Chroniques Covid Chronicles Day 55

Humour noir pour ce 55e et dernier jour de blog (parce que les meilleures choses ont une fin …)

Alternative : Il y en a un qui avait fait mettre sur sa tombe un si petit texte qu’il fallait s’approcher au maximum pour le lire : Si vous arrivez à lire ce texte , c’est que vous êtes en train de me marcher sur les c…….. !… voir les autres ici.

Voilà, après 55 jours je pense qu’on peut arrêter la description d’un confinement qui de toute façon est en train de prendre fin, peut-être provisoirement mais j’ai tendance à rester optimiste envers et contre tout. Je mettrai de temps en temps les goodies mais moins systématiquement. Ce fut un plaisir de partager ces bien étranges moments avec vous. Je suis rentrée amusée et curieuse, je ressors sidérée et furieuse.

Personnellement, je n’ai été touchée que dans la mesure où cela fait aujourd’hui deux mois que je n’ai pas vu mon amoureux ni mes parents et seulement en coup de vent mon fils …et que de toute évidence les choses ne sont pas en train de s’arranger.

Je sais que je ne vais pas faire pleurer dans les chaumières en parlant de mon confinement ´à la Suisse´ et de mon amoureux à Paris. Donc je vais garder ça pour moi, mais il n’empêche qu’entre le boulot harassant que me procurent les joyeusetés Covidiennes et l’imbécillité manifeste de tout le traitement de cette pandémie au plan mondial. Ce déploiement d’égoïsme, d’aveuglement et de mensonges a contribué à me faire perdre confiance dans mon gouvernement et dans la nature humaine. Je vois tellement d’incivisme lorsque je me promène dans la rue que j’en viens à me demander si le confinement a servi à quoi que ce soit. Un peu triste désabusée, je le suis encore plus à la lecture de l’édifiant article du Monde d’aujourd’hui, cinquième d’une série de toute évidence à lire d’urgence. En voici l’introduction et la conclusion cuisantes.

En pleine crise du Covid-19, alors que la France est confinée, les conseillers du premier ministre, Edouard Philippe, découvrent, consternés, que, depuis plusieurs semaines, des millions de masques issus des réserves étatiques, dont une part non négligeable était sans doute utilisable, sont consciencieusement brûlés… Ces fameux masques dont la population a tant besoin, et dont les stocks ont fondu dans des proportions phénoménales au fil des ans depuis 2009. Matignon fait aussitôt stopper le processus de destruction, mais l’épisode offre un saisissant raccourci de ce « désarmement sanitaire » dont le pays paie lourdement le prix aujourd’hui, et dans lequel le pouvoir actuel, notre enquêtel’atteste, porte une lourde part de responsabilité.(…)

Que ressort-il, finalement, de cette plongée aux origines d’un fiasco historique, à l’heure où les principaux protagonistes du désarmement sanitaire se refilent la patate chaude ? Le sentiment d’une faillite de l’Etat. Un vrai gâchis, surtout, symbolisé par cette dilapidation des stocks de masques aux conséquences dramatiques.

Aujourd’hui, Xavier Bertrand réclame des enquêtes approfondies. Et réfute toute arrière-pensée bassement électoraliste : « Quand il y a des gens qui meurent, c’est quand même mieux qu’on ne joue pas aux cons, nous, les politiques ! Mais il faudra aller au bout des choses. Se serrer les coudes, c’est bien, même s’il m’arrive de serrer les dents… » Finalement, s’il devait poser une seule question, ce serait celle-ci : « Qui décide ? » Tout est dit.

2017-2020 L’heure des comptes, AUX RACINES DE LA CRISE SANITAIRE FRANÇAISE 5|5, par Fabrice Lhomme et Gérard Davet, Le Monde, 8-9 mai, p. 24

J’ai soutenu Emmanuel Macron avec enthousiasme, j’ai vraiment cru qu’il allait faire souffler un vent nouveau et balayer les horreurs de ses prédécesseurs. Je comprends parfaitement qu’il s’est trouvé devant une situation proprement imprévisible, mais si ses services avait été plus prévoyants mais si la moitié de ce qu’écrivent Lhomme et Davet est exacte, alors très honnêtement c’est à désespérer de tout.

Une époque semble définitivement révolue. J’ai vécu l’insouciance, les voyages aussi faciles qu’un claquement de doigts, la beauté des horizons les plus variés et les plus somptueux, la chaleur humaine. Je ne regrette rien et si c’était à refaire je referais exactement la même chose, j’en ai bien profité et ils semblerait que j’ai bien fait car ce n’est pas près de recommencer. Et c’est une éternelle optimiste qui parle. Je vous embrasse, je souhaite à Ingrid un magnifique anniversaire, plein de rires et d’amis, d’insouciance et d’insoutenable légèreté de l’être. Je me permets simplement de conseiller d’écouter l’émouvant papier de Vincent Lindon dans Mediapart et toute de même aussi pour la paix de l’âme cet extraordinaire bout de chou...!

Merci d’avoir fait ce bout de chemin avec moi un grand salut à moi dans 20 ans relisant ces lignes. Je vous aime, prenez soin de vous !

Categories: cosmopolitan

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