À la Recherche des Maoris (15): A la croisée des chemins (Franz Josef -Greymouth )

This is God’s Country, don’t race through it like Hell! (Pukekura Website)

I could go for another walk till the ocean breakwaters… but I prefer to tell you (in French) about my Greymouth experience. I’ll be happy to translate if google doesn’t!

Me voilà assise dans un café très sympa au bord du fleuve qui mène à l’embouchure de l’océan dans la petite ville de Greymouth (prononcer comme Bouche Grise!).

Dans quelques heures, je prendrai le transalpin qui me ramènera pour une nuit à Christchurch.

Demain sera la fin officielle de mon séjour Nouvelle-Zélande même si j’y retourne à d’autres moments pour aller vers d’autres aventures durant ce voyage extraordinaire. Je réalise (et vous recommande de le faire) que j’aurais dû louer un pied-à-terre à Auckland et circuler à partir de là un peu partout dans cette région hors du commun!

Toujours est-il que ceci était ma dernière étape vers l’inconnu néo-zélandais (puisque je reviens vers Christchurch puis Auckland) et à vrai dire, après l’émerveillement de ma visite à Franz Josef, je m’attendais à un anticlimax à Greymouth…

Et mis à part l’accueil particulièrement chaleureux de mes hôtes Alain (prononcer Elaine) et Alan, je suis arrivée sous une pluie battante et froide, dans une ville quasi déserte balayée par le Barber, un vent qui fait figurer le mistral au rang de zéphyr…il doit son nom au fait qu’il est réputé arracher les barbes!!!

C’était évidemment compter dans mon hôte qui m’avait organisé mon après-midi en me suggérant une visite à la Brasserie Monteiths que j’ai eu du mal à trouver dans cette cité aux allures fantomatiques…

Pour arriver à Greymouth, j’avais à nouveau pris le car en compagnie de mes nouvelles copines Philipino-Neozealandaises comme la veille!

Le trajet comme toujours fut parsemé d’arrêts et de perspectives magnifiques.

Le long de routes ourlées de fougères multicolores et de paysages à couper le souffle…

À Pukekura que j’adorerais revisiter, je suis notamment passée devant le centre des Bushmen, tenu paraît-il par Pete, un authentique aventurier politiquement incorrect au possible et où rien de ce qui est dangereux et authentiquement West Coast n’est interdit

L’un des plus sympathiques arrêts fut sans nulle doute la charmante Hokitika au point que j’y suis retournée le lendemain visiter le centre de jade (Punamu en Maori) tenu par le clan Maori Putini Ngāi Tahu seul habilité à exploiter la rivière où on trouve cette pierre très prisée. Cette prérogative ne va pas sans engendrer des tensions avec les centres non-Maoris mais je dois dire qu’après avoir visité le Waewae Pounamu centre, regarder les autres jades n’avait pas la même saveur d’authenticité

À mon arrivée à Greymouth m’attendait Allan, mon hôte qui allait vite devenir un ami!

Allan est Australien et il a épousé une Maori descendante d’un très grand chef signataire du traité de Waitangi et fondateur du clan des Poutini. J’en reparlerai plus tard dans le papier mais suis sure que nous resterons en contact car outre ses origines elle travaille dans des domaines connexes à la problématique Maori.

Sur un autre site touristique j’ai rencontré un petit couple adorable d’anglais dans la vingtaine. Cela fait un an qu’ils concilient tourisme et travail en vivant dans une voiture qu’ils ont arrangée pour pouvoir dormir dedans…

À Hokitika j’ai rencontré un couple de retraités anglais prêts à m’emmener visiter leur ville pour me la faire découvrir…

Et au Musée d’Hokitika je suis tombée sur Cheryl, ancienne prof de français qui a vécu à Londres avant de revenir sur sa terre natale.

Elle a cessé d’enseigner il y a 5 ans faute d’élèves qui désormais se tournent vers d’autres langues pour leurs humanités

Et alors que j’essayais de boucler ce papier j’ai eu une conversation vraiment formidable avec des 3 anglais absolument charmants, Carol, Brian et Graham…et un véritable crocodile Dundee, Paul, un artiste Australien bourru légèrement vexé de ne pas arriver à me terroriser intellectuellement. Il ne figure pas sur les photos d’ailleurs !

Mais revenons à mes visites…

Dès qu’il a fait meilleur j’ai pu admirer cette petite ville-carrefour cosmopolite à l’architecture rappelant son passé glorieux de la ruée vers l’or, même si c’est à son charbon et à ses ressources forestières qu’elle doit sa fortune au point que la Reine d’Angleterre a dormi là bas autour de Noël 1953, dans cet hôtel qui s’apprête à être démoli.

Parmi les curiosités de cette ville souvent la proie d’inondations et de tremblements de terre, le lot de tout ce « large land uplifted high » (Abel Tasman) il y a l’ancien pont de bois, le pont qui sert aux voitures et aux trains, la cloche d’une église détruite et reconstruite pour devenir l’icône touristique de Greymouth , sa brasserie Monteiths témoin d’un attachement viscéral à cette boisson au point d’avoir suscité un boycott et la création de clubs pour les ouvriers mineurs … lequel vient de fermer définitivement faute d’ouvriers pour le fréquenter. Si ça vous intéresse, je développerai!

À Hokitika, outre ma visite à un couple de Kiwis vraiment remuant et sympathique, j’ai visité le Musée fort instructif, en particulier sur le Whitebait, sorte de « Caviar » local évoqué dans un précédent papier. J’ai aussi profité de leur très belle plage…par tous les temps en quelques minutes!

Et alors que je me trouvais dans une région où aucun signe ne rappelle la langue maori, j’en ai beaucoup plus appris sur la culture que partout ailleurs dans mon voyage. En effet, le hasard a fait que je séjournais chez une descendante du fondateur des Ngāi Tahu Poutini, le grand chef Maori et grâce à elle, j’ai pu obtenir une mine d’informations sur le rapport étroit entre les Maoris de la région et le jade. j’ai appris que les Maoris de la côte ouest ont pratiquement perdu leur langue mais cherchent à se la réapproprier et à quel point la lutte est difficile dans une famille qui très tôt a connu les mariages mixtes et d’ailleurs le Marae (centre communautaire) auquel elle est rattachée est à Christchurch, elle m’a montré ses magnifiques Pounamus et…À la fin de mon séjour elle m’en a même offert un magnifique qui vient rejoindre les objets précieux de mon voyage exceptionnel, avec mon petit ange de Tonga laissé en dépôt chez Sylvie à Nelson

Ce voyage m’a réservé de nombreuses rencontres inestimables par leur chaleur et leur humanité. Venant de notre merveilleuse Europe bien malade et en entendant les insanités d’un dingue en Amérique, je vous assure que je trouve dans la douceur de ces rapports tout simplement humains un grand réconfort et une foi retrouvée dans nos valeurs.

Ka Kite,

Références

”feel the grit and stone of community founded on gold and built on coal “ (Contact Andy@storyteller.net.au)

  • on Haka 11-12: “The nature of Haka

When asked to define the Haka, most people will identify it as a war dance. This is because most contemporary non-Māori have in mind a picture of the Haka “Ka Mate!” performed by the all blacks and other sports teams, with its sense of aggression.

Alan Armstrong, a Pākehā who mastered the Māori language and then went on to write about the Māori and their songs and Haka, described the essence of Haka as:

Oh composition played by many instruments. Hands, feet, legs, buddy, voice, tongue, and eyes all play their part in blending together to convey in their fullness the challenge, welcome, exultation, defiance or contempt of the words »(Armstrong A 1964, Maori Games and Hakas, AH&AW Reed, Wellington, p.3

In his writings on Māori music, Johannes C Andersen noted that:

The Haka was intended not only to intimidate the enemy but also to work up the performer to the pitch of excitement necessary to enable him to ‘go over the top’

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