Il y a exactement sept mois, je déplorais la lâche attaque contre le Bataclan. Je disais et je dis toujours que le terrorisme ne gagnera pas à long terme. Nos valeurs, notre mode de vie libéral, notre respect des cultures triompheront de cette abjection.

Pendant que le deuil se répand sur la Promenade des Anglais, c’est de Londres que je poste ce message avant de m’envoler pour le Canada. J’y ai vécu de merveilleux moments de culture faits d’expositions, théâtre, opéra et des multiples aspects visuels et gastronomiques de cette ville incroyablement cosmopolite qu’est Londres. 

Partout des foules de gens de toutes nationalités, toutes les langues, une ville en construction permanente avec des chantiers ici et là et des réalisations magnifiques telles que le quartier de Southwalk!

Arrivée le 10 juillet 2016, jour de la finale de la France contre le Portugal à l’Euro de football, 


c’est dans un restaurant chinois, le New Mayflower, que j’ai assisté à la défaite de la France et au désarroi de ses supporters inattendus.


Comme ce désarroi semble aujourd’hui futile. Le 14 juillet, notre fête nationale, vient d’être entaché de ce “sang pur” de malheureux venus simplement participer à une belle fête.


La fête est gâchée et notre amertume infinie devant cette barbarie sans fin. Afin qu’elle ne triomphe pas, c’est à une célébration de la culture que je vous convie, le cœur lourd mais plus que jamais déterminée à savourer pleinement ce que les barbares tentent de détruire.

Ma première idée, partagée par mon amie Janet, fut de ressortir les photos de notre si belle France et de Nice notamment. Celle du Huff reassemble les tweets d’oeuvres d’art est également de cet ordre  #lovefrance.

Mais au-delà de la France, c’est notre culture, notre patrimoine mondial que je veux ici célébrer #loveculture.
C’est pourquoi je vous livre ici en partage mes émotions culturelles et artistiques que je développerai une fois achevé mon périple transcanadien.

Expositions

A la New Tate, Mona Hatoum (Une manière bien plus intelligente de protester et de faire réfléchir), 

Georgia O’Keefe et sa langue des couleurs et des territoires, 


A la Royal Academy, David Hockney et son regard humain bienveillant et plein d’humour sur les gens … Parfois absents!


et enfin au British Museum, la merveilleusement cosmopolite Sicile, ma prochaine destination culturelle !


Au théâtre, j’ai enfin pu assister à une représentation au Globe. Pour cela, il suffit de faire la queue à 18h et il y a toujours des désistements. L’attente est raccourcie par les conversations animées entre amateurs de théâtre du monde entier qui font la queue. J’ai ainsi pu donner quelques conseils à un couple d’Américains allant à Paris;-) 

Cette version résolument féministe d’une pièce qui ne l’était résolument pas, aux connotations irlandaises et à l’engagement politique déterminé fut totalement réjouissante en même temps qu’elle incite à la réflexion sur la place accordée aux femmes en Irlande encore aujourd’hui  

Quant à Tchekhov, certes largement revu par David Hare, son Platonov aura désormais à jamais un accent écossais pour moi grâce a la merveilleuse première à laquelle j’ai pu assister au National Theatre avec un James McArdle plus vrai que nature et une Nina Sosanya véritable bombe de sensualité!


Une visite à Londres ne serait pas complète sans une comédie musicale à WestEnd et le merveilleusement politiquement incorrect Book of Mormon dépassa toutes mes attentes!

Mais le clou musical de ce séjour fut sans doute le magnifique Werther à Covent Garden

Au rythme d’environ 10 km de marche par jour dans cette capitale qui n’a pas trop l’air de souffrir du Brexit puisque je n’ai rencontré que deux personnes pour me déclarer:

 WE are devastated, the work of a whole generation has been undone

le reste semblant s’en contenter joyeusement… À ce rythme donc, j’ai pu constater à quel point Londres évolue toujours

Et à quel point la tradition sait ici se marier à la modernité



Alors savourons  la vie cosmopolite


Et conservons notre sens de la poésie et de l’humour!