J’ai visité Tanger il y a deux ans, trop brièvement mais tout de même assez intensément pour avoir “attrapé le virus”!

Je m’étais donc promis d’y revenir et avais même choisi un riad de rêve comme nid d’aigle ;-) 

Mon amie Marocaine m’a alors suggéré de m’y rendre lors du Tanjazz afin de joindre l’agréable à l’agréable !


La chambre et l’emplacement au cœur de la Casbah m’ont conquise autant que la table de cette ancienne demeure du Pacha du Sultan dont on a l’impression qu’on reste l’invitée😉


Certes le Maroc n’est pas recommandé pour la femme seule occidentale…j’en ai fait l’expérience le seul matin où j’attendais mon amie Marocaine! Difficile de faire un pas sans être entourée de faux guides et marchands en tout genre. Aussi tout fut-il plus simple dès l’apparition d’Amal et j’ai enfin pu profiter de cette ville totalement conforme à mon idéal cosmopolite!

Le Musée de la Casbah donne le vertige tant la ville fut  de tout temps un carrefour des civilisations et un grenier à blé et plus encore pour les Phéniciens, Grecs, Romains, Portugais, Anglais, Français et Espagnols  sans oublier son rôle de tête de pont de l’Islam vers l’Andalousieà quelques encablures ! À voir l’impressionnant nombre de femmes voilées aujourd’hui on peut même appréhender l’aspect plus religieux de Tanger par rapport à Rabat ou  Casablanca…

je leur offre mes services de relecture tant leurs panneaux ont de fautes de frappe…à charge de revanche sur mon propre blog qui n’en est pas exempt!!!!

So amongst the natural beauties of this landscape where the Atlantic meets the Mediterranean, I was able to admire the breathtaking shoreline as well as the caves dug out by the Romans.

Cette ouverture m’a d’ailleurs rappelé celle  près de Sidi Ifni et my beloved Hole in the Wall

But cosmopolitan Tangiers was at the heart of my preoccupations as usual…and a shopkeeper hearing about my interest for the Jews directed me to two synagogues, one of them open and beautiful but not in use anymore in a city which used to count over 20 of them half a century ago….

Les perspectives sur cette ville escarpée et médiévale et Méditerranéenne bien qu’aux confluences atlantiques dans ce si cosmopolite Détroit de Gibraltar ont de profondes résonances dans mon âme qui n’oublie pas son ascendance, cette bisaïeule de Tetouan qui épousa cet autre aïeul Maltais…ce qui explique que j’ai immédiatement eu au Maroc un véritable sentiment de pays de connaissance, tout comme avec mes nombreux amis marocains de par le monde.

notre “taxi” officiel! intègre et fiable!!!

Merci notamment à ma copine Amal d’avoir suggéré ce merveilleux Tanjazz  festival de Jazz intime 

qui m’a permis de découvrir des interprètes et compositeurs tout à fait remarquables, notamment l’extraordinaire pianiste Deniz Gokcin,

La violoniste Florence Fourcade,

La batteuse Terry Lyne Carrington
Et tant d’autres groupes délicieux à l’image du trio de Susana Sawoff​

…mais surtout celle qui à elle seule justifiait le déplacement, l’incomparable Julia de Castro du groupe De la Purissima 


Après quelques emplettes chez Madini pour les parfums essentiels et dans la Médina pour un nougat “des familles” et un dernier déjeuner sur ma terrasse,

J’ai regagné mes pénates par une route pas banale qui a viré au périple nerveusement éprouvant: après le ferry attrapé sans problème et une courte halte andalouse 

Je suis arrivée sans encombres à Malaga où m’attendait mon retour à Genève. Cela paraissait compliqué d’arriver en un week-end à combiner avion+voiture+ferry pourtant c’est tout à fait réalisable en 5 heures….mais c’était compter sans EasyJet qui s’est pris les pieds dans le tapis d’un changement de réservation et m’a refusé l’accès à bord avant de se rendre compte de son erreur et me rerouter via Bristol et une folle nuit sur les banquettes de son aéroport!

Cela ne m’a toutefois pas empêchée de faire cours hier et de rêver à mes prochaines aventures…Méditerranéennes