Chroniques Covid Chronicles Day 2

Après le déni, l’attente et le choc hier, je rentre dans l’acceptation de la réalité qu’une pandémie ralentit et même arrête la marche du monde…

À mon réveil ce matin vers 7:00, je me croyais en semaine avant de réaliser que c’était samedi… un samedi de confinement qui plus est… et je suis repartie dormir tranquillement !

À mon second réveil et après deux cafés je me suis attaquée à une salade de fruits et un nettoyage en règle de ma cuisine en écoutant pour la première fois depuis bien longtemps l’émission Répliques d’Alain Finkielkraut suff et le très intéressant sujet de la mémoire, l’histoire et l’antisémitisme.

Avant
Après

Je me suis ensuite rendue à pied, comme tous mes samedis à Genève au marché de Rive où j’ai croisé Léo Kaneman, le seul a lutter encore pour les Syriens abandonnés quand un monde se replie sur sa Coronerie (voir son extraordinaire papier dans Le Temps. Syrie: Une bombe russe explose, une fillette explose de rire)

Puis je me suis retrouvée au café … admirant au passage le printemps qui s’installe …

… café qui s’est transformé en déjeuner très arrosé entre copines tout en gardant une distance respectable (une amie m’a dit qu’elle se méfiait de moi car j’ai pris des bains de foule en Belgique !).

Nous nous sommes extasiées sur le fait que la nature nous oblige à faire ce qui nous semblait impensable, ralentir et courber l’échine devant l’adversité…

La boisson officielle de nos samedis à la santé nos autres amis plus prudents car plus vulnérables

Au milieu de mille et une blagues sur le COVID, un ami m’a envoyé des photos affolantes de la Migros de Vésenaz et ma fille de la COOP Fusterie

qui témoignent de la panique… et peut-être d’un certain degré d’égoïsme de la population…qui risque de s’en repentir

Après un sieste et un peu de vitamines

Je suis partie faire un tour de Genève au crépuscule…je me suis ainsi rendu compte des inconvénients de ne pas avoir des gants pour traverser la rue puisqu’il faut appuyer sur un bouton.. encore que les rues étaient assez désertes…

Une occasion assez exceptionnelle de prendre une photo sans aucun touriste… triste au fond !

En montant vers la vieille ville, j’ai emprunté le Passage des Degrés des Poules et ai enfin eu le temps d’aller rechercher son histoire.

J’ai ainsi découvert que le vieux marronnier officiel était mort depuis 4 ans….! Vive le nouveau Maronnier et ses bourgeons tout neufs

Et me voici rentrée avec des brassées de couleurs pour conjurer ces temps de craintes, ayant pris connaissance de la fermeture de tout endroit non indispensable en France… donc en Suisse demain !

Readings of the day:

In Italy, if you are not busy fighting the virus, you hold your breath. And wait. A heartbreaking paper and wake up call for all of us by Monica Maggioni in the Post

Otherwise I’m still reading Dorothy Sayers’ accounts of Lord Peter Wimsey in 5 Red Herrings… delightful renditions of the Scottish accent!

Need love stories…? Here are two

The other one is on FB

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