Nation, Religion, Language and Memory in cosmopolitan Ukrainian identities

As you all know by now, I love traveling and meeting new people and cultures. When I announced my visit to Ukraine, my friend Kateryna immediately gave me so many tips and wanted to make me meet her friends to such an extent that I was expecting a very warm and lively encounter…

Yet, I have to admit that rarely in my life have I experienced so much sadness and “repli sur soi” as in Ukraine. Kiev was indeed certainly warm and welcoming, despite my mixed feelings mentioned in my earlier post, but I never expected the rather gloomy memories I’m bringing back from LvivKolomyia Kamyanets-Podolski or even Odessano matter how beautiful.

Let me be perfectly honest; my experience in Eastern Europe is rather limited to the over-touristic Czech Republic and the absolutely flamboyant “Kusturizic” Serbia, lovely Slovenia and exuberant Croatia…

I have thus never been confronted with populations who don’t smile back, don’t even want to exchange a few words with you nor share a few words.

Language is an issue, no doubt, but so is resentment and utter bitterness from a disillusioned society which at best struggles, not to live, “but to survive” to use the expression of Lesya, a very bright young Ukrainian woman met in Kolomyia who chose to travel as much as she could.

Our two days in Lviv with Branka, my traveling companion, were much enlightened by the unplanned encounter with my dear cousin Charlie, a travel agent who was taking a group of former French POWs and their descendants on their memorial visit to the premises they had once deeply suffered the worst humiliation and treatments.

It goes without saying that this was a blissful sojourn compared to what Jews and Tziganes experienced in their death camps and mass murders such as the horrifying burning and massacre at the Lviv Golden Rose synagogue the remains of which are poignant…

We were however able to enjoy fun and even tasty meals, visit so many glistening baroque churches that I stopped counting, and certainly get a taste of the utter religious sentiment of a vast majority of this population which is made of Greek Catholics (70%), Russian and Ukrainian Orthodox.

Compare this with a pre-WWII population made of 30% jews and 40% poles in regions which passed from Austrians to Poles to Russians for large sections of its broken history…in which the Perejaslaw Agreement (1654) occupies a fair share.

Add to this the Dombass war situation, the large contribution made to support the Ukrainian nationalists there and the almost total disappearance of foreign tourists and this bitterness is suddenly logical.

My friend Branka had wonderful memories of the third class Trans-Siberian train and she insisted to use this means of transportation despite warnings from locals who said they wouldn’t do this themselves.

Overall, I believe she was right but although she expected a lot of interaction with the locals, there was absolutely none if you except a strong smell of feet!

This isn’t to say that buses were in any way better, although I tend to prefer the smell of garlic to that of feet…but in the bus, we had to sit on our suitcases for a large part of our trip and no young people went as far as letting us use their seats, no one smiled at us and when I asked a boy to kindly turn off his phone message sound (thanks to google translate, my big time savior), the blunt answer was “Niet’… to the extent I later wondered whether the translation might have been a Ukrainian version of “voulez-vous coucher avec moi?”

Of course there were numerous exceptions to this bluntness, starting with the delightful Lesya who went literally miles to accommodate us and welcome us in the Art Café she manages in Kolomyia, ​​a village I warmly recommend to all Carpathian hikers and Easter Egg Aficionados!
And language allegiances keep switching from place to place, Russian in Kiev and Odessa, Ukrainian elsewhere…
You should also realize that despite Kolomyia being the capital of Pysanka, the Easter Egg, going there at Easter isn’t the best idea as almost everything is closed on that day. Lesya there again was instrumental as she pointed out the only restaurant open in town apart from her café. She even gave us a Paska, on behalf of herself and her mum, a librarian.

The marvels of Ukraine are too numerous to quote extensively. Don’t misunderstand me, Ukraine is a tourist free paradise with a lot of history, culture and natural beauties.

I wanted to point out how miserable this country feels and all I wish is that Lesya’s smile gets more widely shared!!!

Having said this, here are some further prooves of the unbelievable beauty of this much suffering country.


References:

Trente et un ans après la catastrophe nucléaire, rien n’est prévu pour démanteler le réacteur ukrainien

Le 26 avril 1986, le réacteur n° 4 de la centrale de Tchernobyl explosait, provoquant la plus grave catastrophe de l’histoire de l’atome civil. Trente et un an après, le risque nucléaire en Ukraine reste ” très préoccupant “, estime Michel Chouha, spécialiste de l’Europe de l’Est à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), l’établissement public français chargé de la recherche et de l’expertise dans ce domaine.

La pose, fin 2016, d’une arche géante sur le réacteur accidenté, destinée à assurer son confinement pendant cent ans, a été largement médiatisée. La situation est-elle désormais sécurisée ?

La nouvelle arche de confinement constitue une avancée très significative dans la sécurisation du vieux sarcophage – construit dans l’urgence après l’accident et très dégradé depuis – et, de manière plus générale, du site de Tchernobyl. Mais il ne faut pas en exagérer la portée. Sa construction visait trois objectifs : protéger le vieux sarcophage des agressions climatiques pour qu’il ne se dégrade pas davantage ; éviter la dispersion des matières radioactives qu’il renferme dans l’environnement ; permettre son démantèlement et l’enlèvement de toutes les matières radioactives dans des conditions optimales.

Le dernier objectif est de loin le plus important. Car le but ultime est la transformation du site de Tchernobyl, à terme, en un site ” écologique ” sûr. Or, sans le démantèlement du vieux sarcophage et l’enlèvement de toutes les matières radioactives qu’il renferme encore, ce résultat ne pourra jamais être atteint et l’arche n’aura pas rempli sa mission. Elle représente une étape, certes majeure, mais le plus important reste à réaliser et doit commencer le plus tôt possible. L’arche est conçue pour durer cent ans, mais cela ne veut nullement dire que l’on peut attendre cent ans. L’état de l’ancien sarcophage ne permet pas d’attendre. Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard.

Le réacteur accidenté contient toujours une énorme quantité de matériaux radioactifs. Existe-t-il un plan pour le démanteler ?

Au moment de l’accident, le coeur du réacteur contenait environ 200 tonnes de combustible nucléaire – uranium et plutonium -, dont près de 90 % sont encore ensevelis sous le vieux sarcophage, avec les ruines du bâtiment du réacteur (principalement des structures métalliques et du béton). Il faut y ajouter les 5 000 tonnes de matériaux divers (métaux, sable, argile, bore, etc.) qui ont été déversés sur l’installation dans les jours qui ont suivi l’accident, pour éteindre le feu et enterrer le coeur très radioactif du réacteur détruit.

A ce jour, les programmes de démantèlement du vieux sarcophage et de retrait des matières radioactives ne sont pas encore établis. Les technologies qu’il faudra mettre en oeuvre pour assurer ces opérations, qui devront se réaliser en grande partie de manière robotisée, ne sont pas non plus au point. Les politiques et les programmes à suivre devront d’abord être définis par les autorités ukrainiennes locales et nationales. Il faudra ensuite développer les outils et les méthodes appropriés, pour enfin procéder au démantèlement et à l’enlèvement de toutes les matières radioactives. Tout cela nécessitera au moins plusieurs décennies. Aujourd’hui, il n’existe même pas de stratégie arrêtée.

L’Ukraine a-t-elle les moyens scientifiques, techniques et -financiers de mener à bien un tel chantier ?

L’Ukraine est un pays de tradition scientifique et technique. Mais ses moyens sont sans commune mesure avec les défis de ce démantèlement. Les opérations à mener, de haute technicité, n’ont encore jamais été réalisées à pareille échelle. Pour ce chantier exceptionnel, l’Ukraine aura besoin d’un concours international. La tâche sera plus difficile et plus longue que la construction de l’arche, et une coopération sera nécessaire avec des pays avancés dans le domaine des hautes technologies.

Les coûts seront eux aussi très lourds. Il est très probable que l’Ukraine se retrouve dans l’incapacité de faire face seule à cet immense défi. Elle fera alors très vraisemblablement de nouveau appel à la communauté internationale pour un effort commun, comme cela a été le cas pour l’arche dont le coût, de près de 1,5 milliard d’euros, a été financé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, avec le concours d’une quarantaine de pays, principalement européens.

L’Ukraine reste un pays très nucléarisé avec, outre la centrale de Tchernobyl dont le dernier réacteur a été arrêté en 2000, quatre autres complexes atomiques de conception ancienne. La sûreté de cette filière est-elle assurée ?
Avec un parc de 15 réacteurs en exploitation, la part d’électricité d’origine nucléaire atteint environ 50 % en Ukraine, ce qui en fait l’un des cinq premiers pays au monde selon ce critère. Elle possède en outre des réacteurs de recherche, des installations d’entreposage de combustible nucléaire usé, ainsi que des installations de traitement et d’entreposage de déchets radioactifs, avec des volumes accumulés très importants. Tout cela constitue une source de risque qui exige une veille constante, pour maintenir une sûreté sans faille en toute circonstance.
Les instabilités politiques ou sociales sont, de façon générale, des facteurs défavorables. Les conditions économiques dégradées le sont tout autant. Or, depuis trois ans, l’Ukraine est en conflit ouvert avec son grand voisin, la Russie. Ce conflit, très dommageable au plan global, revêt un .

Tous ces éléments réunis rendent la situation très préoccupante. D’autant que l’exploitant a décidé de prolonger d’une vingtaine d’années la durée de fonctionnement de ces réacteurs. L’Ukraine est vraisemblablement le pays qui présente aujourd’hui le niveau de risque nucléaire le plus élevé en Europe.

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