Art Basel was my official excuse for a splendid weekend in the picturesque city of Colmar and a very special viewing of the Issenheim Altarpiece at the newly renovated Unterlinden Museum. (17 VI 16)


Most of my medieval pictures can be found at my page dedicated to this period (click here).

To reach it, all it took were 3 hours across splendid Switzerland 

The very busy traffic at the borders at this trinational crossing 

And the splendid medieval city of Colmar as a reward….

material culture of Colmar multiculturalism….
Quand nous chanterons…Le temps des cerises!
splendid covered market which reminded me of my beloved St.George’s Market (Belfast)
magnificent Old Customs House (Colmar)

An opportunity to enjoy some lovely restaurants

I witnessed the many allegiances of a city and region with multiple identities 

the Unterlinden Museum is located in a splendid cloister….

material culture: a splendid wine cellar as a tribute in the heart of the Unterlinden Museum
portrait de Philippe Wolff par Gustave Stoskopf au Musée Unterlinden
Medieval murals in the St Martin Church, Colmar
the hexagram is here a medieval symbol of the Brewers Corporation( cf footnote)
a view on my bedroom window
details of the Brasserie des Tanneurs
A Medieval barn in the heart of the city centre
one of the reasons for the American tourists’ massive presence in Colmar!
The eyes full of medieval pleasures

I then moved back to a 21st century thrilling arts fair 

I therefore invite you to check some of my favorite pieces on my very subjective and linguistic approach on my Contemporary Arts Page (click on the link)

Footnotes and references 

Regarding  the hexagram:

“Anecdotique, un lien ténu relie Juifs et brasseurs d’Alsace au travers de l’étoile à 6 branches qui leur sert d’emblème. Fil conducteur des mystères de l’élaboration du brassin, l’étoile des brasseurs existe en terre rhénane depuis le Moyen Age. Parfois confondue avec le “Drudenfuss”, étoile-talisman à 5 branches veillant sur les berceaux et les étables, elle est d’abord sise au-dessus des cuves pour en chasser les mauvais esprits, puis à l’extérieur où elle signale la brasserie en ancêtre de l’enseigne. Composée de deux triangles superposés et non entrecroisés, elle symbolise les trois éléments (eau, air, feu) et les trois opérations (germination, touraillage, brassage). Profane, elle n’a rien à voir avec l’étoile ou bouclier de David, officialisée comme emblème et drapeau du peuple juif au Congrès de Bâle (1897), d’autant que par tradition les brasseurs en Alsace étaient plutôt de confession protestante.

Source: Musée de la Folie Marco

L’enseigne d’un ancien restaurant à la salle de la Douane de Haguenau (André Wagner)

L’étoile à six branches, un symbole des brasseurs.Cette enseigne, accrochée près de l’entrée de la salle de la Douane à Haguenau depuis 1975, provient de l’ancien hôtel-restaurant Au Tonnelet d’Or qui se trouvait avant la guerre de 39/45 au Marché aux Grains1. Le tonnelet et la corbeille remplie d’épis d’orge symbolisent la bière. L’étoile à six pointes n’a rien à voir avec le judaïsme qu’elle symbolise habituellement, ceci pour trois raisons majeures d’ordres différents.

La première est d’ordre religieux : absence de toute dynastie de brasseurs juifs ; la deuxième d’ordre législatif : interdiction de résider faite aux Juifs au XIV° siècle, époque où se développe à Strasbourg la brasserie du type urbain, principalement dans des mains protestantes; la dernière est d’ordre historique : l’étoile de David, symbole officiel juif, n’est en usage qu’à partir du Congrès de Bâle de 1897.Cette étoile a deux significations en rapport avec l’hôtellerie et la bière :

Etoile des Rois Mages : les enseignes À l’étoile, qui sont très répandues en Alsace, ont cette origine religieuse. L’étoile a guidé les bergers et les trois Rois Mages vers l’étable de Bethlehem. Elle était utilisée au Moyen Age pour indiquer aux voyageurs qu’ils pouvaient passer la nuit dans la maison qui portait ce symbole dans son enseigne

Le double triangle est un signe prophylactique relevant de l’alchimie, qui apparaît au XV° siècle. Ce symbole mystérieux ne s’éclaire que si l’on perçoit la fabrication de la bière comme une véritable renaissance du grain d’orge. Cette étoile, initialement suspendue juste au-dessus de la cuve à brasser, s’apparente au sceau de Salomon des alchimistes. Par la réunion de l’eau et du feu, le brassage permet à une substance morte et décomposée, le grain d’orge, de revivre sous une forme nouvelle, la bière. Cette perception symbolique du cycle de la bière permet de comprendre les nombreuses croyances populaires et interdits qui se rattachent à la fabrication de ce breuvage. La levure de bière partage avec la rosée, particulièrement celle de la Saint-Jean, une action purificatrice et rajeunissante. Un œuf jeté dans les cuves de fermentation favorisait le mûrissement de la bière. L’orage, comme la présence d’une femme ayant ses règles, risquait d’interrompre la fermentation.On retrouve ici quelque peu le souci du fameux Reinheitsgesetz du duc Guillaume IV de Bavière, de 1516, qui fit bondir tous les brasseurs et buveurs de bière alsaciens. Ils y voyaient en effet un certain protectionnisme :

La bière était considérée comme une boisson païenne, combattue à ce titre par l’église catholique. Puis, après une parenthèse monacale durant laquelle les moines en avaient fait une source de revenus, la bière a été recueillie par l’église protestante.

Le vin est un don de Dieu, la bière est une tradition humaine qui réunit les quatre éléments, Terre , Feu, Eau et Air. Ils sont représentés, chacun séparément, par un triangle cabalistique connu dans l’alchimie. Réunis, ils forment une étoile qui se trouve être la même que celle de David. 

L’étoile à six branches, un symbole des brasseurs.Cette enseigne, accrochée près de l’entrée de la salle de la Douane à Haguenau depuis 1975, provient de l’ancien hôtel-restaurant Au Tonnelet d’Or qui se trouvait avant la guerre de 39/45 au Marché aux Grains1. Le tonnelet et la corbeille remplie d’épis d’orge symbolisent la bière. L’étoile à six pointes n’a rien à voir avec le judaïsme2 qu’elle symbolise habituellement, ceci pour trois raisons majeures d’ordres différents.

La première est d’ordre religieux : absence de toute dynastie de brasseurs juifs ; la deuxième d’ordre législatif : interdiction de résider faite aux Juifs au XIV° siècle, époque où se développe à Strasbourg la brasserie du type urbain, principalement dans des mains protestantes; la dernière est d’ordre historique : l’étoile de David, symbole officiel juif, n’est en usage qu’à partir du Congrès de Bâle de 1897.Cette étoile a deux significations en rapport avec l’hôtellerie et la bière :Etoile des Rois Mages : les enseignes À l’étoile, qui sont très répandues en Alsace, ont cette origine religieuse. L’étoile a guidé les bergers et les trois Rois Mages vers l’étable de Bethlehem. Elle était utilisée au Moyen Age pour indiquer aux voyageurs qu’ils pouvaient passer la nuit dans la maison qui portait ce symbole dans son enseigne.

Etoile des brasseurs :le double triangle est un signe prophylactique relevant de l’alchimie, qui apparaît au XV° siècle. Ce symbole mystérieux ne s’éclaire que si l’on perçoit la fabrication de la bière comme une véritable renaissance du grain d’orge. Cette étoile, initialement suspendue juste au-dessus de la cuve à brasser, s’apparente au sceau de Salomon des alchimistes. Par la réunion de l’eau et du feu, le brassage permet à une substance morte et décomposée, le grain d’orge, de revivre sous une forme nouvelle, la bière. Cette perception symbolique du cycle de la bière permet de comprendre les nombreuses croyances populaires et interdits qui se rattachent à la fabrication de ce breuvage. La levure de bière partage avec la rosée, particulièrement celle de la Saint-Jean, une action purificatrice et rajeunissante. Un œuf jeté dans les cuves de fermentation favorisait le mûrissement de la bière. L’orage, comme la présence d’une femme ayant ses règles, risquait d’interrompre la fermentation.On retrouve ici quelque peu le souci du fameux Reinheitsgesetz du duc Guillaume IV de Bavière, de 1516, qui fit bondir tous les brasseurs et buveurs de bière alsaciens. Ils y voyaient en effet un certain protectionnisme : “Gersten + Hopffen + Wasser, die Reinheit darf der Chemie nicht zum Opfer fallen” La bière était considérée comme une boisson païenne, combattue à ce titre par l’église catholique. Puis, après une parenthèse monacale durant laquelle les moines en avaient fait une source de revenus, la bière a été recueillie par l’église protestante.

Le vin est un don de Dieu, la bière est une tradition humaine qui réunit les quatre éléments, Terre , Feu, Eau et Air. Ils sont représentés, chacun séparément, par un triangle cabalistique connu dans l’alchimie. Réunis, ils forment une étoile qui se trouve être la même que celle de David. 

On trouve beaucoup d’enseignes avec cette étoile, dont une qui est très explicite : elle réunit l’étoile, le bock, le livreur de fûts de bière et la couronne de feuilles de vigne qui indique aux passants que le restaurant sert également du vin.

L’enseigne A l’Etoile, disparue aujourd’hui : À Haguenau deux restaurants portent encore son nom : À l’Etoile d’Or, au Marché-aux-Bestiaux, et À l’Etoile, route de Marienthal. Il n’est pas surprenant de voir deux établissements se référer à l’étoile à Haguenau, si l’on sait que la ville ne comptait pas moins de 136 débits de boissons vers 1909. À cette époque, la ville abritait aussi d’importantes brasseries et était la capitale européenne du houblon. La Halle aux Houblons rappelle le dynamisme de la culture du houblon et de son commerce dans la région au XIX° siècle. Avant guerre, il existait encore une douzaine de commerces juifs à Haguenau, malgré la concurrence de la COPHOUDAL, créée en 1939. Le dernier magasin à houblon, qui se trouvait près de la place de la Torture, a été démoli en avril 1997. Avant de disparaître pour céder la place à un immeuble collectif, il était occupé par la pizzeria Le Flamenco.

Notes: 

  • Le sceau du roi Salomon, l’hexagramme, avait été autrefois l’emblème secret des prêtres chargés d’observer le ciel. Il avait ensuite été adopté par les rois d’Israël, David et Salomon.
  • Le Magen David est très ancien et apparaît, tant en Europe qu’au Moyen Orient, dès le début de l’âge du Bronze. Sa première apparition en tant que symbole date du VII° siècle avant l’ère chrétienne. Il s’agit d’une décoration ornant un sceau trouvé à Sidon, au Liban.
  • Pour Victor Klasbad, in R.E.J., tome CL, janvier-juin 1991, fascicule 1-2, cette étoile à six branches viendrait d’une représentation schématique du lys qui, ouvert, laisse apparaître un hexagramme.
  • L’usage de cet hexagramme est très fréquent pendant toute la période du Second Temple, détruit en 70 ap. J.-C., mais est-il dès lors un symbole spécifiquement juif ou simplement décoratif ?
  • L’expression Magen David, bouclier de David et non étoile comme on traduit généralement le mot hébraïque magen, date du X° siècle environ. Elle ne sera associée que quatre siècles plus tard à l’hexagramme.
  • Celui-ci trouve néanmoins sa reconnaissance officielle sur le drapeau présenté par la communauté juive à la cérémonie d’investiture du roi Matthias Cornivus, à Ofen en 1476. En 1354, Charles IV avait déjà accordé aux Juifs de Prague le privilège d’une bannière appelée Drapeau du Roi David, en référence à l’étoile de David dont elle était frappée. Par la suite, l’hexagramme fut amplement utilisé par les imprimeurs et les artistes juifs. Cf. Dernières Nouvelles d’Alsace, n°60 du mercredi 12 mars 1975.
  • Luther aurait épousé une fille de brasseur. Elle aurait du moins brassé de la bière elle-même un certain temps à son domicile. À Strasbourg, ville protestante, il y a eu jusqu’à 80 brasseries.
  • Cf. Etudes haguenoviennes, tome XXI, 1995, p.99.

Source: archéographe.net (où figurent toutes les illustrations)

Autres sources 

Revue d’Alsace, Numéro spécial sur les Boissons en Alsace depuis l’Antiquité (137 | 2011 : Boissons en Alsace de l’Antiquité à nos jours par François Entz p. 151-173)