Benjamin Barber’s most striking political analysis was written with several references to the Swiss political system which he qualifies as a “strong democracy

However, the recent votation regarding the presence of Minarets in the Swiss landscape and quiet cities certainly poses some questions as to the value of direct democracy. A recent research by Swiss academics reveals that in fact direct democracy favours the average, somehow popular, prejudiced and uneducated lower middle class. It doesn’t reveal this in such terms, this is fully my own interpretation…but here’s my notes on the paper published in Horizons, the Swiss Journal of the Swiss Research Fund,

La démocratie Directe a peu d’influence sur le degré de protection des minorités.

Pour les Suissesses et les Suisses, le fait que de nombreuses décisions politiques soient prises directement par le peuple coule de source. La population ne fait pas qu’élire ses représentants au Parlement, elle est également appelée à se prononcer sur divers projets ainsi que sur des initiatives et des référendums. Les avantages de cette démocratie directe sont souvent portés au nues. Sous un angle scientifique, il n’est toutefois pas évident que cette dernière soit vraiment meilleure et plus équitable qu’une démocratie indirecte dans laquelle le peuple délègue la marche des affaires au Parlement. Certains chercheurs estiment que les minorités pâtissent de la démocratie directe car la majorité prend toujours des décisions qui lui sont favorable lors des votations. D’autres jugent en revanche que les minorités peuvent mieux défendre leurs intérêts dans une démocratie directe. Des chercherus dirigés par Simon Hug du Département de science politique de l’Université de Genève ont étudié la question en se penchant sur les divers droits des minorités dans 52 Etats dont 22 connaissent une certaine forme de démocratie directe et 30 une démocratie indirecte.

(…)Les scientifiques (…) partaient en effet de l’idée qu’une législation restrictive ou libérale dans un pays dépendait bien plus des positions de sa population que de son système politique.

L’évaluation des données l’a confirmé. Elle a aussi montré que la démocratie directe avait une autre influence. Les chercheurs ont en effet constaté que les lois dans les Etats à démoratie directe sont plus proche de l’opinion moyenne de la population. (…)

Lorsque, sur une question, le peuple est plus favorable à une minorité que le Parlement, cela conduit à une loi plutôt plus libérale que dans une démocratie indirecte. A l’inverse, une position plus restrictive de la population amène le parlement à être moins ouvert aux minorités. Pour Simon Hug, il s’agit sans doute d’une influence indirecte: gouvernement et Parlement, en prenant les devants avec docilité tiennent davantage compte de la volonté des électeurs afin d’éviter le risque de référendum. Il exclut en revanche une influence directe du peuple. Dans les domaines étudiés, peu de lois ont en effet vu le jour par consultation populaire.
(…)
(La Suisse) ne se différencie (…) pas des Etats sans démocratie directe. Certains protègent moins les minorités, mais d’autres tout autant.

Koechlin, S. (2009). “L’épée de Damoclès du référendum.” Horizons, Le Magazine suisse de la recherche scientifique(86): 24.

Let me know if you need a translation. You’ll find the german version in changing the final f into a d in the webaddress.

I haven’t read the Diplo’s paper about the Minarets issue but you might want to do so…here’s the reference: http://www.monde-diplomatique.fr/2010/01/AMGHAR/18698