À la Recherche des Maoris (11): la cathédrale est en carton pirouette, cacahouète (Nelson-Christchurch)

Il était une petite ville,

Pirouette, cacahouète.

Il était une petite ville,

Qui avait une drôle de cathédrale .

La cathédrale est en carton,

Pirouette, cacahouète,

La cathédrale est en carton,

Les murs sont des containers.

Si un tremblement arrivait ,

Pirouette, cacahouète,

Si un tremblement arrivait,

Il perdrait toute intensité.(bis)

La dernière fois qu’il s’est montré ,

Pirouette, cacahouète,

La dernière fois qu’il s’est montré ,

Il a perdu sa crédibilité.(bis)

En 2011, je suis désolée

Pirouette, cacahouète,

En 2011, je suis désolée,

Près de 200 il a tué . (bis)

La belle ville fut toute cassée,

Pirouette, cacahouète,

La belle ville fut toute cassée,

Tous les immeubles sont tombés.(bis)

Il faut voir la réaction,

Pirouette, cacahouète,

Il faut voir la réaction

Des habitants déterminés. (bis)

Mon histoire est terminée,

Pirouette, cacahouète,

Mon histoire est terminée,

Christchurch est raccommodée ! (bis)

(Sur l’air de Pirouette Cacahouète)

Le parfum du jasmin en 2011 nous avait tellement enivrés que nous sommes passés à côté de la désolation qui a frappé durement Christchurch le 22 février 2011

Certes on en a parlé… mais cela ne s’est pas imprimé dans ma mémoire en tout cas. J’avais en arrivant à Christchurch les images du temps où je travaillais dans l’événementiel et que nous avait présentées un collègue travaillant le bureau des congrès de cette ville.

Je me souviens de ses airs de petite ville délicieuse du bout du monde où je me promettais d’aller faire un tour… Un jour !

Je vous laisse imaginer mon énorme surprise, alors que je me réjouissais de pouvoir enfin retrouver une grande ville, De découvrir l’ampleur des dégâts (et la ville est presque entièrement reconstruite à ce stade) et donc la réalité de sa destruction à 70 %.

Cela reste une ville absolument adorable avec notamment un jardin botanique largement parmi les plus beaux du mondeet je n’ai aucun doute sur le fait qu’il me faudra revisiter un jour cette ville qui m’a ému aux larmes devant sa résilience et son optimisme face a une telle adversité et qui se reflète dans les très nombreuses fresques et œuvres d’art qui égaient et animent la cité.

C’est incroyable à quel point nous sommes loin de nous préoccuper de ce courageux petit pays qui est constamment en butte aux secousses sismiques.

Le tourisme est en l’une de leurs richesses principal, il n’est pas exclu que les Néo-Zélandais eux-mêmes minimisent la portée internationale du phénomène.

Tout ce que je peux écrire à ce stade est que j’ai été très sensible à leur “narrative”, à leur humour (leur blague est d’expliquer que “contrairement aux 3 petits cochons, ce sont les structures en briques qui ont le plus souffert, la galerie d’art en verre n’a pas eu une fêlure!“) et à cette “résilience” qui est si réelle que lorsque se produisent ce qu’ils appellent des mini secousses que nous qualifierions de dramatiques, la plupart d’entre eux ne lève même plus le nez de leur journal !

La ville est à deux doigts d’une reconstruction totale mais en attendant son Musée des Beaux Arts a lui seul vaut le déplacement tant intérieurement qu’extérieurement.

en partie pour son investissement dans la culture autochtones….une culture que je retrouve plus dans les musées et panneaux officiels que dans la vie de tous les jours! Voir notamment l’histoire de Rora Hupariki Taiwa of Wairewa et du King Tāwhiao Potatau Te Wherowhero, Ngāti Mahuta (Gottfried Lindauer)

Après une balade dans la ville, sa cathédrale en carton et containers comme et son shopping , mais aussi avec la vie qui s’est parfaitement adaptée et permet d’envisager un futur plus optimiste je me suis enfuie presque littéralement ( après une longue visite et un excellent dîner au Twenty Seven Steps…merci Carène!) et ai préféré aller me balader dans la magnifique baie autour d’Akaroa, un charmant village (très touristique !) fondé par des français qui avaient bien failli remplacer les “maudits Anglais” sur ce coin de paradis (“manque de bol”, me dit la charmante restauratrice du Ratatouille, ils ont rédigé mais pas signé le traité avec le chef Maori, rendant le document caduque… ballot, non? )

c’est donc sur une note un peu mélancolique mais enchantée de mes découvertes que je conclus cette étape à Christchurch.

Références :

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