Exhibitions at cosmopolitan crossroads

As I write these lines, I’m busy packing and sorting the essential from the trivial. However I believe it’s high time I addressed the main purpose of this blog, my conviction that our world is cosmopolitan in the sense that men always moved, even the indigenous ones, met and cross fertilized the various cultures in presence.

None of the attempts to eradicate a group of people ever succeeded if we are still remembering those who were the victims of bigotry or intolerant disrespect.

Even the Beothuks survived in our memories, our literature and your genes, let alone the Neanderthal part of ourselves….

Sometimes symbols of power retain the ties with our past such as Joyeuse, Emperor Charlemagne’s sword, which survived in alongside Henri IV, Louis the XIV and Emmanuel Macron (whereas neither Sarkozy nor Hollande were mentioned), in the Chanson de Roland and at the Louvre

Sometimes names vanish, such as this Maître d’Amiens who was probably Dutch as were all these genius masters the new research from art experts at the Louvre has helped uncover!

Les plus connus d’entre ces artistes du Nord actifs en France sous son règne, Jean Clouet et Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon se spécialisèrent dans le  portrait. Mais tant à Paris que dans les foyers normands, picards, champenois et bourguignons, s’est largement épanouie, dans l’art du manuscrit enluminé et dans la peinture religieuse principalement, une vague d’influences septentrionales – anversoises, bruxelloises, leydoises, haarlémoises – que les recherches  récentes ont peu à peu révélées en ressuscitant des artistes injustement tombés dans l’oubli. Godefroy le Batave, Noël Bellemare, Grégoire Guérard, Bartholomeus Pons, et d’autres encore anonymes et non moins talentueux, qui se sont illustrés dans des techniques aussi diverses que l’enluminure, la peinture, le vitrail, la tapisserie, la sculpture. Le roi acheta par ailleurs abondamment des tapisseries, des pièces d’orfèvrerie et des tableaux flamands.

This exhibition not only allows medieval and Renaissance aficionados such as myself to discover masterpieces and new museums but gives an extent of the wealth cosmopolitanism helped creating when the Dutch Masters found in France a way to develop their unique talent!

Another extraordinary example of this cosmopolitan view of our world is the remarkable overview of 2000 years of Christianity on its very birthplace where it is now but a mere vanishing yet significant minority!

The Institut du Monde Arabe, which under the leadership of inventive Jack Lang gets ever more challenging events such as described in my post-scriptum on Haiti, on my March 2013 entry regarding Gilles Kepel, but certainly never more so than in the present exhibition on Oriental Christians: 2000 Years of History

Artefacts dating as far back as the 2nd century AD but mostly the 6th century allow us to admire what will be the basis of what we call the Byzantine style I fell in love with in Turkey but more so since my Serbian and Kosovo visits

Thisletter from the Divan at the Renaissance makes John Hancock a miniaturist by the way….and it certainly allows me for a smooth transition to another exceptional exhibition at the Martin Bodmer Foundation on Translation (click here for a visit!)…in parallel with another one on …Jazz! If I ever wished for more cosmopolitanism I couldn’t have asked for more!!!!

Martin Bodmer a construit sa collection, l’une des bibliothèques privées les plus riches au monde, autour de l’idée de Welt-Literatur. La traduction est au fondement de cette idée même. Il construit sa collection autour de 5 piliers qui sont autant d’aventures de traduction : Homère, La Bible, Dante, Shakespeare et Goethe. Les traductions d’Homère par exemple incarnent toutes les étapes de l’histoire de la notion même de traduction. On s’étripe autour des traductions de la Bible, entre la vulgate de Saint Jérôme et la Réforme de Luther, et elles font exister les langues que nous parlons. Dante fait écho à Virgile, lui-même écho d’Homère : les routes de la traduction sont les routes de la culture. Des trésors de papyri, de manuscrits, d’incunables sont déployés, souvent pour la première fois.

Les routes de la traduction sont aussi les routes du pouvoir – grec, latin, arabe, vernaculaires. C’est de politique qu’il s’agit avec la pratique des traducteurs, un savoir-faire avec les différences qui accueille la langue de l’autre et se transforme en retour. La Suisse, Genève sont des Babel qui parlent quotidiennement plus d’une langue – à moins que ne triomphe une seule, plus pauvre, l’anglais mondialisé…

Cette exposition étonnante rend sensible la différence des langues comme autant de points de vue sur le monde. Elle en joue, avec Goethe et Diderot ou avec Tintin et Heidi, elle met en scène la diversité, celle des idiotismes ou celle des langues des signes.

Et si la traduction n’était pas tant une copie qu’une réinvention ?

(Description by the Foundation’s curators)

I adored this exhibition staging starting from the outside p

And inside out

Admired the precious books which make this collection worth a visit to Geneva for any bookworm!

And marveled at the universality of its themes

Enjoy as I did this Nurit Aviv film on sign languages first shown at the Marseille MUCEM

I like to end this exhibitions report on this picture of Malintzin (?1502-1529?), knowed by Conquistadors as Cortes’ wife Doña Marina. A Nahuatl native born in Tehuantepec who served as interpreter between Nahuatl, Maya and Spanish!

However let me add a musical …note with the other Bodmer exhibition on Jazz:

L’aventure du jazz a profondément rythmé la vie artistique et littéraire du XXe siècle. L’exposition renoue le dialogue engagé entre écrivains et musiciens autour de cette mémoire partagée. Source vive offerte à l’inspiration de Beckett, Butor, Cendrars, Cocteau, Kerouac, Vian, Soupault, Reverdy, parmi tant d’autres, le jazz va conquérir une évidence classique au fil du temps.

Ainsi peut-on commémorer le centenaire du Siècle du jazz marqué par plusieurs événements d’importance : à New York, a lieu le premier enregistrement d’un orchestre de jazz. En Europe, le rythme des ragtimes débarque avec les troupes américaines. À la Nouvelle-Orléans, berceau de la musique noire, la fermeture du “quartier réservé” engendre la diaspora des premiers jazzmen vers le nord. Enfin, Darius Milhaud, jeune musicien d’avant-garde, compose L’Homme et son désir sur un argument de Paul Claudel pour un ballet aux rythmes afro-américains (on pourra découvrir la partition autographe).

Dans les vitrines, trônent en bonne place le Jazz (1947) de Matisse, le roman mythique de Boris Vian, L’Écume des jours, ou Negro-Anthology (1934) de Nancy Cunard : premier manifeste militant pour la culture afro-américaine (où le jazz n’est pas en reste).

Documents inédits, enregistrements, films, viennent étayer le parcours thématique : occasion de (re)découvrir les chefs-d’œuvre de l’époque ainsi que les meilleures interprétations de Louis Armstrong, Duke Ellington ou Charlie Parker, grâce à un dispositif original de “douches sonores” installé pour l’exposition. (Description by the Foundation’s curators).

And since it’s definitely a musical conclusion let me share my last musical “coup de cœur” with magic Depardieu‘sperformanceof Barbara’s songs at the Cirque d’Hiver. Click here for a YouTube sample of pure talent, friendship…prepare for ecstasy❤️❤️❤️❤️❤️!
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