La section Suisse de JCall (cliquez ici pour voir mes différents papiers dans la section qui lui est réservée) a organisé le 5 juin 2012 à Genève une conférence dans laquelle est intervenue une personnalité peu banale…le Rabbin David Meyer. Pour accéder à toute information à ce propos, je vous invite à aller directement sur le site de JCall-CH.

Ici, je me contente de vous fournir un aperçu des réflexions à la fois intelligentes et éclairées de ce Rabbin qui, aux meilleures sources de la pensée juive, tire des conclusions moins attendues sur JCall et son projet de soutien à la solution de deux Etats. A la suite de ces notes, vous trouverez de verbatim de son intervention (les notes n’engagent que moi, si des erreurs existent elles sont de mon seul fait!)

Meyer, D. (2011). Parce que la Bible n’est pas un cadastre. JCall: les raisons d’un appel. D. Chemla. Paris, Liana Levi 81-86.

Critiquer Israël n’est pas facile. le faire en tant que rabbin vivant en diaspora rend la tâche plus ardue (…). Je me suis senti souvent rejeté et isolé, tout en étant convaincu de demeurer profondément fidèle à l’esprit critique du Talmud, fondateur de la pensée juive dont nous sommes les héritiers. Signer l’Appel de JCall, un acte responsable et nécessaire n’a guère modifié cette réalité.
La tradition talmudique se penche avec beaucoup de sérieux sur la responsabilité de l’individu prêt à formuler une critique à l’encontre des autres. (…)”Quiconque a la possibilité de s’opposer aux fautes des habitants de sa maison et ne le fait pas est responsable de leurs fautes(…). C’est dans cet esprit que se justifient non seulement mes prises de position individuelles, mais également ma participation à l’appel de JCall. La nécessité d’intervenir lorsqu’une faute est commise est un impératif religieux. La critique traduit ainsi notre foi dans la capacité d’Israël et de ses citoyens – y compris les plus radicaux- à écouter et à modifier leurs choix politiques et leurs réflexions religieuses. Malheureusement aujourd’hui, ils tendent à utiliser certains “morceaux choisis” du récit biblique pour justifier une intransigeance nationaliste où la terre qu’ils ne veulement pas partager est devenue un objet d’idolâtrie dangereuse et irresponsable.


La critique ainsi formulée traduit le véritable malaise qu’il y a à constater que la vaste majorité du camp religieux (tant en Israel qu’en diaspora) s’oppose au principe du compromis territorial, arguant de la “sainteté” de la terre d’Israël dans ses dimensions bibliques les plus extravagantes, transformant la Torah en véritable cadastre et la terre en pathétique veau d’or. Est-ce là le contenu juif de cet Etat que nous souhaitons transmettre à nos enfants? Est-ce en cela qu’Israël se prétend être le pays du peuple juif?

(…)`Est-il convenable et justifiable pour un esprit et une pensée religieuse d’accepter de se retirer de territoires bibliques, promis il y a plus de 3000 ans, pour une optique de paix, avouons-le, fort incertaine?
Pour réflechir à cette question, nous devrions garder à l’esprit deux concepts de la tradition talmudique. (…) pour “sauver une vie” ou pour atteindre les “chemins de la paix” toutes les lois et règles de la tradition juive peuvent être transgressées, à l’exception de trois: le meurtre,l’idolâtrie et le viol. Renoncer à quelques parcelles de terre, même “saintes”, ne poserait donc en principe pas de difficulté religieuse majeure dès lors que le principe du retrait puisse se transformer en une étape réellee” et décisive pour la paix et la sauvegarde de vies humaine. Mais (…)quelle garantie existe-t-il quant à la possibilité réelle de paix et de sauvegarde de la vie induite par l’otion politique du partage de la terre en deux Etats? Nombreux sont ceux qui, même dans le camp de la paix, doutent d’une quelconque avancée réelle dans ce domaine. Religieusement, est-il toujours acceptable d’abandonner certaines parties de la Terre sainte pour une tentative de paix incertaine? Face à cette question, les deux notions talmudiques de “sauvetage de la vie” et de “chemin de la paix” ne suffisent plus. Il convient alors de se tourner vers d’autres éléments de la pensée juive (…)non pas pour ” atteindre” la paix mais pour “tenter “le pari de la paix
(…)C’est à ce titre qu’un passage d la Torah me semble plus particulièreemnt pertinent et utile à notre réflexion: le cas de la Sota, la femme soupçonnée d’adultère. Au chapitre V du Livre des Nombres, le récit biblique se penche sur cette question (…). Consumé par une jalousie dévastratrice, l’homme est autorisé à soumettre son épouse au rituel des “eaux amères”, par lequel le grand prêtre fait boire à l’épouse un mélange d’eau et de parchemin réduit en poudre contenant le nom de Dieu. Si l’épouse soupçonnée survit à cette “boisson”, elle est innocente et si elle succombe, c’est sans doute qu’elle était coupable. (…)
Au delà de son aspect primitif, la tradition rabbinique se penche sur le symbolisme de ce parchemin contenant le nom de Dieu (…) peut-il être dissous et effacé par un rituel si banal? Ne s’agit-il pas de l’une des transgressions les plus graves que d’effacer le nom de Dieu? (…) le Midrash nous enseigne: “Pour tenter de recréer la paix entre un homme et sa femme, même le nom de Dieu peut être effacé“. (…)rien n’est trop précieux ou sacré pour “tenter” le pari de la paix familiale.(…)
Et si même Dieu s’efface pour renouer la paix entre époux, ne pouvons-nous pas effacer quelques parcelles de terre pour tenter le pari de la paix entre les peuples? Certes, l’effacement ne garantit pas la paix, mais il ne peut y avoir de paix sans effacement ni retrait.

L’esprit juif de l’Etat d’Israël ne devrait-il pas se trouver dans cette capacité de réflexion, dans la sagesse de cet “effacement”?(…) Une identité faite non de pierres et de terre mais de sagesse rabbinique, de respect de l’autre et d’intelligence extirpant une fois pour toutes le danger idolâtre de la terre qui nous guette depuis si longtemps. L’enjeu est de taille et dépasse le cadre de l’existence politique d’un Etat. Si, comme le disait très justement le rabbin Eugène Borowitz, “l‘Histoire est le laboratoire de la théologie juive“, n’oublions pas que l’Etat d’Israël est quant à lui le laboratoire du judaisme.

Les autres citations de cet ouvrage dont la couverture a bien souffert de tant de voyages et de lecture sont dans ma page JCall-J Street…Vous trouverez en outre ci-dessous quelques liens utile.

J’espère vous voir ce soir et en savoir plus. Sinon il vous faudra vous fier à mon compte-rendu certainement biaisé par mon peu d’attirance pour cet opium des masses trop adulé ces temps-ci à mon gré….

Autre lien utile:

Editions Lessius Belgique

VERBATIM DE SA CONFERENCE DU 5 JUIN 2012 A GENEVE

Genève, le 5 juin 2012

Comment réconcilier analyse morale et analyse politique? demande Marko Weinberger, Président de JCall Suisse.

JcALL est un mouvement important, pas forcément en nombre mais en pensée. Initiative intellectuelle et communautaire. Je parle sans tabou de la solution de deux Etats pour deux peuples. Pas facile à aborder dans la communauté juive, ce qui est paradoxal car notre tradition midrachique est de poser des questions. Tabouisation de la question de la paix et des compromis territoriaux. Critique vis à vis de certaines tendances de la société israélienne. Quels sont les juifs qui osent se déclarer ouverts à la création d’un Etat Palestinien?
Le terme de “Palestine”même reste tabou. Ma présence ici rest le résultat de mon engagement auprès de JCall dès sa création car ce refus de débattre est néfaste. Un des premiers et un des rares rabins à signer l’Appel.
Ne va pas aborder position politique car il est là en tant que Rabbin. Des problèmatiques religieuses vont etre débattues à travers la perspective religieuse.
La notion d’un compromis territorial a des bases religieuses très solides. Cela permet d’argumenter la solution d’un retrait des territoires.
Noeud du problème: ces territoires ont une signification mystico-religieuse. Il y a énormément de juifs qui se définissent notamment comme religieux qui revendiquent cette dimension religieuse.

Comment trouver un argument religieux dans ce cas pour répondre à cette problèmatique et donner une chance à la paix.
coeur d’une réflexion religieuse engagée.
3 points ce soir:
1) état des lieux très critiques de la réflexion contemporaine juive sus la question de la terre
Difficulté de critiquer Israel. Sous-jacent une critique de sa population.
Critique religieuse d’Israel et de sa population qui, au nom de la religion s’oppose à la paix.
Idolatrie de la terre d’Israel d’une partie de la population. Malaise de constater que la grande majorité du camp religieux s’oppose au compromis territorial en arguant de la sainteté de la terre. Ils transforment la torah en cadastre et la terre en veau d’or. Est-ce là le contenu juif que nous comptons transmettre à nos enfants.
Cependant….Est-il convenable et justifiable pour une pensée religieuse d’accepter de se retirer de terre sainte pour un compromis peu sûr.

Digression pour une mise en garde contre les concepts pièges:

a) Terre Sainte
Notion de sainteté dans la tradition juive. Cette notion est absurde. Torah, chapitre 19 (‘Kedoshim Tih’you2, soyez saints) et s’ensuit liste de commandements à respecter. La notion de sainteté est dépendante du respect de cette liste. Mais jamais une valeur intrinsèque de sainteté. La terre n’est pas sainte en elle meme, elle n’est sainte que si en y vivant nous nous comportons de facon digne de la sainteté. Cf. Rabin Simha Meir Hacohen de Dvinsk: toute autre sainteté ne sont que des détails. Saienteté seulement par le fait que vous les observez. Table de la loi vulgaire poterie. Notion dangereuse à manipuler avec précaution.

b) Terre promise:
Promesse de la terre conditionnelle. Conduite éthique. Cf. Commentaire de Rachi sur la Torah: la terre n’appartient à personne sauf à Dieu qui la donne et la reprend en vertu des comportement de l’homme. cf. lévitique 18: respectez les lois et les statuts au risque que la terre ne vous vomisse si vous la souillez. Il n’y a ni terre sainte ni promise dans le récit de la torah. Ce qu’il y a c’est la notion d’une terre spécifique dans laquelle certains commandements peuvent être observés (et non ailleurs).

Reprenons la question
Picouah nefesh (sauver une vie): l
Mipne darke shalom (chemin vers la Paix)

Rendre la terre pour la paix? bien sûr, mais le problème, mais l’optique de paix reste très incertaine….Sans cela il n’y aurait pas de problème Halachique. Est-il dès lors légitique de prendre ce risque? Notion rabinique: celui qui veut changer le monde devrait s’occuper d’abord de sa propre ville…maison…famille.
Cas dans le livre des nombres, Sota…cf. son texte dans l’Appel à la Raison.Meyer, D. (2011). Parce que la Bible n’est pas un cadastre. JCall: les raisons d’un appel. D. Chemla. Paris, Liana Levi 81-86. La vraie question est l’effacement du nom de Dieu. Nombre 9 36
Rien n’est trop précieux pour tenter le pari de la paix. Calvahomer: à fortiori….
L’effacement ne garantit pas la paix mais il n’y a pas de paix sans effacement. Il existe des éléments de réflexion religieuse référencés permettant de soutenir un cheminement de la paix.
(sous-jacent religieux possible).

2) proposition d’une réflexion théologique sur une autre modalité d’une autre relation à la terre.
Point de départ: observation qui met en avant le contraste saisissant entre la théorie et la pratique lorsqu’on parle de la solution de deux Etats. En théorie une grande majorité des juifs et des israéliens y sont favorables. Mais différence entre cette acceptation pratique et volonté pratique. Manque cruel.
Deux Etats signifient négociations douloureuses et vrai renoncement, y compris en ce qui concerne Jérusalem que j’accepte aussi de partager, pas de tabou.
Pourquoi cet abime entre l’acceptation théorique et le fait de faire le nécessaire pour la réaliser?
cf. Paul Valéry (1871-1945), Regards sur le monde actuel (1931). Paris: Librairie Stock, Delamain et Boutelleau, 1931, 216 pages. [Une édition numérique réalisée par Pierre Palpant, bénévole, Paris.] A propos de la politique et des partis: l’existence des voisin est la seule défense des nations contre la guerre civile perpétuelle. Réalité douloureuse voire tabou de la guerre civile. cf il y a quelques mois des attaques des colons contre l’armée ou du colon qui tire contre un palestinien dans un champ sous les yeux de deux soldats. On ne peut pas fermer les yeux sur ces exemples réels mais insupportables. Idéologie que la Terre est sainte intrinsèqiuement explique la crainte d’agir face aux colons.
Non pas que faire avec les colons politiquement mais religieusement? C’est le cadre théologique sans lequel rien ne pourra se passer. Il faut trouver une solution théologique.
Cf. le premier Rav Kook (Note DRM: cf. Régine Azria, « KAPLAN Lawrence J., SHATZ David, eds., Rabbi Abraham Isaac Kook and Jewish Spirituality », Archives de sciences sociales des religions [En ligne], 110 | avril-juin 2000, document 110-71, mis en ligne le 19 août 2009, consulté le 06 juin 2012. URL : http://assr.revues.org/20658) version papier Régine Azria, « KAPLAN Lawrence J., SHATZ David, eds., Rabbi Abraham Isaac Kook and
Jewish Spirituality », Archives de sciences sociales des religions, 110 | 2000, 120-121.
Retrait comme opportunité relgieuse fantastique. Depuis toujours scepticisme de la relation du peuple juif et de la terre d’israel. Peuple juif pas né dans cette terre. Seul peuplé né hors de sa terre (en Egypte). Pas de notion de mère patrie dans le judaisme. Pas de lien fusionnel naturel entre peuple et terre, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de lien, mais il n’est pas de nature fusionnelle.
Image la plus évocatrice: tribu des Lévites, caste des prètres, qui avaient un rituel de sainteté à suivre, mais dans cette recherche de sainteté, impossibilité de posséder la terre. Pensée très audacieuse qui reflète la pensée juive à des km de ce qui anime la pensée juive contemporaine.
Il ne s’agit pas d’affirmer que la possession de la terre est incompatible avec la notion de sainteté. Lien religieux et historique réel. On connait tous le dangers qu’il y aurait à spiritualiser entièrement la relation à la terre.

Pour sortir de ce dilemne. Rabbin Irvin Greenberg http://www.clal.org/clal_faculty_yg.html, Le troisième grand cycle de l’histoire juive. Trois étapes de l’histoire juive: biblique, diasporique et après Auschwitz . Chaque étape redéfinit une modalité de l’alliance de Dieu et nous (1): maitre-esclave; (2) diasporique: homme-femme Choutafout; (3) maintenant, relation inversée, relation volontaire: peuple juif au-dessus de Dieu dans la responsabilité car que DIeu peut-il imposer après Auschwitz?
Chaque étape se définit par modalité spécifique de la relation à la terre:
1) conquête …échec constant car lutte fratricide et peu glorieuse. Dieu punit le peuple pour ses fautes.
2)Diaspora et terre rêvée, religieusement à double tranchant: naissance de l’éthique de la relation rabbinnique mais également prise de conscience de la précarité de l’existence d’un peuple sans terre. Exil de la Présence divine. A prèsent, ce troisième cycle de l’alliance volontaire, Exil partiel de la souveraienté. Traduirait réflexion à la paix messianique. Image de la Souccat Shalom. Exil de la terre et de la relation divine ont permis Auschwitz.
3) exil partiel de la souveraineté. Lien à la terre qui pourrait valoriser l’abandon de la souveraienté à la terre.

Ne prétend ni au réalisme ni à la vérité, mais pense qu’il faudrait réfléchir sur de telles pistes permettant de créer un cadre théologique

3) ébauche plus pragmatique de l’implication internationale pour résoudre ce dilemne.
Israel imagine pouvoir résoudre seul ses problèmes. Réalité: Israel, religieusement parlant, sombre dans un messianisme aveugle depuis la victoire de 67. Il faut qu’Israel sorte de cet aveuglement.

Il y a eu des précédents messianistes aveugles et dangereux : vous font sortir des contigences humaines pour vous plonger dans le divin. Pourquoi négocier et se soucier des réalités politiques concrètes si le Messie arrive demain matin. Catastrophe identique avec Shabbatai Zvi en Europe Orientale. Folie messianique, juifs ont suivi et tout abandonné. A menacé l’existence des communautés juives d’une grande partie de l’Europe. CZ mis en prison par Ottomans, s’est converti et la bulle messianique a explosé. Ce sont les Ottomans qui ont sauvé le judaisme.
Bulle messianique depuis la création d’Israel et des territoires repris depuis 67, même aveuglement.

D’un point de vue religieux, l’intervention internationale pour qu’israel fasse la démarche de retrait est nécessaire. Mon soutien Israel passe par un regard criqique et exigeant.
SESSION Q&R
Idour MitZVA: surplus de beauté lorsqu’on fait la Mitzva : ex: décorer le loulav….
Lifnim michourat Hadin. Aller au-delà.
Le non-viable amène nécessairement à la confrontation
Milahma vient de Léchèm

Marcelo Kohen: exposé fondamental car besoin urgent de démonter l’utilisation de la religion à des fins politiques. Exposé est une invitation à nous tous à poursuivre l’examen. Série de termes qui ne sont pas interchangeable: La torah n’est pas un titre de souveraineté (mdinat israel et erez israel sont deux choses totalement différentes dans deux dimensions différentes). En fait il ne s’agit pas d’un abandon de souveraineté.
R de DM: Les colons, eux, sont dans une dynamique de souveraineté.
Déclaration d’indépendante parle d’un Etat. Les Etats ne s’appellent pas Etats, ils s’appellent Royaume our République mais ils ont eu l’idée de parler d’Etat pour la distinguer du Peuple. Etat en Eretz Israel. R: Le messianisme est rentré peu de temps après cela. cf. prière pour l’Etat d’Israel, début de notre rédemption (Agnon). Encore plus exacerbé après 67 et la récupération de lieux historiquement chargés.
Distinction entre terre sainte et terre sacrée? R: La terre n’est jamais sainte en elle-même.Ne fait pas de distinction. cf. Lévinas Du Sacré au Saint.

François Garai: eretz hakodesh: terre du potentiellement sacré. Kadosh: forme figée. Kodech: forme en mouvement.
Sur la Sota: l’homme ne peut concevoir l’infidélité que s’il a lui-même été infidèle…à développer!

DRM’S questions (rappel au passage de l’existence des juifs sépharades un peu absent de l’affirmation qu’il manque au judaisme un maillon et une génération)
Colons en diaspora? 2e etape de Greenberg? Diaspora dans le judaisme est une punition. Vision négative dans la pensée rabbinique. transformer ces colons étri de textes religieux dans une perspective négative est un nivellement par le bas. Il faut partir de la réalité de leur quotidien. Modification de la diaspora….pas en adéquation avec les fondamentaux de l’Etat.

Si la terre n’est pas sainte en elle-même pourquoi a-t-elle été refusée à Moise (Lévite)? Moise et sainteté: la punition de Moise liée au fait qu’il a frappé le rocher plutôt que de lui parler. prophète des prophètes. énervement par rapport à la demande des enfants d’Israel. Un leader incapable de comprendre son peuple doit être punie. Tu ne peux pas faire face à la réalité réelle du peuple.

PROF. WILLIAM OSSIPOW  : Argumentation par rapport aux colons au-delà de nous même. sont moins d’un demi-million. Totalement indifférents à l’aspect messianique et qu’on a créé des villes pour eux. On les a mis là-bas et maintenant on voudrait qu’ils rentrent…risque de guerre civile. (note de drm, check Balibar)
R de DM: Ceux qui sont là pour des raisons éco repartiront avec des réparation éco. Le danger est chez les messianistes. Cf. panneaux à l’intérieur de l’armée: