressionnistes et les impressionnistes.

(…) En réalité, Vermeer permet de comprendre Metsu autant que Metsu permet de comprendre Vermeer. Ainsi, le thème de la « liseuse de lettre » se retrouve de façon quasi symétrique chez les deux peintres, de même que celui de la « leçon de musique » avec, au centre d’un intérieur aux lignes parfaitement géométriques, un homme et une femme devant une épinette.

(…) mort en 1667 à seulement 37 ans, Metsu vécut au cours d’une période considérée comme l’apogée de la production picturale néerlandaise. (…). Concentré à Amsterdam, le marché de l’art revêtait une forte dimension internationale. On sait, par exemple, que le prince Cosme III de Médicis, en voyage dans les Provinces-Unies en 1669, acquit des tableaux de Metsu.

Faute de documentation disponible, la jeunesse de Metsu reste relativement mal connue. Peintre et dessinateur de tapisseries, son père, Jacques Metsu, mourut alors que Gabriel n’avait que quelques mois. Le jeune garçon fut donc élevé par sa mère. Il semble qu’il ait débuté dans l’orfèvrerie avant d’embrasser une carrière de peintre. Ainsi s’explique sans doute l’emploi, dans la préparation du tableau appelé Femme à sa toilette (1654-1657), d’une feuille d’argent recouverte d’un vernis de résine de cuivre – technique extrêmement rare à une époque dominée par l’utilisation de la feuille d’or.

Le premier tableau connu de Metsu – une oeuvre religieuse intitulée Ecce Homo – peut sans doute être daté de la fin des années 1640, alors que le peintre était installé à Leyde. Au cours d’une carrière qui l’entraîna à Utrecht puis à Amsterdam, il fit preuve d’un remarquable éclectisme. Catholique comme Vermeer, il débuta par des oeuvres d’inspiration biblique avant de s’attaquer avec une rare virtuosité à des scènes d’intérieur qui, par leur puissance de suggestion et la chaleur de leurs lumières, rappellent Gerard Dou (un ancien élève de Rembrandt) et Gerard Ter Borch – deux maîtres en la matière. La Femme rédigeant une lettre (1655) de Gerard Ter Borch constitue un exemple frappant de la dette artistique que lui devaient à la fois Metsu et Vermeer.

Metsu rencontra un vif succès dont témoigne la commande faite par le riche collectionneur amstellodamois Jan Hinlopen d’un tableau de famille dont de nombreuses copies circulèrent ensuite aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il n’est pas excessif de considérer que l’oeuvre de Metsu, sans atteindre la prolixité de celle de Rembrandt, a synthétisé l’extraordinaire diversité des tendances picturales de l’Age d’or néerlandais, (…)

On trouve donc chez Metsu cette tension si bien décrite par le grand historien américain Simon Schama (1) entre rigueur et opulence, dévergondage et ferveur inquiète..

Notes

Article inspiré par l’exposition de 2011 « Gabriel Metsu », jusqu’au 20 mars au Rijksmuseum, Amsterdam (après Dublin).

[2]1. S. Schama, , trad. P.-E. Dauzat, Gallimard, 1991.

Mis en ligne sur Cairn.info le 01/04/2011

Gabriel Metsu, ou Vermeer et son double by Charles-Édouard Levillain in L’Histoire 2011/2 (N°361), page 28

One of my first “mass exhibition” was in the late 1970s was The Brueghel exhibition in Brussels. 4 hours of queuing and my self promise “never again”… which I more or less kept!

Autres références:

cf. my bibliographical notes in alphabetical order for more.

Michel, Véronique. 2020. “Le David de Michel-Ange.” In, edited by Grupo Historia del Arte. Barcelona: Zoom.
———. 2020. “Les Ménines.” In, edited by Historia del Arte Grupo. Zoom.