MANAUS 210I wrote an initial text in English and leave it under the French one. I won’t alter either and they are by no means a translation of each other. Strangely enough, the line was too limited to send this from the 4* Golden Tulip in Brasilia but it works fine from the Pousada Sonho Meu where I’m now lodging in Foz do Iguaçu!

The two versions are bound to be quite different from the French version. Enjoy either or both accounts of the same story, like two sides of my dual identity…

Il faut toujours faire confiance au hasard, ne pas trop planifier son voyage et garder espoir. Manaus aurait pu être une immense déception et a fini en apothéose humaine et personnelle. Merci à Wilmar et Sarah, et aussi à Henrique qui ont tout changé.

Arrivée de Sao Paulo après un déjeuner grandiose chez un des meilleurs chefs au monde, Alex Atala

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et avoir fait la connaissance de ma voisine de table Maria Cecília Soffiatti qui m’a indiqué certaines autres adresses tout aussi magnifiques pour le reste de mon parcours, j’ai croisé le chemin des joueurs du Corinthians clubet mon chauffeur Paulo m’a même passé l’un de ses joueurs, Gilberto, pour que je le félicite. Pas évident de maintenir une conversation téléphonique avec un footballeur quand on ne connait rien au foot et surtout qu’on ne parle pas un mot de portugais. Le fait est que j’ai fini par découvrir que tout le monde ici comprend l’espagnol et que beaucoup plus de gens parlent français qu’anglais. Je ne suis pas statisticienne mais sur une semaine, j’ai constamment croisé des francophiles et francophones et très très peu d’anglophones. Il y a du boulot d’ici à la coupe du monde au point que je songe sérieusement à m’installer ici au Brésil et donner force de cours d’anglais d’ici aux J.O. et à la Coupe du Monde de Foot !!! (voir mon article suivant sur Brasilia à propos du français).

Blague à part, je me suis ensuite dirigée vers Manaus. Arrivée de nuit, impressionnante par le peu d’éclairage jusqu’à ce qu’on survole la ville elle-même, un peu comme si on survolait un désert de nuit.

Lorsque mon taxi m’a déposée à l’hotel Saint-Paul, je l’ai prié de m’attendre car le moins qu’on puisse dire est qu’il ne se fait pas une grand pub pour sa devanture…mais j’étais arrivée !Et le matin, l’immense et grandiose surprise en ouvrant mes fenêtres , Manaus à mes pieds et surtout mon Graal, l’Opéra….MANAUS 213MANAUS 064

J’y étais dès 9 heures, pris immédiatement un billet pour un spectacle le soir même et pour une visite guidée dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne valait rien. J’en savais déjà plus que  ma guide avant de pénêtrer dans ce monument. MANAUS 066

Best expresso in town: Teatro's coffee shop
Best expresso in town: Teatro’s coffee shop
Teatro Amazonas, détail
Teatro Amazonas, détail

MANAUS 067Il faut dire que j’adore l’opéra,  ce qu’on appelle « an acquired taste » après des années de fréquentations du Grand Théâtre de Genève. J’y suis arrivée par amour du théâtre et de la mise en scène et la musique n’est arrivée qu’après dans ma vie de rat de bibliothèques….

Mais en entendant parler de cet opéra au cœur de la forêt amazonienne, je n’ai eu de cesse que d’y aller un jour. Bon, il n’est plus dans la forêt mais au cœur de la ville, il est bien plus petit que beaucoup d’autres salles visitées et franchement…s’il avait été placé ailleurs, j’aurais volontiers dit qu’il ne cassait pas trois pattes à un canard surtout après ma très récente visite à la Fenice

Plafond de la Fenice ©DRM
Plafond de la Fenice ©DRM

Venice2 008

Lustre de la Fenice  ©DRM
Lustre de la Fenice ©DRM

Venice2 012

Cosi Fan Tutte May 2013
Cosi Fan Tutte May 2013
Loge d'Honneur de la Fenice ©DRM
Loge d’Honneur de la Fenice ©DRM

Seulement il est là où il est, il a un plafond qui représente les pieds de la tour EiffelMANAUS 078

, il a des colonnes où la première à gauche est dédiée à Echylle et la première à droite (lorsqu’on fait face à la scène) à Shakespeare suivie de Molière, Corneille…bref, il y a quelque chose d’infiniment touchant à ce rappel de l’Europe là où on s’en sent si éloigné !

©http://arteculturaespiritualidade.blogspot.com.br/2011/08/teatro-amazonas.htmlhttp://arteculturaespiritualidade.blogspot.com.br/2011/08/teatro-amazonas.html
©http://arteculturaespiritualidade.blogspot.com.br/2011/08/teatro-amazonas.htmlhttp://arteculturaespiritualidade.blogspot.com.br/2011/08/teatro-amazonas.html

Après cette visite et en comptant le fait que comme tous les visiteurs, j’ai été invitée à mettre de patins pour visiter le premier étage, je me suis dirigée vers l’office de tourisme. La préposée a eu l’air très surprise de ma visite et lorsque je lui ai demandé quoi visiter, elle m’a suggéré d’aller vers le marché me disant qu’il n’y avait aucun tour organisé pour les touristes. J’allais découvrir l’après-midi même que c’était totalement inexact mais à vrai dire, le bus à deux étages que j’ai pris par accident ne m’a pas permis, frôlant les arbres, micro crachotant et mauvais anglais de la guide aidant, de savoir ce que je regardais !

Bref, ce matin là, j’ai pris la suée de ma vie dans une rue totalement bondée en ce vendredi de marché. J’ai dû insister pour m’acheter une casquette car le fait que je parle anglais m’avait fermé pas mal de portes, et c’est là que j’ai découvert que mon espagnol de pacotille m’était plus utile !

Une fois arrivée sur le port et avoir entrevu le marché sensé être une copie du pavillon Baltard, j’ai grimpé dans un taxi, totalement incapable de supporter la foule et la chaleur, me suis abattue sur le lit et ai dormi lourdement. Il m’a fallu en fait trois jours pour me faire à ce climat à la fois brûlant et humide, un véritable sauna qui m’a…sonnée !

Une fois ma sieste réparatrice expédiée, j’ai pu reprendre ma visite et grimper dans ce fameux bus rouge bien loin des standards européens. Les musées ? me demanderez-vous, et bien le Museo Amazonico bien qu’indiquant qu’il était ouvert, ne l’a jamais été tout le temps de mon séjour…et je vous laisse lire la suite pour découvrir ce qu’il en fut !

Le lendemain, après un petit expresso à la cafétéria du Teatro Amazonas (voir photo plus haut), finalement le principal atout de l’endroit dans une ville où si le café est habituel, l’expresso ne l’est pas, j’ai été prise en charge par l’Amazone Eco-Lodge.

Il faut aussi dire qu’ayant passé une bonne partie de la matinée à lire d’épouvantables commentaires sur ce resort, je m’attendais au pire….Tout fut en fait fort agréable alors que j’avais songé sérieusement à y renoncer !

Le premier jour, j’ai essentiellement…dormi, et lu ! Il faut dire que, ne disposant pas d’Internet (mais j’avais été prévenue), je disposais d’un temps considérable…pour ne rien faire !

Dès le lendemain, j’étais sur le bateau pour une journée qui devait me mener du Rio Negro sur lequel est situé le Resort au Fleuve Amazone. MANAUS 247 MANAUS 248 Brasilia 311 Brasilia 239 Brasilia 189 Brasilia 015 Brasilia 025 Brasilia 103 Brasilia 149 Brasilia 174 Brasilia 181 MANAUS 251Cette journée m’a permis de faire connaissance avec mes autres « compagnons de route », notamment pas mal d’Indiens de Toronto, aussi fervents voyageurs que moi-même, ce qui nous a permis d’échanger pas mal d’adresses. D’autres visiteurs brésiliens m’ont également fourni d’autres informations sur mes prochaines destinations et d’autres villes à ne rater sous aucun prétexte lors de mon prochain séjour…bref, Brésil, tu es rentré dans ma vie mais pas prêt d’en sortir et ceci n’est en somme qu’un apéritif !

J’ai également effectué les jours suivants différentes sorties en forêt, que cela suit en terre ferme ou aquatique, une spécificité de la forêt amazonienne. J’ai pu voir un caboclo (metis indien-européen) à l’œuvre, pêcher quelques poisson-chats en lieu et place de piranhas, me baigner tant sur la plage de l’hotel que dans la forêt(PHOTO) et me prélasser dans des hamacs accueillants. Bref, j’ai passé un séjour tout à fait propice à me remettre en forme pour la suite du programme. Mais alors que j’allais partir ce matin, après avoir pris des photos du lever de soleil, je suis tombée sur Henrique, l’excellent guide et renard rusé qui m’avait initiée à la forêt amazonienne. Je lui ai dit que je partais un peu triste de découvrir trop tard qu’il existait un centre de recherche anthropologiques à proximité du Resort. A quoi Henrique m’a rassurée que celui-ci avait sombré corps et biens il y a plusieurs années mais qu’il se faisait fort de m’organiser une visite du Centre des Peuples Amazoniens à Manaus grâce à son copain Wilmar. Ce qui fut dit fut fait, on avança l’heure de mon départ et je fus ensuite prise en charge par un gai luron, biker émérite, guide de Manaus qui en deux heures m’a tout expliqué à sa ville et m’a mise, après une longue introduction au Musée un peu antique des sœurs Salésiennes, entre les mains expertes de Sarah, jeune guide du Centre des Peuples AmazoniensBrasilia 322 qui a vécu en Suisse et parle parfaitement le français. Celle-ci m’a non seulement initiée aux subtilités des peuples de sa région, mais offert un T-Shirt un peu unique en son genre…je n’en dis pas plus mais lui dis un immense merci, c’est un geste que je n’oublierai pas !

J’ai aussi pu rencontrer un indigène, Gabriel, qui m’a expliqué les habitudes de sa tribu…et me précipiter à l’aéroport car l’heure avait tourné en si agréable et instructive compagnie. Retrouver l’internet, découvrir mes messages vieux de 5 jours en quelques secondes et voici que je finis ce récit dans l’avion qui me mène à Brasilia.

A une brésilienne qui s’étonnait du peu de logique géographique de mon parcours j’ai expliqué que je tenais à voir le diamant brésilien briller de toutes ses facettes et que pour moi, alterner nature et culture urbaine étaient une donnée incontournable qui devait permettre à chaque ville de garder sa saveur spécifique. Je vous dirai seulement le 17 juin, au terme de mon périple, si ce programme a tenu ses promesses.

Etant une femme seule dans un pays réputé un peu dangereux, j’ai aussi beaucoup plus organisé ce voyage que je ne le fais habituellement. Ainsi, tous les hotels et billets d’avions sont réservés d’avance.

My childhood memories are filled with some names of far away places I always dreamed of visiting one day. I guess I owe a lot to my high school teacher, Miss Lafontaine, who used to make us prepare some presentations about various countries. I suppose it’s totally part of the curriculum of France in the 70s but as much as it probably bored my fellow-students, I recall clearly that this was a lot of fun for me.

At the pre-histernet age when we had heard about a time in the future when we’d all have a computer, all we could do to make our presentations more lively was to go the foreign Embassies in Paris and ask them for their leaflets, brochures and other presentation materials.

Each time, I imagined myself living in those countries and till today, I am convinced this contributed to make me what I am, a wandering traveler, much more than my wandering jewish heritage. Indeed, by a funny coincidence, my family, whether on my mother’s side or on my father’s didn’t travel that much to the extent we can easily track both sides through time and geography.

Anyhow, no matter the reason, the fact remains that some geographic features totally seduced me, islands and great rivers. Thus my total attractions to all kinds of islands…starting with the UK where I spent a great deal of my childhood…to two rivers which have formed in my mind the red thread of my sabbatical itinerary.

Of course, I’ve done more than just following these two rivers and my sabbatical had a purpose in visiting some places rather than others, based on their cosmopolitanism (or lack of it).

However, both the Mekong and the Amazone rivers were at the heart of my quest. Because so many countries border them, because people fought for their control, because they are the real drive of the region they border.

So, here I am, watching the Rio Negro, a tributary of the Amazone River, at last !

Just like India but for different reasons, I didn’t really have a call to go to Brazil, or to say it differently, I didn’t feel ready for Brazil till now.

These two countries have in common their incredible history, the variety of people who form them and the fact they constitute a culture of their own.

However, they have in common the wonderful popular culture and sense of hospitality of the foreigners, to which you have to add the latino spice making Brazil now, Brasilia 133 Brasilia 161although I’ve only been here a week and only saw Sao Paulo  and Manaus with a bit of the Amazonian jungle  and river, a place I fell totally in love with.

Rarely in the past have I found such a remarkable gathering of all the ingredients which appeal to my taste. Amazing beauty of the landscapes MANAUS 255

beauty of the language,

vibrant multicultureBrasilia 215,

fascinating history,

incredible fantasy,

charming sense of humanity…I have to stop here but could go on forever !

I needed an excuse to come here, it was my quest of this mythical opera in the middle of the Amazonian Jungle. This explains why, right after Sao Paulo the cosmo city which HAD to be my doorstep to Brazil, I came here in the North(PHOTO).

Well, forget the Amazonian jungle, as the Teatro Amazonas is in the heart of a city of 2 million inhabitants, and forget the great operas as unfortunately I arrived two days after their closing (although the poster stipulates otherwise(PHOTO), but I still visited the premisses and attended a show in a ¾ empty theater which still was for me a great moment and achievement.

What really fascinated me in Manaus is the notion that in a year’s time, they’ll be hosting one of the Football cup event. Of course, they probably have some decent and even superior hotel infrastructure, but quite honestly, I’ve never felt in such non-touristic venues in my entire life. The tourist office doesn’t know about the tourist bus, which in turns speaks in an absolutely indeciferable english in a rotten microphone, you cannot walk at night even to go in my case from my hotel, three blocks away from the Opera House…

So in a way, if I want to be totally honest, Manaus wasn’t up to my high expectations…but then my trip to a nearby resort and the various tours I took in the jungle, by canoe, boat or on foot, convinced me of the amazing wealth of resources lying in this jungle for which no description either by means of photos (PHOTO) or words will ever be able to convey this absolute feeling of magic, peacefulness, power and danger.

Further to this experience was the fact I was cut off from the Internet for 5 days with the exception of a short moment on the day after my arrival when a Japanese tourist on the same boat as mine, was kind enough to share his Wifi gizmo enabling me to just share my amazement at the Meeting of the Waters.MANAUS 246

I actually welcomed the break as I could totally enjoy the rythm of the day, the pleasure of reading more and of simply feeling disconnected from my many social networks. So as much as I’m writing this message in the jungle, it will have to wait till I’m in Brazilia to be posted. Indeed, I went to the country of the contrasts and am creating these disruptions as well in my own tour, between environment oriented venues and world cities. So stay tuned for more and PLEASE do ask questions to help me complete my probably unsatisfactory descriptions due my my being totally overwhelmed !

I’ll just end this Amaz…ed note with the variety of coexisting architecture, from the wonderful but largely dilapidated buildings which witnessed the European influence and early development of the Metropole in the Jungle to super modern infrastructure and beautifully restored buildings…in a way, Manaus IS Brazil, a bit of everything with a definite taste for exotism, european flavours and supernature!

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