Chroniques Covid Chronicles Day 29

I lost my COUSIN early this morning (last night in Nebraska). I hadn’t seen Charlie since we were kids, but it really puts it in perspective when those statistics about COVID-19 you read about have names and faces, and people who cared about them.

Janet Galas Hill, message on FB

Ce terrible message d’une amie m’a bouleversée et je le partage dans ce blog qui va passer du coq francophone à l’âne anglophone selon la provenance des messages et inspirations:

« In my cousin Pam’s words: Are you wondering if you REALLY need to practice social distancing, put on those silly masks or gloves when you go out, or self-quarantine if you start seeing symptoms because Nebraska’s numbers appear so low right now? Please consider this my friends. My brother had been ICU with COVID-19 for several days. He “got off” the ventilator late last night when his body could no longer fight it. I could tell you more details, but I don’t think you would really want to know. My brother was one of those numbers that you will see and hear about today and he was one of those statistics. Please, take it seriously and do your best to protect yourselves and your families…any takers out there willing to be more cautious? Please share this post and share it with those you love. »

I’ve discovered how important flowers were and Tulips are anyhow among my favourite !

Mais il y a aussi des messages d’espoir à l’instar du très humain témoignage de Tahar Ben Jelloun, victime triomphante du virus dans les Lettres de l’intérieur sur France Inter ce vendredi 10 avril

Depuis que nous sommes confinés, chacun dans un pays, je sens que le temps qui nous unissait, nous sépare aujourd’hui. (…) J’ai vécu des moments de haute solitude où je faisais des efforts pour ne pas me projeter dans le futur. (…) Fatigué mais pas abattu. J’écoutais John Coltrane et je volais sur les ailes de son génie. Je passais ensuite à Charlie Parker et je me laissais aller dans sa « Nuit en Tunisie »(….) J’ouvrais ensuite le grand livre sur Henri Matisse, et je me retrouvais à Tanger en 1912 (…) L’art, la beauté, l’amitié m’ont aidé à abolir l’obsession de la mort. Oui, j’avoue avoir senti la mort rôder autour de la maison. Mais, je résistais en maintenant mon rituel de vie. Je me rasais tous les matins, comme d’habitude ; je faisais ma toilette et je m’habillais avec des habits de couleur comme si je partais te retrouver (…) J’ai découvert que le confinement n’est pas propice à l’écriture. Le temps, largement étendu, m’enveloppait comme du lierre m’empêchant de bouger. Alors, je me levais et je convoquais nos souvenirs tenaces. Les souvenirs du temps de la joie et de l’insouciance.(…) Depuis que je suis guéri (…)Je regarde autrement le ciel et le soleil, je suis plus attentif au chant des oiseaux et à la santé des autres (…) Je vais mettre des gants et un masque avant d’aller faire mes petites courses ; je passerai chez la voisine du deuxième, très âgée, qui vit seule, je prendrai sa liste des choses à acheter. Et puis j’attendrai que les frontières s’ouvrent pour nous retrouver.

Ma première véritable journée de vacances s’est déroulé de manière assez plaisante et bien que j’ai effectué quelques taches dans la maison, notamment finalement faire mon nettoyage de Pessach (pourvu que ma maman ne lise pas ça !!!) et le triage de la lessive. Nous dirons pudiquement que pour la cuisine, c’est du work in progress!

Levée à 8 heures j’avoue avoir passé plus de temps que d’habitude sur la Presse. J’ai lu avec interêt l’article intitulé La lente guérison des malades frappés par le Covid-19. : « Covid-19 n’aura eu raison ni de Roland Castro ni de son sens aigu de la dérision. A 79 ans, l’architecte-urbaniste vient de passer quinze jours hospitalisé, placé sous oxygène, mais au bout du fil, sa voix caverneuse gronde : « Il ne faut surtout pas mourir en ce moment ! Toutes ces morts clandestines, c’est le pire dans cette crise, t’as le droit à personne ! Moi, je veux un monde fou à mon enterrement !» (Le Monde du 10 avril p.3). Ce numéro contenait également un entretien de Paul Benkimoun avec Renaud Piarroux p. 4 « L’expérience des épidémies et de leur gestion sur le terrain s’est perdue en France, si l’on excepte le monde humanitaire(…) Le traçage permet de localiser les cas de manière anonyme. Les données personnelles – adresse, numéro de téléphone… – dont disposent par exemple les centres 15 à partir des appels ne peuvent pas être utilisées, du moins pour l’instant. Alors, de grandes entreprises ont proposé des solutions numériques totalement anonymisées. Mais cela transforme les cas en points et je ne sais pas faire porter un masque à un point, ni l’aider à protéger ses proches. »Autre article de Gilles Paris sur Le Lourd tribut des afro-américains: « Cette situation a été illustrée par Jerome Adams, l’administrateur de la santé publique (surgeon general) des Etats-Unis. «

La question du traçage numérique des malades commence également à faire l’objet de débats et à ce titrel’entretien de Paul Benkimoun avec Renaud Piarroux p. 4 du Monde du 10 en dit long sur « L’expérience des épidémies et de leur gestion sur le terrain s’est perdue en France, si l’on excepte le monde humanitaire(…) Le traçage permet de localiser les cas de manière anonyme. Les données personnelles – adresse, numéro de téléphone… – dont disposent par exemple les centres 15 à partir des appels ne peuvent pas être utilisées, du moins pour l’instant. Alors, de grandes entreprises ont proposé des solutions numériques totalement anonymisées. Mais cela transforme les cas en points et je ne sais pas faire porter un masque à un point, ni l’aider à protéger ses proches. »Autre article de Gilles Paris sur Le Lourd tribut des afro-américains: « Cette situation a été illustrée par Jerome Adams, l’administrateur de la santé publique (surgeon general) des Etats-Unis. « Je fais moi-même de l’hypertension. J’ai une maladie du cœur et j’ai déjà passé une semaine en réanimation à cause d’un problème cardiaque », a-t-il confié à la chaîne CBS. « Je fais de l’asthme et je suis prédiabétique. J’illustre ce que c’est de grandir pauvre et noir en Amérique », Dans ce même numéro toujours, décidément prolixe (ou est-ce parce que j’ai le temps ?) Cet article de Corinne Lesnes revenant sur le racisme anti asiatique à San Francisco

Don’t stand so close to me say Jimmy Fallon, Sting and the roots. I’ve shared this video with my students who were all thrilled and impressed. You’ve got to use the language they can understand… and by the way I adored it

Vidéo hilarante qui parle de nos craintes et reprend l’ensemble des billets d’humour repris ailleurs

L’état de santé du premier ministre britannique semble s’améliorer…

Mon amie Jasna m’a communiqué ce constat sans appel qui rejoint finalement le constat de Jurgen Habermas que vous pourrez lire plus bas.

1. Vous ne pouvez pas quitter la maison en principe, mais si vous en avez besoin, vous pouvez quand même.

2. Les masques ne servent à rien, mais il faudrait peut-être en porter, ça peut sauver, ça sert à rien mais ça sera peut-être obligatoire.

3. Les magasins sont fermés, sauf ceux qui sont ouverts.

4. Il ne faut pas aller dans les hôpitaux, sauf s’il faut y aller, même chose pour les médecins, il ne faut y aller qu’en cas d’URGENCE à condition que vous ne soyez PAS MALADE (?!?)

5. Ce virus est mortel, mais pas trop effrayant néanmoins, sauf que si parfois, en fait ça va être une catastrophe planétaire.

6. Les gants n’aideront pas, mais ils peuvent aider quand même.

7. Tout le monde doit rester à la MAISON, mais il est important de SORTIR.

8. La nourriture dans le supermarché ne manquera pas, mais il y a plein de choses qui manquent si vous y allez en fin de journée mais ll ne faut pas y aller le matin.

9. Le virus n’a pas d’effets sur les enfants sauf sur ceux sur qui il en a…

10. Les animaux ne sont pas atteints, mais il y a malgré tout un chat qui a été testé positif en Belgique en février, quand on ne testait encore personne, mais ce chat oui (?!?)

11. Vous aurez de nombreux symptômes si vous êtes malade, mais vous pouvez aussi tomber malade sans symptôme, avoir des symptômes sans être malade ou être contagieux sans symptôme. Ah ? Bref ???

12. Pour ne pas être malade, vous devez bien manger et faire du sport, mais mangez malgré tout ce que vous avez sous la main et c’est mieux de ne pas sortir, enfin si, mais non…

13. Il est préférable de prendre l’air, mais vous serez très mal vu si vous allez prendre l’air, et surtout n’allez pas dans les parcs, ou alors sans vous asseoir, sauf que maintenant si, vous pouvez si vous êtes vieux (à quel âge on est vieux ?!?) mais pas trop longtemps ou enceinte (mais pas vieille).

14. Vous ne pouvez pas aller chez les personnes âgées, mais vous devez vous en occuper et apporter des courses et des médicaments.

15. Vous ne pouvez pas sortir si vous êtes malade, mais vous pouvez aller à la pharmacie. Pour les soignants, même avec de la température, vous pouvez travailler, allez, pas plus de 38°C… 37,9 c’est pas grave, sauf si vous n’êtes pas soignant.

16. Vous pouvez commander la livraison de plats préparés qui l’ont peut-être été par des personnes qui ne portaient ni masques ni gants. Mais il faut laisser décontaminer vos courses pendant 3 heures dehors. La pizza aussi ?

17. Chaque article ou interview inquiétant commence par les mots “Je ne veux pas semer la panique, mais…”.

18. Vous ne pouvez pas voir votre mère ou votre grand-mère âgées, mais vous pouvez prendre le taxi et rencontrer un chauffeur de taxi âgé.

19. Vous pouvez vous promener avec un ami mais pas avec votre famille si elle ne vit pas sous le même toit

20. Mais on vous dit que se promener avec la bonne “distanciation sociale” n’est pas dangereux alors pourquoi on ne peut pas se promener avec d’autres amis ou de la famille (un à la fois) si on est dehors à la bonne distance ?

21. Le virus reste actif sur différentes surfaces pendant deux heures, non, quatre, non, six, non, on a pas dit des heures, c’est peut-être des jours ? Mais il a besoin d’un environnement humide. Oh non, en fait pas nécessairement.

22. Le virus reste en suspensions dans l’air enfin non, ou oui, peut-être, surtout dans une pièce fermée, en une heure un malade peut en contaminer dix, donc si ça tombe tous nos enfants ont déjà été contaminés à l’école avant qu’elles ferment ?

23. On compte le nombre de morts mais on ne sait pas dire combien de personnes sont infectées, puisque jusqu’ici on a testé que ceux qui étaient “presque morts” pour savoir si c’était de ça qu’ils allaient mourir…

24. On n’a pas de traitement sauf qu’il y en a peut-être un, qui n’est apparemment pas dangereux sauf si on en prend trop (ce qui est le cas de tous les médocs, non ?)

25. On devrait rester confinés jusqu’à la disparition du virus mais il ne va disparaître que si on arrive à une immunité collective et donc à condition qu’il circule… et pour ça il faut qu’on ne soit plus confinés…
Bref, tout est clair sauf que rien n’est clair, on nous parle d’un confinement de 15 jours puis peut-être de six mois, on lit et on entend tout et son contraire aux infos et sur les réseaux mais… il faut RESTER ZEN les amis, c’est nécessaire pour notre système immunitaire. Alors, allez dehors, respirez – si vous le pouvez – et contemplez l’éclosion du printemps…
et surtout gardez votre sens de l’humour…
Un dernier conseil, arrêtez de vouloir tout contrôler, vous l’aurez compris : ON NE CONTROLE RIEN, sauf son état d’esprit et son attitude : Keep calm and BE HAPPY (malgré tout) !!!
🙏💫😷✊🤷🏻‍♀⚡🧘🏻‍♂Merci Jasna !

J’aime aussi l’analyse très fine du Canard enchaîné (mercredi 8 avril) dans son article urbi et ordi À propos du regain de fidèles dans les diverses religions s’étant mises aux transmissions par Web télé : « moralité : si la religion fonctionne mieux sur le Net, ce sera l’occasion, après le des confinement, de fermière enfin les Église, les mosquées et les synagogues ! ».

Côté vaccins et remèdes, On note la visite du président Macron à Éric Raoult -avec le commentaire d’un responsable LREM dans le monde : « Raoult a réussi une prouesse : à lui seul, il a accéléré le délitement de la parole politique et provoqué le discrédit des scientifiques ».

Un entretien ailleurs p.23 avec Nicolas Truong rapporte le constat de Jurgen Habermas sur la crise actuelle : « il nous faut agir dans le savoir explicite de notre non-savoir. »(…) Interrogé sur les défis éthiques auxquelles nous sommes confrontés, il répond Que l’intensité intangibilité de la dignité humaine et la sortie du confinement en font indéniablement partie. Mais il se montre-moi sévère qu’une bonne partie de ses confrères quant aux mesures d’exception suscité par l’état d’urgence et sa conclusion est sans appel comme vous le lirez ci-dessous.

La restriction d’un grand nombre de droits de liberté importants doit naturellement rester de l’ordre de l’exception à durée très déterminée. Mais cette exception, comme j’ai tenté de le montrer, est elle-même exigée par la protection, prioritaire, du droit fondamental à la vie et à l’intégrité physique.(…)Ce que l’on se refuse absolument à faire, c’est de s’avouer que seule l’auto-affirmation démocratique d’une Europe unie, que seul ce courage-là est à même de nous faire sortir de cette impasse postdémocratique.

J’ai adoré la façon très British d’envisager le social distancing avec culture et humour :Celebrating Anne Brontë’s 200th anniversary during lockdown.

Bref, ce fut une journée de cocooning qui a filé… et moi avec qui pour une fois finis mon blog avant 21:00. Je vous laisse avec quelques images de ma journée et des perles du jour et remets à demain ma galerie de portraits de proches!

Categories: cosmopolitan

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