Voilà…en direct, les dernières interventions des hommes de l’art. A présent, je me réjouis de retrouver mes adorables collègues de Haifa. Vive la sociolinguistique  I don’t forget I owe you two more papers, the end of Bouskila and Dany’s presentation…remind me lest I forget. Click on these links to access my first and second contribution on the same topic.

Charbit, Denis (2013), ‘Comprendre pour mieux convaincre’, paper given at JCall trip to Israel and Palestinian Territories, Tel Aviv.

Présupposés qui consistent à relever des défis en Israel et en Europe pour JCall. Oû pouvons-nous mieux faire pour que les choses bougent?  Quelle attitude faut-il avoir vis-à-vis du gouvernement actuel qui vient à peine d’être formé dans le contexte de l’initiative arabe? On constate que Netanyahu est mal à l’aise. Il ne s’est pas prononcé puisqu’il ne peut ni l’approuver ni le réfuter. L’opinion juive ne s’exprime pas. Les thèmes de la campagne prouvent bien que le sort des palestiniens, en dépit du travail des journalistes et politiques, ne fait pas partie de nos préoccupation quotidienne. Que faire devant ce blocage? Adopter le registre de la condamnation et de l’indignation? C’est la position des post-sionistes. Ou alors, pour convaincre et ouvrir des portes, on fait des stratégies de concessions. On essaie non pas de se mettre à la place mais de comprendre les inquiétdudes psychologieques, les craintes. La position de l’intellectuel engagé est l’intransigeance. Attitude de splendide isolement…ou alors une stratégie de concession pour lacher du terrain et tirer les groupes sociaux de l’autre côté. Tout en étant ferme dans mes convictions, je pense qu’il y a du travail à faire. Je ne suis pas sur que le discours seul de la normalité et de la raison suffise pour convaincre ceux qui, sans être les extrêmistes auxquels je renonce, sont animés par la foi . Il est normal que les enfants enterrent leurs parents et pas le contraire. Dans cette région et ses mythes fondateurs religieux, peut-on faire abstraction de cette dimension idéale. N’abandonnons ni le sionisme ni le judaïsme. Il y a un travail à faire et cela implique de prendre en considération des identités, des communautarisme, et pas se contenter d ‘une sorte de transcendance civique et citoyenne. Hypothèse à travailler plus que solution. Le défi de la paix est aussi un défi culturel à relever. Comment s’adresser aux juifs orientaux pour qui le langage de la raison est celui qu’ils veulent entendre? Comment relier la question de la justice sociale à celle de la paix? Ces peurs là, il faut les écouter. L’invocation de la Shoah n’est pas de l’instrumentalisation mais de réelles inquiétudes. Retraits d’Israel du sud-liban et de la bande de Gaza expliquent les réticences des Israéliens. Sensibilité qu’il ne faut ni mépriser ni sous-estimer. Certes, il y a des gens qui exploitent et instrumentalisent ces peurs, mais le phénomène n’est pas réductible à cela. Cela ne remet pas dou tout en cause l’indignation, la protestation dans la condamnation et la critique des gouvernements Isrraélien et la complexité de laq société israélienne. Je reste convaincu que la clef de la négocation israélo-palestinienne, c’est la population des concitoyens qui la détiennent. On ne parle plus de processus de paix mais de processus politique. S’il y avait une campagne à faire, c’est le caractère exceptionnel de ce bonhomme! Pour la majorité libérale, le processus procedurier et des droits de l’homme manque de chair. Toutes les initiatives de paix sont remarquables, mais ce qui me semble le plus nécessaire aujourd’hui c’est de montrer des images de la normalité palestienne. Comment on vit à Ramallah. Que chacun continue son travail de contestation et de dénonciation, mais à côté, faire également un travail positif. Je crois qu’il faut cesser d ‘être obsédés par la dénonciation instinctive et systématique de tout propos qui se tient contre Israël. Il faut le faire avec mesure, faute de quoi on s’aliène la majorité juive. Ne pas laisser le terrain aux instance communautaire hyper-réactives qui font un tort énorme. Contredire la voix des instances communautaire. Pas de discopurs radical pro-palestiien mais pas non plus celui qui domine à l’heure actuelle les communautés juives. Pas de message optimiste concernant les négociations car la société israélienne n’en fait pas sa préoccupatoin majeure. Aujourd’hui on n’arrive pas à mobiliser ici. D’où le role qu’a la diaspora à jouer. L’obligation de réserve ne concerne que les fonctionnaire, ce que ne sont pas les juifs de la diaspora! C Droits historiques: ce sont des droits relatifs et non absolus. C’est moins une position politique que pédagogique qu’il faut défendre, entre le bien et le meilleur. Il faut aussi dynamiser cette relation. Avoir plus de visibilité en Israël et en diaspora. Initiatives professionnelles à priviliéger. Rechercher le terrain commun pour que l’information circule et sortir du sentiment d’isolement. Coopération politique. Travail à propos du racisme parmi les jeunes. Les esprits sont échauffés et intolérants. Effort à faire pour soutenir initiatives pédagogiques dans le domaine de l’instruction civique. Ce qu’on appelle l’éducation informelle est ce par lequel cette idéologie nationaoiste source à la revendication d’un autre peuple s’insinue et fait des ravages. Qu’attendre des palestiniens? La reconnaissance de facto ou de jure? Si la négociation porte sur mémoire, identité, on n’y arrivera jamais. Le traité de paix devrait être exclusivement technique. On peut toutefois envisager un préambule sur les questions qui tiennent aux consciences des uns et des autres. Je ne peux pas faire changer d’avis les palestiniens sur le fait que le sionisme est un colonialisme. Léo Kanneman: prend exemple des artistes de par le monde (Chine, US) qui se positionnent contre leur gouvernement. R: Pétition d’acteurs refusant de jouer à Ariel. cf le succès de Gatekeepers. La revendication de la reconnaissance d’Israël comme état juif est la preuve de la psychologie israélienne qui est de l’ordre de l’inassouvi. Psychique israélien: hier la charte, aujourd’hui cette reconnaissance…Il est temps de dire à Israël: “il faut se faire soigner”

Strenger, Carlo (2013), ‘Fears and Mental Blocks’, paper given at JCall trip to Israel and Palestinian Territories, Tel Aviv.

cf son blog sur Haaretz http://www.haaretz.com/blogs/strenger-than-fiction Carlo Strenger is a philosopher and existential psychoanalyst, author of seven books, most recently The Fear of Insignificance: Searching for Meaning in the Twenty-First Centuryand Israel, Einführung in ein schwieriges Land He serves as Professor at the School of Psychological Sciences at Tel Aviv University; on the Permanent Monitoring Panel on Terrorism of the World Federation of Scientists; the Seminar of Existential Psychoanalysis in Zurich, and the Scientific Board of the Sigmund Freud Foundation, Vienna in addition to maintaining a part-time practice in existential psychoanalysis. Strenger is an outspoken defender of Classical Liberalism,and advocates a sane and just solution of the Israel-Palestine conflict. He regularly writes in Haaretz, Israel’s leading liberal Newspaper, where he runs a blog, ‘Strenger than Fiction’, Britain’s The Guardian, Switzerland’s Neue Zürcher Zeitung, and The New York Times. For more info see Strenger’s Website (http://people.socsci.tau.ac.il/mu/carlo/ ) I don’t think you want me to talk about what should happen despite our values common denominator with JCall. Reason also means to understand the irrational component of human nature. Two paradoxes: 1) since 2000 including the 2nd intifada, every single poll and piece of research shows that 2/3d of Israeli believe that the 2 SS is the only solution . The fact that we are not moving anywhere is stranger 2) Israel from its very outset sang songs about peace and harmony which the Arab world would finally come to accept. Paradox: 2002 peace plan by Saoudi Arabia affirming that all arab countries would recognize Israel within the 1967 borders. Every year, this statement has been reiterated including this year by Egyptian President Morsi. 92 % of israeli are not aware of the very existence of this Arab initiative. of the 8% who know about it, most don’t know its real content. How come this peace narrative isn’t translated into accepting this arab league peace initiative? This settelement has to be regional and not bilateral and I belong to a group 3 analytic pieces to explain this double paradox. Netanyahu’s view is that the world doesn’t read correctly this conflict when it deals with two nations fighting for territory. He claims that in fact the Arab world don’t accept the existence of Israel. 1) The intifada was truly terrible. We didn’t stop going to the restaurant but we’d choose those which didn’t have a long corridor, the weapons of the security guard and where he had been in the army. You don’t understant how deeply afraid Israelis are. And the government has used this fear to justify the settlement project. The fear is absolutely genuine and this yet doesn’t justify the settlement project. Gaza withdrawal: has made Israel disbelief what peace means. 5 years ago, I wrote an article responding to Moshe Arentz whom I deeply respect. He however believes we have to annex the territories and grant Palestinians full rights. I asked him to stop using the term zionism (he had talked about post-zionism). Zionism doesn’t mean anything. It doesn’t make sense. It’s like asking an Italian if he’s in favour of Risorgimento. We jews have a hang up, we love thinking in Messianic terms. The problem is that everybody has a different Messiah. National religious movement which ranges from in its mildest from a fusion of messianic religion and ideologic politics and at the worse terrorist movement to accelerate the coming of Gog and Magog. There are people who really believe that. In the heart of 70% of Israelis, deep feeling that zionism should be a messianic movement. Why a group as small as the national religious movement (7 MP) has been able to dictate its policy within the last 47 years. We have lost the deep drive of the Messianic believe. Deep sense of guilt Israelis feel because the rhethoric of messiah has vanished. As long as we don’t understaant that politics is the art of the possible and compromise. Messianic ideas can only bring about rivers of blood. If we give up this argument of Messianism, why are we here in Israel? Social movement wasn’t so much about social justice. 50% of demonstrators belong to the upper 30% part of I pop. It was Israeli population claim to normalcy. Yaïr Lapid doesn’t think in revolutionary speak. Speaks like European politicians. Israel will not be able to move to a normal type of politics until it understands that revolution and messiamism is over. 2) About the Arab Piece initiative: total disbelief from the majority of Israelis, despite the signing every year of the same peace initiative document. They still think in Jabotinsky terms. Problem is that Israelis wait for love. What are you waiting for? They aren’t going to sing Hatikva!!!! But the reason for their signing is the fear of Islamic Djihad and ally with the West. There are really intelligent people in Israel and they freeze when you tell them this. 3) Jerusalem psychiatric syndrome (people who suddenly think in Jerusalem that they are the Messiah). Psycho.political Jerusalem Syndrom: Some claim that on Mount Moriah, it was Ismael and not Isaac who was about to be sacrificed. This story is about the propensity of human mind to turn things into absolute. by the way for the Christians, the father actually sacrificed his son. Any peace agreement will eventually fail because that place, nobody is willing to give up. By the way, if only Vatican also claimed the place it would be a great game changer. But the unconscious of the middle east symbolized by the Temple Mount doesn’t allow for compromise. Deepest Voice of Reason is of Silence and isn’t heard. Your role is to make sure that the voice of reason is heard. Where is the ideal of Pure Social Justice?  We now have Jewish Hoars and Pimps, Corrupt polititians…